@Fanny « : la Novorossia (l’Est, le Sud jusqu’à Odessa) est historiquement autant russe qu’ukrainienne. »
Je dirais plutôt qu’elle est bien plus russe qu’ukrainienne ! La formulation la plus neutre de ma part serait qu’ils partagent un passé commun, et ce depuis les Varègues, des Vikings sédentarisés. Mais l’Ukraine n’a jamais battu monnaie, n’a été un pays que quelques dizaines d’années ; c’était tout au plus une région, le nom lui-même « ukraina » voulant dire les limites, le limes romain. Après le rattachement arbitraire et injustifié de territoires du temps de l’uRSS, il lui a manqué la patine du temps qui fonde l’identité. Chez nous aussi ce fut compliqué pour les régions limitrophes au passé tourmenté (Alsace, Catalogne, Bretagne, Aquitaine, Savoie, etc. !) mais le temps a calmé les revendications et forgé l’identité nationale.
Ces interdictions de voyage et cette censure par l’UE révèlent surtout son manque de confiance en elle. Là encore, le temps n’a pas encore stabilisé d’identité européenne, ni culturellement, ni économiquement, ni fiscalement...
La responsabilité des USA dans le Maïdan (documentée et officiellement reconnue par eux-mêmes !) — qui ne fut rien d’autre qu’un coup d’Etat — , et ce qui a suivi (lois linguistiques, répression par des milices ultras envoyées au Donbass) , ainsi que le suivisme de l’UE, devraient nous inciter à considérer les buts de la Russie avec moins de mépris et plus de considération, au minimum comme une base de négociation, plutôt que rester dans l’exigence obstinée d’un cessez-le-feu préalable — dont le but manifeste est l’envoi de troupes franco-anglaises et le réarmement de Kiev.