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Accueil du site > Tribune Libre > 11-Septembre : Mathieu Kassovitz contre la rhétorique de disqualification

11-Septembre : Mathieu Kassovitz contre la rhétorique de disqualification

Le 4 octobre dernier s'est tenu devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, le procès que l’acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz a intenté il y a deux ans déjà à deux journalistes de Radio France et de l’Express et un blogueur du Journal du Dimanche pour "injures publiques", à la suite des commentaires infamants qui ont été formulés à son sujet concernant la position qu'il avait exprimée publiquement à propos du 11-Septembre durant l'émission de débat de Frédéric Taddeï "Ce soir ou jamais", le 15 septembre 2009 [1]. Mathieu Kassovitz avait, à cette occasion, remis en cause les conclusions de l’enquête officielle sur les attentats de 2001. Et dès le lendemain, le réalisateur avait connu un lynchage médiatique d’une incroyable violence.
 
Le procès qui a offert une tribune inhabituelle au débat sur le 11-Septembre, a aussi obligé les opposants au réalisateur à se découvrir par rapport à l'instrumentalisation d'insultes déplacées, comme "révisionniste", ou d'insinuations autour du négationnisme. Cet événement nous offre donc l'occasion de mieux comprendre les méthodes des inquisiteurs installés au sein des médias grand public et usant d'une rhétorique de disqualification [2], ce procédé qui consiste à utiliser des éléments de langage d'une force symbolique disproportionnée et sans rapport avec le problème visé. Il apparaît que cette manœuvre, une fois décryptée, a clairement pour objectif de réduire au silence la libre parole à propos du 11-Septembre et décourager à l'avance les sorties médiatiques d'autres personnalités sur le même sujet. Le jugement du procès doit être rendu le 15 novembre. 

 
 
Caillassage rhétorique
 
 
En septembre 2009 est diffusée sur France 2 la série documentaire "Apocalypse" qui retrace la Seconde Guerre mondiale sur la base d'images en partie inédites et en couleurs, offrant aux nouvelles générations l'occasion de saisir la portée de ce conflit majeur du siècle dernier. La série est un événement : saluée par la critique, elle obtient aussi un succès d'audience hors norme pour un tel format. Mathieu Kassovitz en est le narrateur. Il raconte la trame, les enjeux et les conséquences dévastatrices de cette guerre qui coûta la vie à près de 50 millions d’êtres humains dont une majorité de civils.

Le choix des responsables de la série est judicieux. Le réalisateur de "La Haine" est une personnalité unique dans le paysage artistique français. Il est jeune et allie à la fois une forme de réussite, de goût du risque et d'intégrité. C'est un comédien populaire qui a rencontré un large public en choisissant des rôles parfois difficiles, comme dans l’excellent film de Costa-Gavras AMEN, un des meilleurs rôles de Kassovitz. Mais ce dernier est avant tout un cinéaste atypique qui a travaillé à la fois en France et aux Etats-Unis. Il a su prendre des risques et il a cette image d'un homme du présent, à la fois indépendant d'esprit, sensible et engagé [3].
 
Dans le cadre de la promotion de la série, Mathieu Kassovitz est invité à différentes émissions de télévision. Et à l'occasion de la rentrée, Frédéric Taddeï a choisi de poser en débat pour sa première émission de la saison la question : "Peut-on contester ce que l'on dit du 11-Septembre ?" Plus précisément, il s’agit, à l’occasion de la sortie du livre d’Éric Raynaud : 11-Septembre, les Vérités cachées, de déterminer s’il est légitime ou non que ce sujet, abondamment débattu sur Internet, soit également traité par les grands médias traditionnels. Kassovitz est sur le plateau pour répondre. Et son point de vue sur les attentats de 2001 est déjà connu des spécialistes du sujet, à savoir la remise en cause de la version délivrée par l’administration Bush.
 
