@Tikhomir
@ Tikhomir
Aux Etats-Unis, se dire socialiste (encore plus communiste) est un gros mot qui jette le froid dans les conversations. Pourquoi en France, le mot féminisme fait-il si peur ? A quelles images renvoie-t-il ?
Je m’affirme en tant que femme et féministe. Cela vous gêne ? Pourquoi ? Je ne me sens pas victime et appeler un chat, un chat n’est pas de l’agressivité.
C’est un mouvement (même s’il recouvre une infinité de courants) qui existe. Il n’a pas encore trop fait de victimes collatérales. Si les gens réagissent comme vous le faites, c’est justement parce qu’on a peur d’en parler, par désinformation, par propagande. Cela fait partie de notre histoire comme le socialisme (et je souviens d’une époque où l’on avait honte de se dire socialiste), l’impressionnisme, le maoïsme, le cégétisme, l’écologisme,etc.
De nombreux mouvements comme le syndicalisme se sont créés pour tenter d’améliorer la condition d’hommes et de femmes. Ils agissent plus ou moins violemment lorsqu’une situation d’inégalité et d’injustice entre deux groupes perdurent. Vous ne pouvez nier que les femmes n’ont pas eu les mêmes droits que la majorité des hommes (même chose chez les hommes et ils ont fait la révolution pour améliorer leur sort). L’enseignement, le vote, la représentation dans les corps constituée sont relativement récents. Le Code Napoléon avait bien infantilisé les femmes qui ne pouvaient s’administrer. J’imagine que vous ne trouvez pas cela normal. Les exemples sont infinis.
Les réajustement obtenus se sont fait à partir des actions des différents mouvements féministes impliquant femmes et hommes. C’est un progrès énorme dont bénéficie nombre de personnes dans nos démocraties. Vos filles peuvent étudier la médecine, peuvent s’engager poliquement, si elles le veulent, conduire, voyager. (certaines ne peuvent même pas dans certains pays). Est-ce avoir trop demandé ?
Un syndicaliste (ouvrier, cadre) qui a obtenu des améliorations de condition ne va pas pour autant baisser les bras. Il va être attentif à rester mobiliser afin de garder ses acquis. Il n’aura pas honte de se dire syndicaliste et s’il demande une augmentation de salaire ou une amélioration des ses conditions de travail, on ne va pas lui dire qu’il pleurniche ! qu’il se considère une vicitime !!
Le féminisme est une forme de syndicalisme. Rien de contagieux ni honteux.
Il y a de la place pour les féministes femmes et hommes et ils peuvent apporter une autre façon de voir, de penser.