MdeP @ francis
La conscience commune à tout le vivant consiste, pour lui, à trouver la bonne particule pour fonctionner. Pour fabriquer son énergie artificielle (donc) qui lui permette de se mouvoir, en générant du bruit, mais surtout du temps.
En tant qu’anesthésiste, c’est vous qui modifiez cette conscience en utilisant une autre molécule. Et même qui la modulez comme vous le dites vous-même : « si je pousse trop l’anesthésie, l’ECG devient plat petit à petit et si je vais encore plus loin à l’aide des drogues injectées, je peux obtenir un ECG complètement plat ». Avec un ECG plat, en modulant, en poussant trop loin, vous avez remonté puis stoppé le temps du vivant (votre patient). L’arrêt du temps du vivant correspond à l’état de mort.
La question qui se pose pour vous est de savoir s’il y a quelque chose au-delà puisque vous êtes positionné sur cette frontière entre la vie et la mort. Et qu’il vous est possible de « fournir le ticket retour ». Mon expérience de 1986 sur le terrain, si je puis dire sans rancune, m’amène à vous le répéter : y’a rien, que dalle.