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Accueil du site > Tribune Libre > Vingt thèses sur le communisme

Vingt thèses sur le communisme

  1. Marx concevait le communisme comme l’état futur - et terminal - des sociétés humaines. Toute exploitation de l’homme par l’homme ayant disparu, la répartition des ressources obéirait au principe : “de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins”. Lointain horizon assigné à l’action révolutionnaire, ce communisme idéal n’existe nulle part. C’est une idée régulatrice, une utopie qui a fourni son étendard à la fraction la plus résolue du mouvement ouvrier depuis la seconde moitié du XIXème siècle.

  2. Selon la théorie, le prolétariat était voué à s’emparer du pouvoir “dans les pays capitalistes avancés”. A un certain niveau de développement, les forces productives devaient entrer en contradiction avec les rapports sociaux capitalistes. En s’exacerbant, cette contradiction devait précipiter la révolution prolétarienne. Liquidant les vestiges du vieux monde, cette révolution instaurerait alors le socialisme, auquel succèderait le communisme une fois atteint le stade de “l’abondance”.

  3. En réalité, le mouvement communiste a triomphé dans des “pays arriérés” et non dans des “pays avancés”. En 1917, la révolution bolchevique a porté au pouvoir des communistes russes décidés à propager l’incendie révolutionnaire. Lénine avait compris que la guerre impérialiste déchaînée en 1914 provoquerait une révolution en Russie, “maillon faible” de la chaîne des Etats capitalistes. Mais il pensait aussi que cette révolution serait l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres du capitalisme “avancé”.

  4. L’échec de la révolution allemande ayant dissipé cette illusion au début des années 1920, la jeune république des soviets fut condamnée à se battre pour survivre. Assiégée par les forces expéditionnaires de 14 pays, prise d’assaut par les armées blanches décidées à restaurer le tsarisme, elle parvint à les vaincre au prix d’une militarisation du parti et du pouvoir (1918-1922). Le régime bolchevique emprunta largement ses traits à ce “communisme de guerre” qui devait beaucoup moins à l’idéologie qu’aux circonstances.

  5. A peine la paix revenue, le communisme russe fut confronté à un défi gigantesque. A sa fondation en 1922, l’URSS était un pays affamé et dévasté par la guerre, et sa reconstruction au forceps ne pouvait attendre. Pour nourrir la population et développer le pays, il fallait mettre sur pieds une économie viable. Au terme d’une lutte pour le pouvoir qui vit triompher Staline, Moscou fit son deuil de la révolution mondiale et opta pour la construction du “socialisme dans un seul pays”.

  6. Sous Lénine le parti était encore un parti révolutionnaire, mais sous Staline il se transforma en un parti bureaucratique et monolithique. Il devint l’organe dirigeant de la société, favorisant la promotion sociale de larges couches issues de la paysannerie tout en soumettant l’ensemble du pays à un régime de terreur qui culmina au milieu des années 1930. Le parti bolchevique n’était pas tendre avec les opposants, mais la férocité de la répression stalinienne n’eut aucun précédent sous Lénine.

  7. Multiforme, la brutalité du régime stalinien s’exerça contre une partie de la paysannerie lors de la collectivisation forcée de l’agriculture, puis contre les opposants ou supposés tels au sein du parti, enfin contre les officiers de l’Armée rouge (1936-1938). Ajoutées aux cruautés du “goulag”, ces purges sanglantes ont durablement entaché le mot de “communisme”. Brouillant la mémoire historique, la terreur stalinienne a favorisé une confusion entre communisme et stalinisme dont l’idéologie dominante a tiré profit pour disqualifier l’idée communiste elle-même.

  8. La situation était d’autant plus paradoxale que le régime stalinien accomplissait au même moment une industrialisation du pays sans laquelle il n’aurait pas encaissé le choc de l’invasion hitlérienne. Les chars T34 fabriqués par l’industrie soviétique repoussèrent Guderian aux portes de Moscou en décembre 1941. Sous l’autorité de Staline, l’Armée rouge infligea à la Wehrmacht 90% des pertes allemandes de la Seconde guerre mondiale. Que cela plaise ou non, c’est l’URSS qui élimina le nazisme au prix de 25 millions de morts et qui expédia ses plans de domination raciale dans les poubelles de l’histoire.

