Comme on peut voir sur cette courbe l’Algérie a passé la pente des 10 jours de temps de doublement, elle voit le bout du tunnel.
On voit aussi sur cette courbe qui fait du zigzag que le remontée des données est un peu chaotique.
Peu de tests c’est un sous-estimation du nombre de cas, par contre si on ne prend qu’un pourcentage des cas, la pente sera toujours identique.
La nécessité d’un nombre élevé de test c’est quand on est très réactif comme les pays qui ont connu le SRAS qui ont sauté directement sur les clusters avec de gros moyens pensés et étudiés à l’avance.
La plupart des pays n’avaient pas cette préparation donc c’est la quarantaine pour faire baisser le R0.
Sortie de quarantaine il en faudra des tests car l’immunité de groupe ne sera pas atteinte et ce sera des opérations commandos contre des clusters.
Les îles Féroé ont fait dans l’amateurisme génial, ils ont modifié le fonctionnement le labo vétérinaire pour tester les saumons, des pros sur ce coup là. L’intelligence peut palier à un manque de moyen.
Autre pays excellent avec peu de moyens c’est le Vietnam, là c’est le suivi via enquêteurs qui a fait la différence. Même comme porteur sain on se retrouve sur la liste envoyé par SMS aux gens du coin, intrusif mais efficace, au vietnam l’individu passe après la communauté, ça ne dérangeait pas.
Pour l’instant l’Algérie en est à 6 morts par million d’habitants, c’est à comparer aux 160 de la France et aux 330 de l’Espagne.
Une épidémie ce sont les docteurs qui soignent mais c’est aussi une connaissance de l’épidémie et là des enquêteurs en nombre font sacrément la différence.
Il y a un docteur algérien qui se demande à quoi c’est dû cette différence de mortalité, il comprendra quand des gestionnaires feront la loi chez lui. Pour l’instant il a des patients, après ce sera une part de marché.