Le débat a le mérite d'être plutôt posé et la parole des intervenants respectée, grâce au professionnalisme et à la perspicacité de Taddeï qui, pour un soir, ouvre son plateau à ce sujet devenu incroyablement tabou. Après le lynchage médiatique subi par Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard à la suite de leurs déclarations publiques concernant le 11-Septembre, Mathieu Kassovitz sait qu'il prend des risques en intervenant ainsi. Mais il a le courage de poser les questions qui dérangent, et le fait sur un registre beaucoup plus structuré et soutenu que ses prédécesseurs. Kassovitz connait bien le dossier qu'il explore depuis plusieurs années. De son point de vue, le récit de l'administration Bush est "obligatoirement questionnable" et l’information officielle ne peut être prise "comme argent comptant". Le cinéaste remet en perspective l’enjeu des expéditions guerrières des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan et la diabolisation de l‘Islam qui a suivi les attentats, indiquant que la question des intérêts stratégiques et l'émergence d'un nouveau bouc émissaire peuvent permettre de lire la réalité d'aujourd'hui à la lumière de ce que l’histoire de l'Allemagne nazie nous a appris. Et s'ils ne sont jamais péremptoires, les propos de Mathieu Kassovitz ne souffrent guère d’ambiguïté : son intervention va déclencher une véritable tempête médiatique.


Il est recommandé de visionner cette vidéo jusqu’à la fin
où se situe un point intéressant du débat
 
 
En effet, dès le lendemain de l'émission, Mathieu Kassovitz est à son tour victime de la "police de la pensée" qui lui inflige un véritable caillassage rhétorique dans la presse, à la radio et la télévision. Stigmatisant violemment Mathieu Kassovitz et son « étonnante diatribe révisionniste », Renaud Revel, responsable de la rubrique médias à l’Express, compare le réalisateur de "La Haine" à l’historien révisionniste Robert Faurisson, tandis que Lilian Massoulier, dans un blog du JDD, le rapproche de Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d’Hitler. Quant à Patrice Bertin, sa chronique sur France Info épingle un Mathieu Kassovitz en « révisionniste et fier de l'être ». Ces trois chroniqueurs ainsi que d'autres acteurs des médias dont Nathalie Levy qui reprend l’expression de « Faurisson du 11-Septembre » sur France 5, vont ainsi user sans vergogne de cette arme d'une redoutable efficacité qu'est la rhétorique de disqualification.
 
Et là aussi, contrairement à ses prédécesseurs, Mathieu Kassovitz ne se laisse pas intimider et tient tête aux snipers qui tentent de l'abattre. Le 25 septembre 2009, il porte plainte contre Renaud Revel (l’Express) et Lilian Massoulier (JDD), et quelques jours plus tard, contre Patrice Bertin (Radio France). Son avocat Me William Bourdon déclare : « En étant assimilé à un négationniste et à un adepte de Goebbels, Mathieu Kassovitz considère qu’il fait l’objet d’outrages d’une exceptionnelle gravité, qui portent douloureusement atteinte à sa réputation, à son honneur, et au-delà à sa famille dont il rappelle qu’une grande partie a disparu dans les camps de concentration nazis. »
 
Cette séquence nous permet d'observer à la fois la distorsion et l'impasse qui caractérisent le traitement médiatique des événements du 11-Septembre : Face à Mathieu Kassovitz, personnalité française respectée qui fait valoir la nécessité de mettre en débat la version officielle délivrée par l'administration Bush, les critiques sont d'une violence si extrême, si démesurée que tout débat s'en trouve inhibé. Le sujet du 11-Septembre, déjà tabou, devient un non-sujet au sein des médias corporatistes. Désormais, toute remise en question ne sera tout simplement plus du tout abordée, quelle que soit l'importance des révélations qui tombent au fil des mois et des années, accentuant le fossé qui sépare la théorie officielle des faits, témoignages et autres indices qui la rendent peu vraisemblable et fortement sujette à caution.
 
