Pour le financement de leur programme, la seule marge de manoeuvre dont dispose un futur gouvernement grec est de ne pas rembourser la dette. En effet, la Grèce à réalisé en 2014 un excédent primaire (c.-à-d. un excédent budgétaire avant le paiement de la dette).
Pour l’instant, je n’ai pas l’impression que Syriza parle d’un programme de relance. Ils en sont seulement au stade du règlement des problèmes humanitaires les plus urgents.
Ils demandent 15 jours après la constitution du nouveau gouvernement pour présenter leur programme de financement à l’Eurogroupe. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on pourra 1) se faire une idée de la réelle ambition de Syriza en matière de redressement, et 2) voir la réaction de l’Eurogroupe.
De toute façon, nous entrons dans l’inconnu. Mais il est important que la Grèce ouvre la voie vers un changement de gouvernance et parvienne, même de façon relative, à redresser la barre. Cela pourrait créer un effet d’entraînement : Portugal, Espagne, Irlande... Italie.