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cathy30 28 avril 2015 12:11
cathy30

La démocratie bourgeoise ne peut assurer non plus la paix nationale dans les pays devenus indépendants et renfermant des minorités nationales. C’est là la conclusion pratique de l’expérience de l’Ukraine : « La démocratie petite-bourgeoise ne peut se maintenir au pouvoir en Ukraine, car la lutte intestine la fractionna en partis adverses »8. La classe des intellectuels et la bourgeoisie, dans une nation qui s’affranchit, professent un nationalisme bourgeois agressif, et cela les amène à trahir la cause de la libération nationale, à passer dans le camp des impérialistes, auxquels ils achètent leur domination bourgeoise au prix de la liberté nationale. Les exemples sont légion : la Lettonie, l’Ukraine, la Finlande, la Pologne, l’Estonie, la Tchécoslovaquie, la Géorgie, le gouvernement moussavat de l’Azerbeïdjan, la Grèce. « l’Etat israélite de Palestine », l’Etat pseudo-national de Perse qui, de peur de la révolution soviétiste. s’est jeté dans les bras des Anglais, etc., Le nationalisme agressif de la bourgeoisie et des grands propriétaires fonciers au sein des nations opprimées fait de ces dernières les Etats-tampons des puissances impérialistes contre la révolution. Par suite, le conflit social, l’antagonisme de classe se manifeste tout d’abord dans le domaine des intérêts nationaux : les masses laborieuses réclament l’indépendance nationale qui les délivre du joug social des impérialistes ; les milieux exploiteurs ont besoin de leurs privilèges de classe dominante et, comme le joug étranger a été, jusqu’à l’heure actuelle, un puissant moyen de conservation des formes les plus réactionnaires de l’exploitation de classe — en Orient, des coutumes féodales et patriarcales, — l’éveil révolutionnaire des masses laborieuses transporte la révolution, du terrain national, sur le terrain des relations sociales. La question nationale se pose comme une question d’inégalité de classe. La raison en est parfaitement compréhensible : si le capital industriel et la classe des intellectuels sont, les premiers temps, des protagonistes de la libération nationale, les grands propriétaires fonciers et la bureaucratie indigène sont les partisans déclarés de l’assimilation européenne. La révolution nationale dirigée contre les envahisseurs étrangers et les grands propriétaires fonciers indigènes pousse alors la classe marchande dans le camp de valets de l’impérialisme. Et ainsi la conclusion générale est claire : tous les mouvements nationaux-bourgeois dirigés par les milieux possédants, par les milieux des exploiteurs, ont une tendance objective à s’adapter à l’impérialisme, à entrer dans le système impérialiste des « grandes puissances », à se transformer en « Etats tampons » et en colonies. Au début, la tendance inconsciente purement historique de tous les mouvements nationaux-révolutionnaires des masses laborieuses, dans les colonies et dans les pays à demi asservis est de s’appuyer sur une organisation étatique révolutionnaire, une organisation de classe du prolétariat des pays avancés, pour s’assurer ainsi la liberté du développement national dans le système en formation de l’économie socialiste mondiale.

L’avènement des organes de la gestion révolutionnaire autonome des endjoumen lors de la première révolution persane, l’expérience des républiques soviétistes nationales de l’Orient, le début du mouvement paysan révolutionnaire en Orient, la naissance des mouvements communistes en Perse, en Turquie, en Chine, et aux Indes : tout cela prouve que les masses laborieuses de l’Orient marchent vers la fédération internationale des républiques soviétistes nationales.



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