Bonjour Robin Guilloux,
Cette synthèse est fort intéressante.
J’ai le sentiment que Girard a identifié et utilisé une fonction vitale pour peindre et expliquer tout et n’importe quoi à travers ce seul et unique prisme. Réduction pour réduction, pourquoi ne pas utiliser la vision et en faire la cause des guerres ?
Vous écrivez : ’’le commerce est considéré comme une alternative à la guerre,’’
Et moi je rétorque : la guerre est le prolongement du commerce.
Vous écrivez : "Le sujet qui ne peut pas décider par lui-même de l’objet qu’il doit
désirer, s’appuie sur le désir d’un autre et il transforme
automatiquement le désir modèle en un désir qui contrecarre le sien’’.
Je ne crois pas : on ne peut à la fois savoir quel est son désir et réagir à un désir qui contrecarre le sien ! Un désir ne saurait être et ne pas être tout à la fois. Là encore, je trouve que le réductionnisme de Girard est fautif : la mimesis est une chose. Ce qu’elle devient au travers du vécu de l’individu en est une autre, et qui ne dépend pas de la seule fonction mimétique.