@Jean-Paul Foscarvel
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Pour aller plus loin sur la notion de valorisation de la production « dématérialisée » >>>
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Ce
qu’il faut comprendre à propos du travail de conception c’est que
s’il produit effectivement une « valeur ajoutée » à la
production, elle s’y trouve donc néanmoins intégrée ex ante par
rapport au processus productif lui-même, et donc c’est
essentiellement une valeur ajoutée à la valeur du capital fixe, et
donc à amortir avec la vente de la production, et elle ne constitue
donc pas une plus-value par rapport au capital initialement investi
dans telle ou telle production, capital investi qui comprend donc
nécessairement le travail de conception de la chaîne de production
aussi bien que du produit lui-même.
Pour
dire les choses crûment, la réponse se trouve dans la situation où
le ou les concepteurs d’un produit et de son processus productif
viennent à disparaître alors que le processus est déjà lancé.
Le
salaire de ces personnels « concepteurs » a donc déjà
été versé et n’intervient plus dans la valeur du produit et/ou du
processus, contrairement à la force de travail des ouvriers
productifs encore éventuellement nécessaires sur la chaîne si le
processus n’est pas déjà complètement automatisé et robotisé.
La
situation est assez similaire en ce qui concerne les productions
« dématérialisées » accessibles directement au client,
indépendamment de leur support matériel éventuel, qui, lui, répond
toujours aux lois de l’économie « classique ».
Elles
ne peuvent être « valorisées » commercialement qu’en
fonction de la masse monétaire en circulation, c’est à dire
essentiellement de la dette, désormais.
Elles
ont une « valeur d’usage » mais pas réellement de valeur
d’échange au sens de l’échange entre travailleurs-producteurs qui
est à la base de l’économie capitaliste, même si indirectement et
avec prélèvement de la plus-value, au passage, par le capitaliste
investisseur, mais qui reste une part de la valeur ajoutée à chaque
produit par le travail productif directement incorporée au produit,
du moins jusqu’à la période actuelle de robotisation, qui cesse
donc d’être « capitaliste » à proprement parler, à
mesure que la robotisation se généralise, ce qui est déjà
majoritairement le cas, tant en termes d’effectifs ouvriers encore
réellement productifs au sens de l’incorporation directe de la force
de travail dans le processus et donc dans le produit, que de rapport
entre capital fixe et capital variable, surtout si, pour évaluer
correctement la plus-value encore réellement extractible on se
limite à ce qui en fait la définition de base, en réalité encore
incontournable pour comprendre, même si « par défaut »,
en quelque sorte, l’évolution actuelle de l’économie désormais
banco-centralisée.
Luniterre