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Surya 30 juin 2010 15:32
Surya

Bonjour Alex,

Je suis d’accord avec l’idée que cet examen (que je n’ai pas eu à passer puisque le « BEPC » avait avait été supprimé à mon époque, ne sert pas à grand chose, sauf peut être en effet à se préparer psychologiquement au bac pour ne pas arriver trop stressés, et encore, puisqu’on laisse entendre aux élèves que ce n’est pas lui le véritable enjeu, mais bien le bac.
En général, ces examens à passer sont une source incroyable de stress selon moi totalement inutile. En plus, il suffit d’avoir la malchance de tomber malade le jour du bac et ne pas pouvoir y aller pour être obligé de tout recommencer. Les diplômes devraient être accordés à la fin de l’année sur la base de l’assiduité aux cours d’une part, et du contrôle continu d’autre part. Avec peut être, là d’accord, un « examen » pour rattraper les élèves dont les notes ont été insuffisantes. Après tout, c’est comme ça que ça fonctionne à la fac, contrôle continu, et si ratage alors examen d’octobre, et ça fonctionne très bien. En plus ça responsabilise les élèves et les motive pour assister à tous les cours.
Je ne suis pas d’accord par contre avec l’idée de hiérarchiser les matières, par un système de coefficient ou autre. Cette idée se défend très bien, mais je suis personnellement contre. Une des idées de l’éducation à Summerhill était (et doit toujours être, j’imagine) que chaque enfant est doué pour quelque chose. Chacun doit trouver sa voie, sa vocation, puisqu’à la base elle est bien là, et ne demande qu’à s’exprimer. Donc, il n’y a pas de matières plus importante que d’autres, et toutes doivent être mises sur le même plan. A force de sur-valoriser les maths (surtout) et le français, et reléguer d’autres matières, comme la musique, la géographie, le dessin..., au second plan, on met d’emblée en situation d’échec de nombreux gamins qui sont excellents en autre chose, mais ne parviennent pas à développer leur potentiel parce qu’on ne tient aucun compte de leur personnalité et qu’ils se sentent dévalorisés.
C’est vrai que ce gâchis de papier est vraiment dommage en ces temps d’économie (petite parenthèse, ça me fait penser qu’on nous culpabilise à fond en nous demandant d’économiser l’eau de notre vie de tous les jours en même temps que fonctionnent à plein régime les fontaines des grandes eaux de Versailles...), mais finalement ça ne me semble pas si grave comparé aux changements profonds qu’on aurait besoin de faire dans le système éducatif lui même.



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