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Luniterre 30 octobre 17:18
Luniterre

@Jean-Paul Foscarvel

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Pour aller plus loin sur la notion de valorisation de la production « dématérialisée » >>>


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Ce qu’il faut comprendre à propos du travail de conception c’est que s’il produit effectivement une « valeur ajoutée » à la production, elle s’y trouve donc néanmoins intégrée ex ante par rapport au processus productif lui-même, et donc c’est essentiellement une valeur ajoutée à la valeur du capital fixe, et donc à amortir avec la vente de la production, et elle ne constitue donc pas une plus-value par rapport au capital initialement investi dans telle ou telle production, capital investi qui comprend donc nécessairement le travail de conception de la chaîne de production aussi bien que du produit lui-même.

Pour dire les choses crûment, la réponse se trouve dans la situation où le ou les concepteurs d’un produit et de son processus productif viennent à disparaître alors que le processus est déjà lancé.

Le salaire de ces personnels « concepteurs » a donc déjà été versé et n’intervient plus dans la valeur du produit et/ou du processus, contrairement à la force de travail des ouvriers productifs encore éventuellement nécessaires sur la chaîne si le processus n’est pas déjà complètement automatisé et robotisé.

La situation est assez similaire en ce qui concerne les productions « dématérialisées » accessibles directement au client, indépendamment de leur support matériel éventuel, qui, lui, répond toujours aux lois de l’économie « classique ».

Elles ne peuvent être « valorisées » commercialement qu’en fonction de la masse monétaire en circulation, c’est à dire essentiellement de la dette, désormais.

Elles ont une « valeur d’usage » mais pas réellement de valeur d’échange au sens de l’échange entre travailleurs-producteurs qui est à la base de l’économie capitaliste, même si indirectement et avec prélèvement de la plus-value, au passage, par le capitaliste investisseur, mais qui reste une part de la valeur ajoutée à chaque produit par le travail productif directement incorporée au produit, du moins jusqu’à la période actuelle de robotisation, qui cesse donc d’être « capitaliste » à proprement parler, à mesure que la robotisation se généralise, ce qui est déjà majoritairement le cas, tant en termes d’effectifs ouvriers encore réellement productifs au sens de l’incorporation directe de la force de travail dans le processus et donc dans le produit, que de rapport entre capital fixe et capital variable, surtout si, pour évaluer correctement la plus-value encore réellement extractible on se limite à ce qui en fait la définition de base, en réalité encore incontournable pour comprendre, même si « par défaut », en quelque sorte, l’évolution actuelle de l’économie désormais banco-centralisée.

Luniterre



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