Par Alinea (---.---.---.67) 7
août 22:03
Dommage que vous ne soyez
pas allée plus loin dans « l’abominable pyramide sociale »,
mais peut-être prendrez-vous le temps de le faire un jour, à moins
que votre foi s’y refuse ? Vous y trouveriez les raisons pour
lesquelles je ne puis être d’accord avec vos conclusions.
1° Je pense comme vous
que la pyramide sociale pourrait bien s’écrouler ; mais le jour où
elle s’écroulera, comme vous le prédites, c’est l’humanité
entière qui sombrera, au plus près de l’inexistence sociale,
atteignant l’objectif de certains, d’un nivellement absolu par le
bas. Ce qui restera alors de cette humanité sera une fourmilière où
tous les individus auront même niveau en toutes choses, de leurs
talents à leur situation matérielle, en passant peut-être même
par leur sexe, leur taille et leurs autres caractéristiques physiques, la science aidant. Le
« meilleur des mondes » en mieux, en quelque sorte. Reste à
savoir qui dirigera ce nouvel ordre et comment.
2° la pyramide sociale a
toujours existée et particulièrement dans les exemples que vous
citez : Pas de pyramide plus construite que celle du clergé, avec un
Pape à son sommet et tous ses niveaux intermédiaires, jusqu’aux
ouailles. Pour la noblesse, que faites-vous du roi dominant la
hiérarchie des princes, ducs, comtes, barons, membres du ban et de
l’arrière-ban et autres vassaux, jusqu’aux derniers de sujets ? Et
enfin pour le Tiers Etat, reliquat sociétal d’alors, plus difficile
à classer, les catégories hiérarchisées ne manquaient pas non
plus pour définir autant de pyramides se rangeant au sein de sa
pyramide générale. Restait, comme de nos jours, la plèbe, base de
moins en moins identifiable de la grande pyramide, sociale.
3° Comme j’ai déjà eu
l’occasion de l’exprimer ici-même, paraboliquement mais non moins
naturellement Adam, Eve, Abel et Caïn ont été les fondateurs, sous
l’égide de Dieu, de la pyramide sociale dont est issue celle dans
laquelle nous existons aujourd’hui, avec quelques privilégiés à
son sommet et l’immense cohorte des moins favorisés grossissant
jusqu’aux miséreux proliférant à sa base