  9. Mais un autre front était ouvert par le communisme. Après le coup d’envoi de 1917, l’offensive principale du prolétariat devait se dérouler à l’Ouest. L’agonie de la révolution allemande ayant dissipé cette illusion, Lénine en modifia l’axe géographique et prophétisa son irruption dans les pays du Sud. A peine créée, l’Internationale communiste appela à la révolte les peuples colonisés. Le bolchevisme donna son élan à la lutte anticoloniale et le “congrès des peuples de l’Orient” (1919) inaugura un processus de libération qui est l’événement majeur du XXème siècle.

  10. Après avoir transformé le plus grand pays de la planète (la Russie), le communisme triompha dans le pays le plus peuplé (la Chine). Mettant fin à un siècle de chaos, de famines et de pillage colonial, Mao Ze Dong unifia le pays et restaura la souveraineté chinoise. Pour sortir du sous-développement, la Chine communiste consentit des efforts colossaux. Au prix de multiples contradictions et de nombreuses erreurs, le maoïsme équipa le pays, le dota d’une industrie lourde et l’éleva au rang de puissance nucléaire.

  11. Ajouté aux “crimes” du stalinisme, le coût humain de la révolution chinoise donna lieu à une lecture anhistorique du communisme, considéré hâtivement par certains analystes comme le fruit amer d’un délire d’intellectuels. Réduisant l’histoire à un théâtre d’ombres idéologiques, cette lecture partisane passe sous silence les contradictions de l’histoire réelle. Refusant toute contextualisation, c’est une interprétation du communisme qui en occulte la réalité historique : la réponse des masses révolutionnaires à la crise paroxystique de sociétés arriérées.

  12. Dans la même veine, le décompte des “victimes du communisme” se prête à une inflation grotesque. On empile sans nuance les victimes de la guerre civile russe, de la guerre civile chinoise, de la collectivisation forcée, du goulag, du “grand bond en avant” et de la “révolution culturelle”, et on leur applique un coefficient multiplicateur. Nier la réalité des violences commises au nom du “communisme” est absurde, refuser d’en tirer les leçons est idiot, mais ces compilations de chiffres qui l’identifient à une entreprise criminelle ne valent pas mieux : elles interdisent toute compréhension historique.

  13. Cette supercherie occulte évidemment la contribution du capitalisme aux horreurs du siècle. Elle s’affranchit d’une série de faits massifs : les massacres coloniaux, les guerres impérialistes et la paupérisation de populations entières par le capitalisme sont directement responsables de dizaines de millions de morts. Les massacres perpétrés en 1965 par la dictature militaire indonésienne avec l’aide de la CIA, par exemple, ont fait autant de victimes que la terreur stalinienne (1934-38). Manifestement, les deux événements ne sont pas traités de la même façon dans nos manuels d’histoire.

  14. Les critères d'appréciation que l'on applique aux crimes commis au nom du communisme deviendraient-ils sans objet lorsqu'on veut les appliquer aux crimes capitalistes ? Des atrocités commises par les démocraties occidentales, pourquoi ne déduit-on pas le caractère criminogène du libéralisme ? La violence du siècle est partagée, mais à tout prendre, le communisme a fait beaucoup moins de victimes que le capitalisme et l’impérialisme, dont on chante pourtant les louanges en Occident.

  15. Le communisme a inspiré des luttes de classes qui ont contribué à forger la physionomie des sociétés capitalistes développées. Si les Français bénéficient de la sécurité sociale, il le doivent à un ministre communiste, Ambroise Croizat, qui fut une figure de la Résistance avant de devenir ministre du général de Gaulle en 1944. Les avancées sociales du monde développé ne sont pas le fruit de la générosité patronale, mais des conquêtes arrachées de haute lutte, et les communistes y ont joué un rôle majeur.

  16. Pour les communistes, le droit de survivre après la naissance est le premier des droits de l’homme. C’est pourquoi à Cuba le taux de mortalité infantile qui était de 79 pour 1000 avant la révolution est tombé aujourd’hui à 4,3 pour 1000. Chaque année, le communisme cubain sauve 74 enfants sur 1000. Ce n’est pas un hasard : malgré les effets désastreux du blocus impérialiste, Cuba a obtenu le Prix de l’OMS pour son système de santé, et son système éducatif est le plus démocratique des pays d’Amérique latine.

  17. Au sein de l’Union indienne, l’Etat fédéré ayant de loin l’indice de développement le plus élevé (IDH) est le Kérala. Cet Etat de 33 millions d’habitants est dirigé par les communistes et leurs alliés depuis les années 1950. Les femmes y jouent un rôle social et politique de premier plan, et le niveau de formation y est très supérieur à la moyenne indienne. A l’évidence, les réussites du communisme dans les rares pays en développement qui ont su résister aux vents dominants sont riches d’enseignement.

