@JP94
* "le peuple était optimiste et les purges ne bouleversaient pas le commun
des Soviétiques : c’était une « affaire au sommet » dont personne ne se
souciait.«
Le mot le plus juste serait sans doute »personne n’osait s’en soucier sans après partir pour les goulags"^^ Tant que sa famille n’était pas concernée par le massacre organisé pour on ne sait quelle raison (si raison il y avait), on préférait sans doute regarder ailleurs - c’est ce qui se passait également en Allemagne.
Le peuple était surtout optimiste car on l’abreuvait de conneries de propagandes et qu’on le plongeait dans l’illusion toute la journée. C’est ça, la force de la dictature : piloter l’information, le répéter en boucle pour créer la peur ou la satisfaction, la fragmentation et le travestissement des infos.
On ne saura sans doute jamais la réalité quotidienne de l’URSS, mais ça n’efface pas pour autant l’aveuglement, la destruction, la mort, la pauvreté flagrante, les pays entiers piégés dans un système qu’ils ne souhaitent pas, etc.