Faute de disposer d’un mètre-étalon de l’information, du média de référence auquel nous ferions totalement confiance, la solution réside dans la diversité des sources — comme procèdent, ou devraient le faire, services et journalistes -, tout en luttant contre nos propres faiblesses, notamment le biais de confirmation qui nous pousse à lire ce qui confirme nos convictions. Et sans ignorer les failles des médias alternatifs : manque de moyens d’enquête, tendance à privilégier thèses minoritaires « complotistes ».
Mais il faut une dose de paranoïa, car dans l’idéal, on voudrait acheter son journal et s’informer peinard avec café-croissant ou bière, pas faire un véritable travail critique en se creusant le ciboulot pour savoir quel pourcentage de mensonge par omission se niche dans ce qu’on vient de lire !
A priori, la meilleure information devrait être celle des services, puisqu’ils ont toutes les infos dont celles qui sont secrètes, des moyens, et (théoriquement) de bons analystes géopolitiques. Le problème c’est que le citoyen lambda n’y a pas accès !