Salut, King.
Je suis bien d’accord que les instincts de l’Homme n’ont
guère évolué au fil des siècles, et c’est bien pour cela que je parle d’éducation
et de civilisation, autrement dit de valeurs, effectivement collectives, qui
viennent canaliser ces instincts. Or, la corrida est un spectacle qui s’appuie
sur une forme de renoncement momentané à ces valeurs d’éducation et de
civilisation au profit d’un retour de ces instincts ancestraux ; je n’ai pas dit autre chose dans l’article.
Si l’on ne peut changer la nature profonde de l’Homme, du
moins peut-on l’aider à ne pas replonger dans ses vieux démons en éradiquant ce
qui les fait ressurgir. Et là, il ne s’agit pas de cinéma à la Tarantino, mais
de la réalité d’une torture délibérément infligée à un animal.
Désolé, je ne peux vous suivre. J’ai parlé dans l’article
des combats de coq, des combats de dogues et des lancers de chèvre,
heureusement éradiqués. Si l’on s’en remet à votre logique, on devrait non
seulement accepter que perdurent les corridas, mais aussi restaurer ces
abominables pratiques qui plongent dans les mêmes racines de l’âme humaine.
Bonne soirée.