  18. Le communisme du XXème siècle est souvent qualifié de “totalitaire”. Peut-être pertinent pour désigner le stalinisme durant la grande terreur (1934-38), ce terme n’a aucun sens pour qualifier le régime soviétique de 1917 à 1991. Lors de son effondrement, les prisons étaient vides. Si l’URSS était ce monstre totalitaire décrit en Occident, comment a-t-elle pu s’évanouir sans coup férir ? La dissolution de l’URSS eut lieu quasiment sans effusion de sang, et c’est l’élite dirigeante elle-même qui a sifflé la fin de la partie.

  19. En Chine, le maoïsme a restauré la souveraineté nationale et créé les conditions du développement des forces productives de 1950 à 1975. Les réformes libérales de Deng Xiao Ping engagées en 1978 ont favorisé une injection massive de capital marchand qui a généré des taux de croissance faramineux. Mais la Chine n’est pas subitement devenue capitaliste après avoir été communiste. Elle réalise plutôt une sorte de synthèse dialectique, qui a sorti 700 millions de Chinois de la pauvreté en quelques années.

  20. Au terme d’un siècle d’existence, le “communisme” paraît à des années-lumière de la théorie. Il n’a aboli ni la division interne de la société, ni le poids de la contrainte étatique. Mais il a conjuré les affres du sous-développement, vaincu la malnutrition, éradiqué l’analphabétisme, élevé le niveau d’éducation et libéré la femme du patriarcat. Il vaut mieux naître en Chine qu’en Inde : le taux de mortalité infantile y est quatre fois plus faible. Non, le “communisme” n’était pas l’avènement d’une société sans classes. C’était surtout une voie d’accès au développement pour des pays que leur retard condamnait à l’alternative suivante : le rattrapage ou la dépendance. 


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74 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 25 octobre 2017 09:09

    Stalinisme et Maoïsme sont deux formes de cultes de la personnalité qui ont contribué à discréditer le combat socialiste non réformiste.

    Dans la société soviétique construite par Staline, la « bureaucratie » était une classe sociale dotée de certains petits privilèges en échange de son rôle de chien de garde.
    Dans la société chinoise construite par Mao, plusieurs coups d’état on amené à un capitalisme contrôlé par un lobby nommé « parti communiste ».
    Les quatre premiers paragraphes sont justes.
    Dommage que l’auteur se prenne les pieds dans le tapis dès la cinquième « thèse » en nommant « communisme » ce qu’il s’est évertué à montrer précédemment comme n’en étant pas !

    • Laulau Laulau 25 octobre 2017 09:15

      Une excellente mise au point qui répond très bien aux délires de la propagande passée et actuelle.
      « Lors de son effondrement, les prisons étaient vides. » Alors que d’après la presse occidentale (Libération par exemple) il y avait 60 millions de prisonniers dans le goulag.


      • roman_garev 25 octobre 2017 13:23

        @Laulau

        Libé peut délirer à sa guise, mais même ce torchon n’aurait pas osé dire que vers 1991 le fameux Goulag existait encore, avec ses millions (ou dizaines, ou centaines de millions) de prisonniers politiques. Vous ne savez pas lire ? « Lors de son effondrement », cela veut dire en 1991.

      • Spartacus Spartacus 25 octobre 2017 09:25
        Il est rigolo de voir cette persistance à vouloir faire passer le communisme, cette utopie criminogène pour un joli romantisme et faire impasse sur les victimes ou les faits...

        Lenine monstre assassin....Ignoré !
        100 millions de morts et les cocos, font tout pour minimiser le nombre de victimes sans voir a quel point c’est indécent et ont l’ignominie de se faire passer pour les victimes... Déni a vomir !

        La Chine n’est bien entendu pas devenue capitaliste....
        Ce sont les 15 ZES zones de libre échange ou le communisme a été chassé qui ont tiré la Chine de la misère endémique ou la nomenklatura a fait tuer les petits oiseaux et les gens avec le même élan.
        Triste ignorance de la réalité de ces pays !

        Bien entendu c’est a la chute du mur que la malnutrition et la famine a disparu grâce au capitalisme. C’est au communisme qu’elle a été a son apogée. Les pires famines du monde sont le fait des pays communsites...Ukraine, Corée du Nord, Cambodge etc...
        Triste inversion des responsabilités !

