Bonjour @juluch,
Merci infiniment pour ce retour toujours aussi pertinent.
Vous mettez le doigt exactement sur le cœur du problème : confondre la nostalgie des grandes heures de l’Armée rouge avec la réalité d’un conflit moderne au XXIe siècle, c’était le pari perdant par excellence du Kremlin. Cette incapacité à évaluer correctement son adversaire a ouvert une séquence dont la Russie aura effectivement besoin de longues années pour se relever, tant sur le plan militaire qu’économique.
Et vous avez totalement raison sur l’effet boomerang : au lieu de repousser l’OTAN, cette agression a surtout réveillé et ressoudé les Occidentaux comme jamais. C’est un pari géopolitique totalement manqué, et c’est un plaisir de lire des analyses aussi lucides dans les commentaires.