On ne peut pas continuer à flouter la frontière entre éducation et instruction. L’école publique dispense l’instruction. Un enfant autiste a, d’abord, besoin d’être éduqué. Et l’on ne peut pas rompre l’égalité dans l’accès à l’instruction des enfants d’une classe en la détournant pour le « bénéfice » d’un seul. L’école publique rencontre actuellement d’énormes difficultés déjà avec son lot de « sauvageons » qui ont aussi besoin d’être éduqués en priorité pour pouvoir recevoir l’instruction qu’ils refusent.
Concernant l’autisme, on parle de la 29 ème semaine du foetus, de neurones miroirs, d’asymétrie du cerveau qui n’y est pas. L’autiste fonctionne sur un autre cerveau. Et tous les autistes ne sont pas atteints au même degré. Il faut « juste » mettre en place un enseignement qui leur soit spécifique. L’école publique dispense l’instruction par classe d’âge. L’école pour les enfants autistes pourrait dispenser une éducation par degré d’appréhension. Il aurait l’avantage de n’en laisser aucun sur le bord de la route : un enfant autiste n’est pas handicapé, il fonctionne autrement.