Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous dites. Je suis historien de formation et suis bien placé pour vous en parler même si la période qui vous intéresse n’est pas du tout dans mon domaine de compétence.
L’Histoire universitaire fonctionne comme toutes les sciences. Elle est faite de thèses qui dominent pendant un temps, sont ensuite nuancées ou invalidées et remplacées par d’autres, il n’existe pas de dogmes indépassables.
Vous étudiez une période pour laquelle les connaissances sont extrèmement parcellaires, les sources écrites rarissimes et l’archéologie essentielle mais avec aussi ses limites.
Personne n’a une vision très précise de la société gauloise, cela est certain mais il y a des visions plus crédibles que d’autres.
Vous n’avez pas de contradicteurs parce que vous êtes au mauvais endroit. Vous n’êtes pas dans les circuits universitaires et les rares commentateurs un peu au courant de l’affaire qui ont tenté de débattre sont à chaque fois repartis effarés parce que, ni vous ni Mourey ne maîtrisez les us et coutumes du débat universitaire entre historiens.
Et puis, il y a le problème du contenu. On ne peut pas tenir des propos iconoclastes sans une très solide argumentation. Il faut d’abord maîtriser parfaitement l’historiographie du sujet, c’est-à-dire l’histoire de l’histoire du sujet et partir des thèses dominantes afin de les critiquer avant de proposer une interprétation nouvelle. Parler des gaulois uniquement à partir de la guerre des Gaules et de sa « logique militaire » ne laisse aucune chance d’être entendu.
Il y a tout de même quelques centaines de personnes en France qui étudient cette période. Certains sont universitaires mais il existe aussi beaucoup d’érudits locaux qui animent des sociétés historiques, sont parfois en relation avec des professionnels. Plutôt que tourner en rond et ressasser, il serait plus utile et agréable pour vous de rencontrer ces gens, de fréquenter des séminaires, en somme de vous trouver une meilleure compagnie plus stimulante.