@foufouille
L’ABCC ne prodiguait aucun soin, pas même de la morphine aux grands brûlés en fin de vie.
’’Au début de l’occupation américaine, les
hôpitaux militaires furent fermés. En dépit des médicaments fournis par
la Croix-Rouge internationale et l’armée américaine et du dévouement
d’infirmières et de médecins japonais, les atomisés furent laissés
pratiquement sans soins en raison du secret que les Etats-Unis
entendaient maintenir sur les effets de la bombe. Jusqu’au traité de San
Francisco qui, en 1952, rendit son indépendance au Japon, les
informations sur Hiroshima et Nagasaki furent censurées et les
photographies confisquées. Il était interdit aux victimes de raconter ce
qu’elles avaient vu.
En
novembre 1946, l’occupant ouvre un laboratoire militaire, l’Atomic bomb
Casualty Commission (ABCC) : il ne prodiguait aucun soin mais examinait
des victimes et exigeait les cadavres pour les autopsier.’’
https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/08/05/hiroshima-le-combat-des-hibakusha-contre-l-oubli_4712659_3216.html