La fabrique
de l’amalgame ça marche bien. L’inversion accusatoire est devenue l’industrie
de la pensée contemporaine. Aux faits qui dénoncent, les réponses sont la
psychologisation.
Amalgamer des sujets comme l’UE, l’OTAN, les
tours du 11 septembre, le réchauffement climatique, la politique sanitaire
anti-covid, le great reseat et la mondialisation, avec les illuminati et
la terre plate toujours à disposition, tout
ça dans un sac et coudre les étiquettes complotisme et extrême droite, c’est une
insulte à toute la rationalité accumulée depuis l’antiquité. Sonia Bakès veut
apparier pensée critique du système et secte, Jacinda Ardern est plus avancée :
elle associe au terrorisme.
Complotisme… En
lexicologie soviétique, les déviants à la doxa étaient appelés vipères lubriques ou chacals puants. Au moins, c’était plus imagé, plus coloré comme
condamnations.
C’est une
expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il
va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Il était complotiste Montesquieu ?
L’Esprit des Lois, ou le principe de la méfiance réciproque des pouvoirs, c’est
une théorie de la conspiration ?
La
République, de Platon, Politique d’Aristote, qui ne sont que des réflexions sur
la difficulté à contrôler le pouvoir, ses penchants vers la tyrannie, le
complot, la corruption, la censure : il faut les jeter au feu ?
Misère…