Tiens mon « post » a disparu.
Com’ c’est bizarre ! Comme Mr Google garde tout, je le remets
Toujours ces attaques répétées contre Mai 68.
Moi, et tant d’autres nous étions en usine, comme OS ( ouvriers spécialisés...en rien du tout)
payés
au lance pierres. Tu te syndiquais ,t’étais fiché et tu « n’avançais »
plus. C’était le règne des petits chefs ( ils sont des managers de nos
jours mais aussi cons).
Nous n’en avions rien à braire en province de Con bandit Geismar et cons... orts.
Nous
en avions marre. Marre d’entendre nos parents ou grands parents, nous
seriner, « Nous on a fait la guerre, faut pas faire ci, faut pas faire
ça ; » Aucun de nous n’avait de crédit sur le dos.La solidarité était de
mise.
Nos chefs d’ateliers étaient des mecs qui avaient commencé sur
des tours des fraiseuses etc... et qui avaient monté tous les échelons,
parce qu’ils étaient bons, et pouvaient à l’occasion retrousser les
manches, pour nous monter comment faire
Et puis un jour, la marmite a explosé. Nous avons fermé les portes de
l’usine, passé une semaine a protéger nos outils de travail en les
graissant pour éviter la rouille. Passé les nuits a monter la garde,
pour éviter les pillages.
Pas un pavé de jeté, pas une voiture renversée.
Quand au bout d’un mois, nous avons repris après les accords de Grenelle, notre salaire avait bondi.
Le
travail a repris dans une ambiance nouvelle, les petits cheffaillons
rasaient les murs, mais nous respections toujours nos chefs d’atelier.
Nous n’étions pas devenus des bolchevicks.
Bien sûr nous avons coocoonés notre progéniture, trop,
d’ailleurs.Mais, nous reprocher la décrépitude nationale ça, je ne le
supporte pas.