Hicham Hamza, journaliste à Oumma avait très justement fait remarquer qu' « au-delà de ce lynchage médiatique, récurrent dès qu’une personnalité publique revendique l’exercice du doute méthodologique sur le déroulement des attentats de Manhattan et du Pentagone, il sera intéressant d’observer l’évolution de la procédure judiciaire inaugurée avec aplomb par Mathieu Kassovitz. Si [l'injure publique] est reconnue, une jurisprudence en la matière sera établie, libérant la parole critique sur le sujet tabou ; à l’inverse, si la plainte devait être rejetée, il est à craindre que l’omerta ne se renforce, diabolisant davantage quiconque osera pointer du doigt les multiples incohérences et anomalies relatives à la mythologie officielle du 11-Septembre. »
 
Début 2011, Eric Hazan et Alain Badiou ont publié aux éditions La fabrique, un ouvrage salutaire intitulé L'antisémitisme partout qui démonte le procédé par lequel certains intellectuels instrumentalisent à l'envi l'insulte en lien avec la question juive ou la Shoah afin de neutraliser la capacité de parole de leurs adversaires dans des cas de figure qui n'ont par ailleurs strictement aucun rapport avec le crime abominable dont ont été victimes les juifs d'Europe. L'usage abusif du terme "révisionniste" relève ici, exactement de la même logique.
 
 
Inquisiteurs et fiers de l'être
 
 
Le groupe de personnalités qui s'est chargé de régler son compte médiatique à Mathieu Kassovitz ne sort pas de nulle part. Il s'agit d'individus qui pour certains ont été croisés sur d'autres opérations de sabotage visant le "mouvement international pour la vérité sur le 11-Septembre". Il s'agit de journalistes, d'animateurs ou de blogueurs qui ont pour point commun de communiquer à partir d'éléments de langage, à l'identique des hommes politiques, dans un registre particulièrement agressif et qui n'hésitent pas à employer des expressions d'une violence démesurée, tel qu'ici le terme "révisionniste", sans rapport signifiant avec le sujet dont il est question dans le débat qui nous occupe : le droit au doute concernant le récit officiel délivré par un gouvernement – et donc, par essence partisan – sur les événements du 11-Septembre.
 
Dans le théâtre médiatique au centre duquel a été dressé un bûcher à l’occasion de l'intervention de Mathieu Kassovitz, ce dernier prend aussitôt le rôle de la sorcière qu'il faut brûler du fait de l'affront commis consistant à s'interroger en public sur la nature "orwellienne" de la réalité telle qu'elle nous est décrite par cette version officielle. Face à lui, se lève brusquement un curieux groupe d’inquisiteurs, formé de personnalités qui ont pour professions ou pour habitudes de déambuler dans le paysage médiatique français et qui semblent comme programmés pour jaillir tels des Zébulons dès qu’est prononcée la date du 11-Septembre afin de s’offusquer si d’aventure une opinion dissidente ose toujours se manifester.
 
Marin Karmitz, présent sur le plateau de Taddeï le même soir, face à Kassovitz, craque la première allumette et tente de conclure le débat en assimilant ceux qui doutent de la version officielle sur le 11-Septembre à des négationnistes réfutant l'existence des chambres à gaz. Mathieu Kassovitz, dont une partie de la famille a été victime de la Shoah, s'opposera avec force à cet amalgame abject et sans fondement. Mais le signal vient d’être donné, la chasse est ouverte et les chiens peuvent être lancés.
 
