Si la révolution copernicienne a provoqué tant de réactions
violentes, c’est n’est pas pour des raisons scientifiques : les lettrés
ecclésiastiques et laïcs savaient depuis Ératosthène que la terre n’était ni plate, ni le centre de
l’univers. Ce qui était inadmissible dans le passage du géocentrisme à l’héliocentrisme,
c’était la remise en cause d’un dogme anthropomorphique qui faisait de l’homme
lui-même une créature déterminée par un ordre préétabli qui justifiait la
structure sociale. Les singeries du roi-soleil chorégraphe n’ont fait que
transférer le positionnement de l’élite sans remettre en cause la hiérarchie. C’était
habile, car cela désamorçait la question centrale à cette problématique, celle
du libre-arbitre et donc de la liberté.
Il ne faut pas opposer « sciences humaines » des
mathématiques et de la physique. La révolution copernicienne n’est pas encore
aboutie, si tant qu’elle puisse l’être un jour, c’est tout.