Les témoignages sont plus convaicants que les fantasmes auxquels certains aiment croire....
« »« »« »« »On entendait des bombardements continus et lointains dans la Ghouta-Est [une zone agricole en bordure orientale de Damas]. A trois heures du matin, une roquette a explosé près de notre hôpital de campagne. Les gens se sont mis à courir dans la rue et à crier « chimique, chimique ». Certains gisaient au sol, inanimés. Des personnes tiraient les corps de leurs proches hors des immeubles. J’ai vu un père qui tirait ses trois enfants", raconte d’une voix éteinte le Dr Ahmed (le nom a été changé), joint par Skype. Une première expérience traumatisante pour ce médecin qui, depuis sept mois, donne un coup de main à différents hôpitaux de la Ghouta.
Dans la nuit du mercredi 21 août, il était venu en renfort d’une petite équipe de six permanents, des étudiants en
médecine pour la plupart, d’un
centre médical clandestin du quartier de Zamalka. Malgré l’afflux de volontaires, ils ont rapidement été débordés par le nombre de victimes. Son récit recoupe les
vidéos et les témoignages de dizaines de médecins et de militants qui ont dit
avoir été témoins, mercredi 21 août aux premières heures, d’attaques à l’arme chimique dans des faubourgs est et ouest de Damas.« »« »« »« »« »« »« »