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Rincevent 19 décembre 2015 17:41
Rincevent

@Didier 67

Les électrochocs, longtemps mis à toutes les sauces et abusivement c’est vrai, se pratiquent encore mais pour une indication très précise : la mélancolie (cliniquement = dépression grave, pas le vague à l’âme des romantiques) quand tous les autres traitements ont échoués et particulièrement chez les personnes âgées, à qui il n’est pas recommandé de donner trop de neuroleptiques (effets secondaires lourds). Il faut bien savoir que, pour un mélancolique, la seule porte de sortie qu’il envisage c’est la mort. D’où un risque très élevé de suicides.

Bien qu’étant très rétif, par principe, à cette méthode, j’ai pu constater des résultats très positifs sur des patients qui allaient, doucement mais sûrement, vers la mort. Après, le côté gênant c’est que, si ça marche on ne sait toujours pas comment ça marche (scientifiquement).

Pour l’autisme (les autismes ?) comme pour d’autres affections, le problème se complique, à mon avis, par le poids excessif des écoles psychanalytiques chez nous. Poids qui a fait longtemps barrage à d’autres thérapies intéressantes comme les thérapies dites brèves (école de Palo-Alto, etc.). Ça commence à bouger mais certainement pas assez vite pour les familles concernées.



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