@Jonas
Régulièrement, des ouvrages « découvrent » les sympathies nazies du leader palestinien Amin Al-Husseini ;
régulièrement, les dirigeants israéliens en tirent parti pour dénoncer
l’antisémitisme congénital des Arabes. Car c’est bien l’objectif de ces
pseudo-recherches historiques que de justifier l’occupation des
Territoires et l’oppression des Palestiniens.
Ainsi, Al-Husseini a, de par son parcours, beaucoup servi la propagande israélienne. « C’est
dans ce but que, dès la fin de la Seconde guerre mondiale, les
instances sionistes ont mis en exergue le tristement célèbre mufti de
Jérusalem », écrivait déjà Gilbert Achcar dans le Monde Diplomatique (article : l’inusable grand mufti de Jérusalem).
L’utilisation de Al-Husseini
est l’arbre qui cache la forêt afin de cacher tous les massacres d’Israël notamment l’invasion du Liban en 1982. Cette invasion a vu l’image d’Israël en Occident se
détériorer très sensiblement pour la première fois. En effet, le long siège de Beyrouth,
marqué par les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila,
perpétrés sous supervision israélienne, choquèrent l’opinion publique
mondiale. En Israël même, ce traumatisme, comparable à celui produit aux États-Unis par la guerre du Vietnam, demeure présent.