@Antoine
Ouais, ouais, je suis sûr ! La haine est une sorte de faiblesse, qui ne résout
rien et qui empêche de se concentrer sur la recherche d’une solution au
problème. Parce qu’il y a un problème. Il y en avait déjà un quand ils
n’étaient que quelques centaines de milliers. A l’époque, le président Pompidou
le reconnaissait, en conférence de presse, sans se faire massacrer comme le
Chirac du bruit et des odeurs :
« Le problème, c’est que les Nord-Africains,
et particulièrement, les Algériens sont concentrés dans quelques
agglomérations, Marseille et sa banlieue, la banlieue lyonnaise, la banlieue et
Paris. Il y a là des concentrations énormes. Dans telle localité de la banlieue
lyonnaise, les étrangers de toute espèce sont en majorité. Il
va de soi qu’à partir de ce moment là, lorsque deux communautés se trouvent
vivre mélangées, avec des habitudes, des convictions, des modes de vie
absolument différents, il se crée des conflits. Il est déjà très difficile de
vivre en paix avec ses voisins. A plus forte raison lorsque ces voisins
ont des habitudes absolument différentes des vôtres ».
Désormais, ils sont des millions, et on devrait faire comme si tout baignait
dans l’huile, alors que par rapport à notre société, les musulmans incarnent
les étrangers absolus, indépendamment du passeport qu’ils détiennent ?
Notez que ce problème a été implicitement évoqué par Hollande dans ses entretiens
avec les journalistes qui ont publié Un
président ne devrait pas dire ça : « Comment on peut faire que la France vive ensemble, comment on peut
redonner un lien entre tous les Français, comment on peut éviter la partition
?… Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition »
Ca a surpris beaucoup de monde, pas moi. C’est en 1995 que j’ai
écrit, pour la première fois, qu’il faudrait un jour leur lâcher deux ou trois
départements, où ils pourraient vivre selon leurs codes, qui sont tellement
différents des nôtres, avec leur charia.
J’ajoutai alors que la seule inconnue était de savoir si ça
se produirait avant la guerre civile, pour l’éviter, ou après la guerre civile,
pour y mettre un terme. Vingt-trois ans plus, je suis plutôt conforté dans ma
vision d’alors, quand bien même ne peut-on plus exclure un scénario à la Soumission, de Houellebecq. Les de
souche donnent parfois l’impression d’être devenus si lâches…