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Luniterre 13 septembre 17:31
Luniterre

@Marc Dugois

@Tous

La « valeur » de l’argent n’est jamais, au final, que sa capacité à se transformer en telle ou telle quantité de biens ou de services.

Et donc, au moment de finaliser la moindre transaction il y a une « somme », un chiffre en numéraire, qui fait face à une marchandise ou à un service, et peu importe, à ce moment, la nature, la forme et l’origine de l’argent.

C’est même le seul moment où la valeur de l’argent devient une réalité.

L’argent cesse d’être « crédit » quand il arrive entre les mains ou sur le compte du « vendeur » du bien ou service.

Même « créé » à l’origine sous forme de crédit, il n’en reprend ainsi pas moins sa circulation dans l’économie sous une nouvelle forme, potentiellement « cash », tandis que le souscripteur du crédit continue à payer ses traites et à dépenser le reste de ses revenus pour d’autres biens, qu’il peut éventuellement « payer cash », alors que l’argent de ses revenus « futurs » circule déjà sous forme « cash », également, et peut éventuement entamer un autre cycle générateur de profit, d’une manière ou d’une autre.

Effectivement, chaque traite remboursée « détruit » de la somme équivalente ce qui reste du compte de l’emprunteur, qui est donc néanmoins sensé survivre et donc agir économiquement avec ce reste, qui peut donc apparaître, en pratique, comme un « doublon » de la somme transférée sur le compte du vendeur.

Donc même s’il y a « comptablement » destruction de la somme initialement créée par le crédit, elle n’en a pas moins et pour l’essentiel, même si de manière « décalée dans le temps », une « double vie » néanmoins bien réelle et précisément, dans l’économie réelle, celle qui « transforme » la valeur « fictive » de l’argent en une réalité bien concrète.

C’est à mon avis à partir de ce « dédoublement » de la valeur réelle en circulation qu’il faudrait aller plus loin pour étudier en profondeur les mécanismes de l’augmentation « conjointe » de la masse monétaire et de la masse des dettes.

En ce qui concerne votre tentative de démonstration en dix points, elle s’arrête donc ainsi au point trois, en réalité :

« Troisième question  : Ces chiffres que l’emprunteur pense être de l’argent, ne vont-ils pas voyager avec les chèques et les virements que l’emprunteur va faire, transmettant la propriété de la créance sur la banque au bénéficiaire du virement ou du chèque ? »

>>> la pratique économique évidente montre que l’argent arrivé sur le compte du vendeur est du « bon argent » et fonctionne comme tel, quoi qu’il en soit.

>>> la « transmission de créance » est donc concrètement une fiction.

>>> fin de l’histoire.

>>> Il faut donc encore chercher ailleurs si l’on veut réellement éclaircir le mystère de l’économie contemporaine.

Luniterre



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