        C’est le capitalisme qui force l’humain a faire de son mieux pour aider son prochain.
        C’est le marché libre qui oblige le capitaliste a acheminer le blé là ou il y a eu un incident climatique ou une pénurie.
        Le communisme, rempli d’intellectuels tue les gens et crée les famines....
        Le communisme est la pire idéologie que la terre a connu.

        La whataboutisme le concept soviétique que tout coco connait pour nier l’horreur qui consiste à faire des comparaisons totalement désuète pour se justifier....
        Une comparaison de conflits n’est bien entendu pas comparable au génocide et l’épuration de masse de groupe sociaux comme seul le communisme est coupable....
        Quand l’idéologie passe avant la réalité concrète et que la seule réponse est la comparaison idiode autant qu’absurde ne dédouane pas la responsabilité des porteur de cette idéologie de la jalousie et des pulsions d’accaparation des richesses des autres...

        La grande différence entre le communisme et le capitalisme,
        Le capitalisme promet de vivre de sa propre récolte qu’on sème soi-même.
        Le communisme promet qu’on va offrir a chacun la récolte que les autres ont semé..

        Voila pourquoi les cocos ne sont représenté à 90% par des fonctionnaires et intellectuels habitués a trouver normal de vivre comme une charge des autres avec l’argent des autres.

        Voila pourquoi les ouvriers, le secteur marchand et les patrons ne sont pas des cocos, parce qu’il ne sont pas des dépendants de l’argent des autres...

        Les cocos se voudraient représentant des « ouvriers et paysans » mais s’ils se regardaient dans une glace ils y verraient que des intellectuels statutaires et professions subventionnées, artistes journalistes et qui se parlent qu’entre eux.

        • leypanou 25 octobre 2017 11:16

          @Spartacus
          C’est le capitalisme qui force l’humain a faire de son mieux pour aider son prochain. : le capitalisme aide son prochain comme le proxénète aide la prostituée ou encore mieux que Spartacus aide son employé.


        • Spartacus Spartacus 25 octobre 2017 11:39

          @leypanou


          Si au moins vous aviez été « avant » et « après » dans un pays communiste au lieu de participer a la propagande gauchiste tellement ridicule....

          Vous auriez vu a quel point les gens n’étaient motivés à rien et se contentaient de vivre à charge.

          Quand Leroy Merlin est arrivé en Pologne, il a fallut « ré-éduquer » et expliquer que c’est pas le client qui devait corrompre le vendeur pour avoir sa tranche de pain. Mais que le vendeur devait la gagner honnêtement....

          Le boulanger se lève à 5h du matin pour le capitalisme. Son rôle social est primordial et il ne se dit pas « communiste » et ne réclame pas un statut de privilégié ni de droits zaaaaaaaquiquiqui sur le dos de la redistribution et des autres.

          Le fonctionnaire Cégétiste va travailler pour la feuille de paye et sa gamelle, pas pour le bien social et il fait croire que c’est pour le « bien social ». Il passe plus de temps a défendre ses privilèges statutaires qu’a aider son prochain. 

        • francois 25 octobre 2017 11:42

          @Spartacus
          la bulot à marée basse.


        • francois 25 octobre 2017 11:44

          @Spartacus
          « Le boulanger se lève à 5h du matin pour le capitalisme » pour ça qu’instinctivement je ne mets les pieds dans ce temple capitaliste qu’en état sous alimenté sévère.


        • symbiosis symbiosis 25 octobre 2017 12:01

          @Spartacus

          Spartacus, le grand rescapé des goulags sait de quoi il parle.


        • Spartacus Spartacus 25 octobre 2017 12:26

          @symbiosis

          Il y a un Goulag qui se visite en Azerbaïdjan....
          C’est un peu comme le Struthof....Une fois qu’on en a visité un on est vacciné de l’idéologie...

        • eddofr eddofr 25 octobre 2017 12:27

          @Spartacus


          Qualifier une Idéologie sociale et économique de criminogène est simplement absurde.

          Vous avez le droit de ne pas vouloir d’un système communiste.

          Mais vous ne pouvez pas prétendre que le système communiste a tué qui que ce soit.

          Pas plus que je n’oserais prétendre que le libéralisme tue.

          Ce sont des hommes qui tuent, pour toutes les causes, pour toutes les idéologies, pour n’importe quelle idéologie, et parfois même, pour rien.

