Il y a quelques années, lors d’une célèbre émission littéraire
de la télévision, seule une journaliste canadienne osa exprimer son indignation
quand un écrivain présent se vantait de mettre sa pédophilie en littérature.
Je n’ai pas souvenir que, par la suite, on lui ait reproché
de vouloir que la morale ait sa place dans la littérature. On l’a seulement bassement traitée de « cul serré », de
« mal baisée » et d’autres qualificatifs du même genre.
Mais on a progressé en valeurs civilisationnelles et,
aujourd’hui, les politiciens et les journalistes aux pouvoirs donnent des
leçons de démocratie en faisant explicitement de la morale quelque chose de
négatif, quelque chose qu’il faut combattre. C’est désormais scandaleux de vouloir
qu’il y ait de la morale en politique.
Mais on peut encore progresser. Nul doute qu’on verra bientôt
des candidats à la représentation du peuple dans les instances politiques
mettre explicitement l’immoralisme dans les programmes qu’ils s’engageront à
réaliser s’ils sont élus.