Ca m’énerve cette expression « découvrir son homosexualité ». Comme s’il existait un état normal « hétéro » et que des fois, non, on est (ou on nait ) « homo ». C’est n’importe quoi.
« Ajourd’hui, paf ! J’ai découvert mon homosexualité, je vais rejoindre la joyeuse communauté gay ». ou encore « Aujourd’hui j’ai décidé d’assumer ma pédophilie et ma polygamie, je vais aller vire en Arabie Saoudite ». On ne va pas se découvrir ceci ou celà au moindre fantasme qui nous émoustille ou au moindre jeu sexuel, on n’a pas finit de se coller des étiquettes et de fabriquer des communautés.
Au temps des Grecs anciens, tout le monde était « homo ». C’est peut être pour ça qu’ils ont découvert les mathématiques, la géométrie et la philosophie, au lieu de chercher à découvrir si oui ou non ils aimaient les hommes ou les femmes.
On ne nait pas ceci ou celà.
C’est la culture qui fixe les limites de la norme sociale. Il n’y a rien à « découvrir » : Quand une main vous astique le manche ou vous chatouille le minou, c’est bon. Peu importe si c’est un homme ou une femme qui le fait. Et ce n’est pas parcequ’on essaye une ou deux fois la lingerie de maman que l’on « découvre sa nature féminine » et qu’on va illico se faire opérer.