Marcus, je partage
globalement votre analyse, mais je vous trouve bien gentil avec les bien mal
nommés « syndicats réformistes ». D’une part, parce que seules la
CFDT et la fantomatique CFTC soutiennent encore la loi Travail. En effet, le
président de la CFE-CGC a déclaré
« Je ne vois pas ce que la loi travail apporte de positif pour
l’emploi » et demande la renégociation du projet de loi. D’autre part, tous les dictionnaires
indiquent que « réforme » signifie un changement allant dans le sens
d’une amélioration. Et depuis des décennies tous les reculs sociaux sont
camouflés sous le qualificatif de réforme.
Or, pour ne citer
que l’exemple le plus dramatique, l’inversion de la hiérarchie des
normes contenue dans l’article 2 du projet de loi travail est une bombe à
fragmentation dont je décris les
conséquences qui en découleraient.