        • Armelle Armelle 25 octobre 2017 12:31

          @fanfois

          Fanfois le pataud..portrait représentatif des forces vives d’une société en effervescence...
          Fanfois vit dans une caverne, loin des turpitudes du capitalisme de base, il se débrouille avec sa b...et son couteau..
          Mes respect, c’est très fort !!!
          Bonne journée smiley


        • leypanou 25 octobre 2017 12:52

          @Spartacus
          Ne confondez pas le boulanger qui gagne honnêtement sa vie avec le « voleur » qui fait augmenter le prix d’un médicament de 3000% car il est le seul à détenir le brevet qu’il vient de racheter d’un autre capitaliste ou encore la boîte pharmaceutique qui vend en France un médicament 35 000€ dont le coût de production est de plus de 100 fois moins.

          Je peux vous en citer des tas d’autres exemples comme çà.


        • Spartacus Spartacus 25 octobre 2017 13:36

          @eddofr
          « Qualifier une Idéologie sociale et économique de criminogène est simplement absurde. »

          Ce qui est absurde c’est de dénier l’évidence criminogène de cette idéologie...  smiley 

          A partir du moment ou l’idéologie vous demande de détruire une autre classe sociale, spolier les biens des autres ou de prendre les gens qui y croient pour des animaux qu’il faut diriger à « bien-penser » en leur déniant le talent, le libre arbitre et l’imposition de la dictature fut elle du prolétariat...
          Quand pousser la majorité contre les minorités c’est criminogène et c’est toujours comme cela que cela se passe et c’est passé.

          Evidemment c’est criminogène.. 

          « vous ne pouvez pas prétendre que le système communiste a tué qui que ce soit. »
          Combien faut il de morts pour que vous arrêtiez de faire passer l’idéologie devant l’horrible résultat prouvé de la réalité ? smiley  smiley
          Combien faut il de pays qui l’on testé pour l’avouer ? smiley smiley
          Dans ce lien vous trouverez par pays le nombre de tués :
          Combien faut il d’échecs et de nouvelles tentatives communistes qui se prétendaient toutes différentes et plus le vrai de la précédente pour arrêter de vous mentir à vous faire croire que c’était pas du vrai communisme ? smiley

          Vous ne pouvez pas prétendre que le libéralisme tue, puisqu’il est tout l’inverse du totalitarisme socialiste.. 
          Le libéralisme ne cherche pas à déterminer qui doit détenir le pouvoir : il fixe des limites à l’autorité étatique et la primauté du libre arbitre. 

          Seul l’état à le pouvoir de coercition. Le limiter c’est limiter la coercition et son aspect criminogène.

        • Spartacus Spartacus 25 octobre 2017 13:47

          @leypanou


          Pour votre info et votre exemple, les marché des médicaments n’est pas un « marché libre ». 
          Les prix sont fixés par l’état.

          Vous en arrivez donc avec votre exemple a démontrer le contraire. 
          Un marché régulé ne laisse pas entrer la concurrence et fait augmenter les prix.

          Je vous prend au mot.
          Trouvez donc un exemple de marché libre. Sachant que nous sommes un pays social-démocrate et que nous travaillons à 57% pour l’état aux marchés ultra-régulés...
          Vous allez avoir du mal...

        • foufouille foufouille 25 octobre 2017 14:03

          @Spartacus
          « 

          Pour votre info et votre exemple, les marché des médicaments n’est pas un « marché libre ». 
          Les prix sont fixés par l’état. »
          totalement faux pour la plupart.



        • Armelle Armelle 25 octobre 2017 15:22

          @foufouille
          Vous dites un peu n’importe quoi Foufouille, les seuls médicaments dont le prix n’est pas administré par l’état sont les médicaments non remboursés et qui sont en minorité !!! ou en tout cas considérés comme médicaments dits « de confort », donc non indispensables. Tous les autres sont fixés par l’état et le CEPS qui donne le dernier mot, institution représentée par divers ministères !!!
          Pourquoi vous plaisez-vous à racontez n’importe quoi ?


        • JP94 25 octobre 2017 15:57

          @leypanou

          et quand ça ne marche plus, il finance le fascisme....sa roue de secours.
          Pourquoi et comment les néo-nazis peuvent-ils renaître en Europe ? par magie ? non il faut l’argent et les structures : nous n’en voyons que la partie émergée.

