Bien que notre discussion nous éloigne quelque peu du sujet de l’article, je note que nous sommes effectivement d’accord sur la nature et l’origine des maux qui frappe l’espèce humaine et dont la surpopulation est devenu l’aspect majeur (dans l’impavidité du plus grand nombre), à une différence près mais qui est de taille, concernant l’hérédité.
« Il appartient donc aux êtres humains de vouloir et penser l’économie en fonction de leurs attentes sociales où les produits doivent répondre aux besoins matériels pour atteindre nos objectifs communs et personnel. »
A condition d’admettre que ces attentes s’expriment dans des limites imposées à l’espèce par une nature faite d’inégalités, même si ces dernières sont aggravées par la cupidité et l’égoïsme récurrents des hommes (traits de caractère aux demeurant aussi répandus que naturels et ataviques). En occident comme ailleurs, dans les pays développés comme dans les autres, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, faite d’inégalités. De la même manière que les riches y sont moins nombreux que les pauvres, l’exception s’y distingue de la généralité ; le pouvoir du peuple, la force de la faiblesse, l’intelligence de la sottise, le savoir de l’ignorance, le talent de la banalité, etc. ; dans tous leurs aspects. Et plus les richesses augmentent – qu’elles soient d’ordre matériel ou immatériel –, plus s’accroît l’écart entre le sommet d’une pyramide sociale qui n’a pas d’autres limites que l’ambition et les capacités de la planète et une base, inamovible, reposant sur la pauvreté absolue et l’indignité, dernier état de la condition humaine.
Du simple fait de cette relativité, l’éradication de la pauvreté relève d’une utopie absolue. Les pauvres n’existent que par les riches et réciproquement. Nous sommes tous le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que soi. Et l’ambition, le talent de quelques-uns, ainsi que leur richesse telle qu’elle peut en résulter, sont la source de la richesse de tous, quelles que soient les conditions de son partage.
Quant à la réduction – et non l’éradication – des inégalités sociales, ses limites sont dans un équilibre entre plus de riches et moins de pauvres ou moins de riches et plus de pauvres. C’est d’ailleurs à partir du moment où cet équilibre est rompu que la richesse que représentent les hommes eux-mêmes – « il n’est de richesse que d’hommes » – fait basculer la société dans une inhumanité aggravée par le nombre.
« La question que doivent se poser les citoyens, c’est de savoir si l’hérédité est une bonne chose pour eux même et pour tout le monde ? »
Lorsque j’évoque l’hérédité, je pense pour ma part, non pas aux conditions civilement codifiées dans lesquelles les patrimoines acquis par les parents de leur vivant sont transmis à leur descendance, mais à une hérédité à laquelle nous sommes tous INCONTOURNABLEMENT soumis, selon laquelle, comme je l’ai déjà dit quelque part, La société est faite de pauvres, de plus en plus nombreux, ne pouvant procréer que des pauvres.
Il en résulte – et nous voici ramenés au sujet – que moins nombreux naissent les hommes, moins nombreux sont les pauvres et plus grandes sont nos chances de vivre ensemble dans le bonheur relatif qu’autorise notre condition.
Y manquant de contradicteurs, je serais heureux de recevoir votre visite sur mon blog :
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