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Jason 26 juin 2025 18:29
Jason

Le libre échange finit toujours à bénéficier à celui qui le propose. L’échange est nécessaire, certes, mais pas à n’importe quel prix.


Si j’ai bonne mémoire, Ricardo favorisait les échanges avec le Portugal : les Britanniques fabriquaient des machines et les échangeaient contre du vin de Porto, très prisé en Grande Bretagne. Très bien, mais, cela confinait le Portugal à rester à cultiver ses vignes sans avoir accès aux nouvelles techniques de fabrication des machines de l’époque.


Deuxième exemple de libre échange à la Britannique : au XIXème siècle, l’Inde était le premier fabricant de tissus de coton au monde. Les Britanniques s’emparèrent de l’appareil de production textile de l’Inde, interdirent aux Indiens de tisser le coton, et firent fabriquer des cotons tissés dans leurs usines pour les revendre en Inde ; bel exemple de libre échange.


Troisième exemple : Pendant le début du XIX ème siècle la Prusse voulait établir une union douanière entre les différents états de l’Allemagne d’alors. Cela s’appelait le Zollverein ou union douanière. Mais les états plus puissants imposaient leur loi aux autres états. L’économiste List s’opposa à cette manière de faire du commerce qui ruinait certaines régions du pays.


Le libre échange est un slogan, un mot valise qui n’a pas de sens pratique si on n’établit des règles équitables de commerce. Attention aux grands mots...


Ce que Trump veut faire, c’est bouleverser l’ordre des échanges, souvent déséquilibrés, et reprendre la main sur nombre de marchés. Mais, on n ’est plus à l’époque de Ricardo, car la Chine, l’Inde et l’Europe lui font face. Reste la politique de la canonnière, très dangereuse à l’ère du nucléaire.



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