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blurpy 14 mai 2010 07:10

Réponse de Danielle Porte : Réponses aux questions posées par le colonel Mourey.

« Pourquoi refusez-vous de voir le contour ovale de l’ancienne 
muraille oppidumique avec sa citadelle… » « Pourquoi ne voulez-vous 
pas voir le fossé décrit par César dans le fossé mis au jour par les 
archéologues de Napoléon III en avant et au pied de l’oppidum, d’une 
rivière à l’autre ? »

Si le rempart d’Alise avait réellement existé, il me semble que les 
défenseurs d’Alise s’en réjouiraient, tandis qu’ils déplorent encore 
de n’avoir à se mettre sous la dent que quelques mètres de murus 
gallicus (à supposer même qu’il soit « gallicus » : F. Creuzenet, 
Historia, 77, 2002, établit que les deux tronçons de murus « gallicus 
 » sont en fait gallo-romains, et que le troisième remonte à l’Âge du 
Bronze).

Ce murus gallicus est typique des villes du IIème av. J.-C., tandis 
que les remparts d’Alésia « métropole religieuse de toute la Celtique 
 » selon Diodore de Sicile (4, 19, 1-2) doivent remonter à l’époque 
d’Hercule, i.e. aux siècles de la guerre de Troie, et ressembler aux 
murs des villes grecques archaïques, Tirynthe, Argos, Mycènes ; être, 
donc, constitués de dalles cyclopéennes.

Pour ce qui est du « grand fossé d’arrêt » de Napoléon III, il est 
situé à une distance variable du reste des retranchements (partout à 
plus de 600 m) alors que selon César il doit être à 120 m (400 pieds), 
distance conforme à ce qu’implique la portée des machines de guerre 
romaines. Pour minimiser l’écart entre la réalité d’Alise et les 
chiffres de César, on a transformé les 400 pieds (400 fois 29,6 cm) en 
400 pas (400 fois 148 cm). Mais c’est une correction moderne ad locum, 
faite en désespoir de cause.



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