        • foufouille foufouille 25 octobre 2017 16:18

          @Armelle
          tu es une grosse débile.
          seul ceux qui sont remboursés à certains taux ont un prix fixe.
          je prends pas mal de médocs depuis 25 ans donc je sais de quoi je parle.
          et j’ai internet.


        • Armelle Armelle 25 octobre 2017 16:42

          @foufouille
          Hé Foufouille on est plus à l’école maternelle, ce n’est pas parce que vous n’appréciez pas Spartacus, qu’il faut sans cesse le contredire !!!
          Vous avez quel âge ? On dirait un gamin de 11 ans dans cour de récré qui veut absolument avoir raison !!! « rien ne sert d’avoir raison si on a raison TOUT SEUL »
          « je prends pas mal de médocs depuis 25 ans »
          Très fort comme déduction dites donc !!!
          Alors comme ça le type qui prend l’avion toutes les semaines sait tout forcément de la production et commercialisation des avions ?
          Pour vous un médecin doit sans doute avoir ou avoir eu un cancer pour pouvoir soigner celui de son patient ?
          Mon dieu quel imbécile !!! les médicaments un marché libre !!! on aura tout lu ici
           



        • foufouille foufouille 25 octobre 2017 17:53

          @Armelle
          spartacus = péripate le mytho
          tu as des tas de pharmacie en ligne pour vérifier les prix des médocs sans ordonnance mais remboursés en partie avec ordonnances ou à 100% si ALD.


        • Nestor 25 octobre 2017 18:16

          Salut Foufouille  !
           
          Oui ça fait longtemps que je me dis ça aussi ...

          À moins d’être son jumeaux ! smiley


        • foufouille foufouille 26 octobre 2017 08:37

          @Nestor
          il est aussi nul que ses autres pseudos. un entrepreneur qui délocalise ses cinq entreprise mais ne lit pas l’anglais me parait très difficile.


        • mmbbb 26 octobre 2017 20:51

          @Spartacus Vous oubliez simplement que le communisme arriva en Russie suite a la guerre de 14 18 qui signa la chute des empires liberaux . Ce sont les empires lberaux qui firent une guerre fraticide La femme de Nicolas II etait allemande  Une gestion politique pitoyable du TSAR NICOLAS II , evincé , un gouvernement provisoire dirige par Kerenski ( compromis entre les liberaux et les socoalistes ) qui fit perdre a la russie des milliers de soldats par des decisions militaires malencontreuses Lenine qui dut fuir en Finlande attendit son heure puisqu il reconnu ses erreurs Attaque du palais d hiver on connait la suite Quant la Chine, empire decadent qui avait vu au XIX siecle , la guerre de l opium organise par vos chers liberaux les anglais et les francais a Shanghai, ( ce fut un des arguments de MAO ) un pays n ayant pas su prendre le train du modernisme ou la douairière avait le pouvoir et le dernier empereur trop enferme dans sa cite interdite n entendait pas bruisser la rumeur populaire, Une dynastie decadente Dans ces deux cas le communistes a en effet change la face du monde , dans ces deux cas le communiste n a pas frappe a la porte de l histoire et dit « je suis le communisme et je vais prendre le pouvoir » . Le communiste est ne sous la decadence de la monarchie et de l empire. tu oublies toujours de remettre les choses en perspective c’est dommage de sauter comme un cabri en criant les cocos les cocos. L histoire n’est pas un arrêt sur image a un temps T , l histoire est une suite dynamique d’évènements . 


        • Cateaufoncel 25 octobre 2017 09:43

          Analyser le passé et le présent est une chose, prédire l’avenir en est une autre, et cela, ce n’est à la portée de personne, même pas des tenants d’un socialisme qui se prétrend scientifique.

          On peut tomber juste sur tel ou tel point particulier, mais la certitude est toujours absente, a priori, de ce genre de spéculations.

          Quant au principe « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins », il faut le replacer dans le contexte de l’époque. Il ne s’agit pas de fournir un 4x4 et un téléviseur à écran géant à toutes les familles, mais de satisfaire des besoins les plus élémentaires, comme l’écrivait Elysée Reclus (1830-1905), dans « L’évolution, la révolution et l’idéal anarchique » :

          « Les conditions mêmes de la vie nous dictent le voeu capital. Les cris,  les lamentations qui sortent des huttes de la campagne, des caves, des soupentes, des mansardes de la ville, nous le répètent incessamment : «  Il faut du pain ! »Toute autre considération est primée par cette collective expression du besoin primordial de tous les êtres vivants. L’existence même étant impossible si l’instinct de la nourriture n’est pas assouvi, il faut le satisfaire à tout prix et le satisfaire pour tous, car la société ne se divise point en deux parts, dont l’une resterait sans droits à la vie. «  Il faut du pain ! »… »

          C’est sans doute triste à dire, mais aujourd’hui, dans des familles même modestes, le reste du pain de la veille, on le jette.


