De façon générale, les jugements à l’emporte-pièce sont rarement exacts.
Et dans ce cas particulier, traiter le Zimbabwe de « pays bidon » avec en plus - tout au moins je le soupçonne - la plus grande méconnaissance du terrain me parait pour le moins exagéré.
Ne croyez pas que les cadres y compris hauts fonctionnaires et y compris Shonas soient aveugles.
Je ne les citerai certainement pas pour des raisons évidentes. Mais ils savent que système politique en place empêche les choses de fonctionner. Mais au grand jamais cela ne permet de dire que le pays est « bidon » en faisant fi de ce qui fonctionne encore, et surtout des gens qui restent en se battant pendant ces mauvais jours pour que le pays ne disparaisse pas. La plupart de ceux qui sont restés au pays sont dans état désespéré qui fait qu’ils ne peuvent survivre qu’en violant la loi, surtout l’imbécilité suicidaire du taux de change fixe qui enrichit certains de façon éhontée en faisant mourir de faim certains autres.
Mais au grand jamais cela ne rend le pays bidon.
Et si je m’insurge contre ce terme, c’est parce qu’à l’utiliser dans un certain cadre, les lecteurs ne s’en rendent pas obligatoirement compte et répandent l’information fausse d’un « pays bidon » qui ne l’est pas : c’est un pays magnifique, qui possède de grandes richesses et a un grand potentiel, y compris agricole, touristique et industriel