@quen_tin
Je répond à votre message commençant par "je suis d’accord qu’un échange profite a toutes les parties…". Ce profit ressentit par les deux parties, par l’acheteur et par le vendeur, constitue une double création de valeur, une double création de richesse, un "gain pour l’humanité" comme disait justement, au 17eme siècle, le philosophe Condillac.
Oui, celui qui possède un plus grand capital gagnera plus que celui qui possède un capital plus petit. Vous trouvez cela "injuste". Mais votre n’avez aucune théorie de Droit qui vous permet d’asseoir ce sentiment d’injustice. Un système de Droit considérant qu’un individu plus riche pourrait valablement être vu comme une injustice par celui qui possède moins serait fondé sur un pure principe de haine, d’envie, de jalousie. Il ne peut pas être cohérent. C’est à dire que ce fondement de la haine d’un plus riche que soi ne peut pas former un système juridique cohérent.
L’inégalité du patrimoine n’est pas, en soi, une injustice. L’inégalité des revenus n’est pas, en soi, une injustice. Une prétendue "tension sociale" qui serait fondée sur une inégalité ne serait pas acceptable dans une société de Droit.
Vous revenez encore sur la question du prétendu "rapport de force" dans un échange marchand. Un tel "rapport de force" n’existe pas dans un échange marchand. Il ne peut pas exister. Le seul détenteur de la force est l’Etat. Le commerçant propose ses produits sans exercer de contrainte physique ou morale sur son client. La salarié vend son temps de travail à l’employeur sans exercer de contrainte physique sur son employeur.
Vous dites que 10 euros auraient plus de valeur, auraient plus d’utilité, pour un pauvre que pour un millionnaire. Il est impossible de comparer valablement les utilités entre deux individus. Votre comparaison est donc mal fondée. Vous ne pouvez rien affirmer, a priori, sur cette pseudo-comparaison d’utilités entre ces deux personnages.
Votre raisonnement économique et juridique fondé sur votre concept de "liberté positive" est incohérent juridiquement. Il est inexact en ce qui concerne les principes de l’économie.