          • Franck Einstein Franck Einstein 25 octobre 2017 11:16

            J’ai jamais compris comment le PCF, des théoriquement biberonnés au marxisme avaient pu se faire baiser si simplement par le droitdelhommisme immigrationniste et sans-frontièriste du PS, le cosmopolitisme capitaliste avec son alibi d’ouverture ?
             
            - Lénine dans l’État et la Révolution explique clairement le rôle de l’existant (refaire l’état)
            - Marx dénonce dans la Question Juive l’arnaque du droitdelhommiste, de l’ouverture alibi moral du Capital Mondial
            - Cogniot, Engels, Clouscard et d’autres ont dénoncé le plus grand risque : le capitalisme cosmopolitisme.
            - Marx décrit très bien la nécessité d’un substrum historique ancien rappelant les communautés originelles, en prenant de multiples exemples, comme référence ds la mémoire du peuple (pas le cas des arabes...), la conscience de classe du prolétariat (et même des paysans avec les mirs) s’en emparant de l’insconscient collectif.et la modernisant.
             
            Et le PC a inversé l’ordre théorique de la révolution communiste, d’abord le national puis l’international.Il a confondu supranational (UE) où anational (oligarchie mondialiste) avec révolution..bref comment des marxistes issus de la branche la plus sophistiquée de la pensée hégélienne ont pu devenir des crétins Robert Hue en Marche ?


            • Franck Einstein Franck Einstein 25 octobre 2017 11:22

              Comment de Marx, Lénine, Staline, Lukacs, Adorno, Horkheimerr, Castoriadis Clouscard à Robert Hue En Marche et Natoufa Dialho ?
               smiley
              Du drapeau rouge à la faucille transformée en croissant, le marteau en bite, l’étoile en €, et le rouge en arc en ciel ?
               


            • JP94 25 octobre 2017 16:07

              @Franck Einstein

              Justement, ses dirigeants ne « biberonnent pas » aux classiques de la philosophie marxiste et quant à Clouscard, il n’a justement pas trouvé beaucoup d’écho dans le Parti... qui lui préférait d’autres intellos. 
              Or la pertinence de ses analyses apparaît évidente aujourd’hui ...un peu tard - encore que cette reconnaissance soit loin d’être universelle .

              De toute façon, Lénine, Marx etc ... analysaient et réanalysaient constamment de façon concrète les questions de leur temps... et il ne suffit pas de les citer pour s’en montrer dignes. 

              Quant à savoir pourquoi ? c’est un peu comme Gorbatchev en URSS, à mon avis. un renoncement idéologique théorique et pratique précoce et l’occasion a fait le larron.

            • Franck Einstein Franck Einstein 25 octobre 2017 21:58

              @JP94
              Dur de reconnaître qu’on a été le Parti Crétin
               
              Tout le monde est marxiste aujourd’hui, utilisant le « matérialisme dialectique » , dans la sociologie, même si le contexte est différent. C’est pour ça qu’on peut être marxiste d’ED smiley
               
              Mais en fait là où on voit que c’est vraiment des crétins, c’est qu’ils ne projette pas leur idéologie dans l’avenir. Ils chouinent sur le présent Marx ne voulait pas d’augmentations de salaire, ils voyait déjà le piège de la consommation ramollissante interdisant la révolution.
               
              Sans doute, manger, boire, procréer,etc. sont aussi des fonctions authentiquement humaines. Toutefois séparées de l’ensemble des activités humaines, érigées en fins dernières et exclusives, ce ne sont plus que des fonctions animales 
               
              Seul le PC chinois est digne de Marx. Mais il y a 25 siècles ils avaient un philosophe fameux qui avait théorisé une espèce de dictature du prolétariat mais très eudémoniste, les entreprises étatiques et un marché libre, l’état providence, les lois du commerce, un empereur avec un parti de mandarins méritocratiques, les mythes populaires, le holisme, pour la stabilitén la puissance, l’Ordre et l’Éthique, et même une dialectique du sujet objet.


            • sukhr sukhr 25 octobre 2017 11:26

              article complètement faux.

              « Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes. »


              Lisez Marx avant de prétendre en parler. 

              • sukhr sukhr 25 octobre 2017 11:27

                @sukhr
                sur le point 3 :


                C’est à cause de la 1ère Guerre Mondiuale, des coups d’États Fascistes, du Nazisme, puis du néo-Communisme de DeGaulle et autres leaders européens que l’Europe de l’Ouest n’est pas devenu communiste.

                Le 21ème siècle va corriger cela.

              • sukhr sukhr 25 octobre 2017 11:29

                @sukhr
                le socialisme dans un seul pays est une étape dans la révolution mondiale. 



              • sukhr sukhr 25 octobre 2017 11:31

                @sukhr
                La gouvernance de Staline s’inscrit dans le cadre de la dictature du Prolétariat. 
                Comme Napoléon, il a du gouverner d’une main de fer pour sauver la Révolution. 



              • sukhr sukhr 25 octobre 2017 11:36

                sur le reste je suis plutôt d’accord. 


                • Pascal L 25 octobre 2017 12:26

                  Ce qui tue, c’est le fait de se désigner un ennemi et le communisme n’est pas en reste sur ce sujet. Toutes les utopies deviennent des goulags, simplement parce qu’elles ne prennent pas en compte les besoins de la totalité de la population et doivent alors s’imposer par la force. L’Etat policier est la conséquence de l’utopie. Le communisme n’a pas pu y échapper et il n’existe plus aujourd’hui du simple fait de ses contradictions. C’est un peu simpliste d’accuser les autres.


                  • symbiosis symbiosis 25 octobre 2017 13:03

                    Il y a deux mondes.
                    Un monde qui fonctionne avec des principes et au cœur duquel se trouve l’humain et le bien commun.
                    Un monde qui fonctionne sur des valeurs, par définition volatiles, le capitalisme porté par la ploutocratie s’appuie sur ce culte de la valeur. Le système capitaliste est par conséquent voué à sa propre autodestruction.
                    Ces deux mondes sont irréconciliables. Parler d’idéologie n’a pas beaucoup de signification.
                    Le sens de l’histoire, pour ceux qui accordent encore une signification à l’histoire est contenu dans le devenir de l’humanité sur son support Terre.
                    Le devenir de l’humanité est de s’humaniser et non de sombrer dans la barbarie comme nous le font vivre la ploutocratie et ses valeurs.
                    Donc le capitalisme mourra et c’est en devenir. L’humanité est elle aussi en devenir.


                    • McGurk McGurk 25 octobre 2017 15:01

                      @symbiosis

                      Le bien commun et l’humain ? Etant donné ce qu’à été l’URSS ça ne ressemble pas du tout à votre définition.


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 25 octobre 2017 14:20

                      Sauf que l’être humain n’est pas un ordinateur ; il est fait de pulsions (sexuelles, meurtrières, de domination) et d’un inconscient. Ceux qui ne retirent pas les leçons de l’histoire du 20 ème siècle seront conduits à reproduire les mêmes erreurs. Freud était plutôt royaliste et rêvait d’une société gouvernée par l’excellence, sachant que celle-ci est faillible.


                      • McGurk McGurk 25 octobre 2017 14:59

                        L’application du communisme à la sauce Lénine, c’est vivre au pays des bisounours. Ca n’existera jamais, quand bien même certains fanatiques du site voudraient y croire.

                        * "Non, le “communisme” n’était pas l’avènement d’une société sans classes. C’était surtout une voie d’accès au développement pour des pays que leur retard condamnait à l’alternative suivante : le rattrapage ou la dépendance.« 

                        Cette conclusion est des plus expéditives et ne met pas du tout en lumière le désastre-même de l’économie planifiée qui était incompatible avec les besoins de la société.

                        * »Sous Lénine le parti était encore un parti révolutionnaire, mais sous Staline il se transforma en un parti bureaucratique et monolithique. Il devint l’organe dirigeant de la société, favorisant la promotion sociale de larges couches issues de la paysannerie"

                        C’est bien plus facile de faire la révolution comme Lénine que d’organiser la société tel que l’a fait Staline. L’un n’a que des idées alors que l’autre les met en pratique dans la réalité.

                        Et puis bon, passer d’un régime dépassé (la royauté) à une société moderne c’est vraiment tout réinventer et demande également un Etat/administration solide pour prendre le pays en main.

                        La promotion de larges portions de paysans ? Ouais mon oeil, c’est encore une vision très idéaliste de la société...

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