@Spartacus
Merci pour votre commentaire.
Vous avez pourtant bien résumé la problématique marxiste à propos du travailleur indépendant :
il est, d’abord et avant tout, dans la dépendance de son propre capital. C’est à lui seul d’en assurer la survie. Tout cela peut très vite tourner à la torture quotidienne. Observez tel ou tel boulanger isolé. Non seulement il doit exploiter son propre travail, mais, par ailleurs, il a à faire face aux soucis du marché : clientèle éventuellement en déclin, prix de la farine, investissements divers...
Aucune des souffrances ne lui sera épargnée, sauf si le marché se modifie dans le sens de ses intérêts. Il peut même avoir des employés sans que, pour autant, son capital puisse véritablement croître : dans ce cas, ce capital plus ou moins stagnant « exploitera » l’ensemble du collectif de travail, sans véritable profit pour personne au sein même de la boulangerie.