Curieuse approche de la décroissance. Ceux qui se sont intéressés à ses thèses savent que le mot décroissance est un mot « obus » (pour citer Paul Ariès). Une nécessité pour arriver à se faire entendre dans le flot titanesque d’informations.
Mot incomplet aussi, car la décroissance est en fait une synthèse contemporaine de mouvements antérieurs, remis en perspective. Théorie non totale également, qui n’a pas pour prétention de pouvoir gérer et solutionner tous les problèmes. Théorie à ce titre salvatrice de la maladie aussi clivante que répandue de la pensée grande échelle.
Pour savoir vraiment de quoi il retourne de ce mouvement doté de puissants contre-poisons : la
revue entropia (ensemble de livres de 200 pages, structurés en articles de 5 à 6 pages, un travail inédit, une vraie fraîcheur pour l’esprit - magnez-vous tous les exemplaires ne seront pas réédités à l’infini, et c’est vraiment unique dans le paysage).