Ce que vous pointez là devient une constante dans nos médias, quelque soit le sujet. Je veux parler de l’absence de réaction à n’importe quelle affirmation. J’ai d’abord pensé à un manque de culture de pas mal de journalistes (j’y pense toujours) mais, en fait, il faut y ajouter aussi ce que j’appelle la position SAV. Késako ? Je m’explique.
Qui, aujourd’hui, passe à la télé s’il n’a pas quelque chose à vendre ? (en général un bouquin mais ça peut être aussi un disque, une tournée, etc.). Le journaliste est donc là comme faire valoir, on ne lui demande rien d’autre, surtout pas ! Si ça ne se passe pas comme ça, si l’invité est « contrarié » il ne reviendra plus. En fait, on se tient par la barbichette, le journaliste ayant besoin de l’invité pour l’audimat et l’invité du journaliste pour sa promo.
Avec ce système, n’attendez pas de véritables échanges avec les risques afférents, c’est un plan com c’est tout. A part peut-être chez Taddei mais on a commencé à lui rogner sérieusement les ailes…