Quand j’étais minot, la presse a relaté le cas d’un moufflet américain : enlevé pour rançon, il s’est évadé. Il raconte : « Je me suis demandé comment aurait fait Hopalong Cassidy à ma place ». Les autres kids se sont emparés de l’histoire pour réclamer une TV à la maison, afin que eux aussi sachent imiter Hopalong Cassidy.
Plus proche de vous, un kid se demanderait ce que ferait McGyver.
J’ai aussi mon McGyver individuel et portatif : Que ferait Milton Erickson s’il avait mon cas dans son cabinet ?
Ça marche bien.
Que ferait un psychothérapeute de la classe de l’illustre défunt, si on lui soumettait le cas du « malheur arabe ». Il n’induirait qu’un petit changement, un à la fois, fort peu en tout, mais qui ont la fécondité de proche en proche d’un spermatozoïde.
Mais dans tout les cas il faut induire un changement qui fasse le départ.
J’encourage Aoun à y songer.
Cela va l’obliger à songer à la taille du groupe-cible du premier changement. Les chances sont réduites de couvrir ainsi la totalité des pays de langue arabe. Sans réflexion sociologico-ethnico-géographique préalable, certitude de se casser la goule, comme tant d’autres avant lui.