Puissé-je me tromper mais le déballage des origines populaires des lieutenants de Sarkozy, me semble un reproche caché et pour le moins l’expression d’une nostalgie pseudo-intellectuelle. Ceci me choque profondément. Cette intervention est vile même si elle s’abrite derrière Todd.
J’ignore les origines d’Eric et son cursus mais ce relent de mépris, associé à la notion de prestige, assume mal l’esprit républicain censé protéger notre démocratie. L’exposé est révélateur des complexes de son auteur et de la haute moralité qui le régit.
Si l’article 1 de notre Constitution dispose que la République assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens n’importe leur origine, assurément Eric distingue la valeur des citoyens selon leurs diplômes. Pour autant que je sache : les urnes ne font pas la différence entre un certificat d’études et un major de Polytechnique ou de l’ENA.
Monsieur Depardieu, que je n’apprécie pas, est ce qu’il est, il s’exprime comme il lui plait, il est responsable de ces actes et indélicatesses. Il les assume.
On ne saurait lui reprocher sa spontanéité, ses origines et son Q.I. Ils sont autant de circonstances atténuantes qui aident à le comprendre et le situer.
Quand, sautant d’un personnage à l’autre, Eric glisse sur la Hongrie voire la Turquie pour s’en prendre aux origines de Sarkozy, il n’améliore pas son décollage…
La seule période bonhomme de son billet, est sa conclusion. Elle n’excuse pas pour autant le corps du texte qui instrumentalise Depardieu pour, telle une limace, baver sur les serviteurs du Président sortant. .