Dès le lendemain, Renaud Revel reprend le flambeau dans son blog sur les médias au sein du site de l'Express, et s’en prend à la fois au réalisateur et à l’intervieweur qui lui fait face, Frédéric Taddeï qu’il accuse de ne pas avoir su "recadrer" son invité. Bien entendu, Revel manie un fusil à deux coups, il envoie un message aux personnalités trop bavardes, mais aussi et surtout aux producteurs, animateurs et journalistes susceptibles de leur accorder un temps de parole… Et il conclut son papier délirant en lançant : « Kassovitz en Faurisson du 11-Septembre, il ne manquait plus que cela. »
 
Dans son article publié sur AgoraVox, William Castel démontera avec pertinence la manœuvre tordue entreprise par Renaud Revel : « Faurisson nie l’existence des chambres à gaz durant la Seconde Guerre mondiale. Kassovitz, lui, prend acte des zones d’ombre du 11-Septembre (que tout le monde admet) et trouve justifié un questionnement sur cet événement, voire un soupçon sur l’administration Bush, dont l’attitude fut plus que trouble avant, pendant et après les attentats, et dont les mensonges sont avérés. Comment peut-on oser mettre en relation ces deux noms ? Kassovitz nie-t-il l’existence de quoi que ce soit ? Nie-t-il les morts ? Les avions crashés ? Le héros du film Amen de Costa-Gavras est-il suspect d’antisémitisme ? Comment le rédacteur en chef d’un hebdomadaire de cette importance peut-il se laisser aller à pareille comparaison - surtout après la salutaire mise au point faite par Kassovitz lui-même durant l’émission ? Injurier en toute impunité : on nous avait fait croire que c’était l’apanage des blogueurs sans contrôle... Les journalistes seraient-ils devenus des blogueurs comme les autres ? »
 
De son côté, Hicham Hamza indique : « Assimiler le descendant d’une famille de déportés, et parrain du collectif Devoirs de mémoire, à un négationniste patenté, voilà qui ne manque pas de sel. Cet amalgame abject consistant à mettre sur un même plan l’analyse critique du récit politico-médiatique du 11-Septembre et la négation de la Shoah a régulièrement d’illustres défenseurs parmi les faiseurs d’opinions, tel le directeur de Libération, Laurent Joffrin, qui a repris à son compte la même escroquerie intellectuelle lors d’une interview accordée à une radio suisse. »
 
Sur France Info, Patrice Bertin, ex-patron de la rédaction de France Inter, se déchaîne lui aussi contre Kassovitz, s'aventurant à jouer avec les mots de Jean-Marie Le Pen et son "point de détail" avant de s'enflammer dans sa petite chronique : « Voilà [que Mathieu Kassovitz] met en cause ce qu'il appelle la version officielle américaine du 11-Septembre et qu'il fait un parallèle avec les nazis et la propagande de Goebbels selon lequel plus le mensonge est gros, mieux il passe. Fermez le banc. Il y a un mot pour ça : révisionniste et fier de l’être ! » Bertin est comme parti en croisade, et lors du procès, il persiste et signe : « Je ne regrette strictement rien. Si je pouvais refaire ma chronique aujourd'hui, je réemploierais le mot "révisionniste". »
 
Une troisième chronique est publiée sur un blog du site du Journal du Dimanche. L'auteur se nomme Lilian Massoulier et son billet s'intitule délicatement "Kassovitz redonne des couleurs à Goebbels".
 
Sur ces trois chroniqueurs Revel, Bertin et Massoulier, impliqués dans le procès, seul Patrice Bertin sera présent au tribunal, les deux autres accusés étant représentés par leur avocat. En 2009, bien d’autres personnalités des médias s’étaient jointes à ce trio pour participer au lynchage : Jean-Marc Morandini et Frédéric Bonnaud sur Europe 1, Franz-Olivier Giesbert et Bruce Toussaint sur Canal+, Nicolas Poincaré et Nathalie Levy sur France 5 ou encore Bénédicte Charles dans l’hebdomadaire Marianne qui suite à l’article de l’Express, avait pris la défense de Frédéric Taddeï mais ne manquait pas d’enfoncer davantage Mathieu Kassovitz. Aucun de ces courageux snipers n’accompagnera ses collègues au tribunal, non pas que ces personnalités se soient montrées plus nuancées dans leurs accusations, au contraire… le plus souvent. Mais ils ont pratiqué la rhétorique de disqualification en privilégiant l'insinuation plutôt que l’insulte directe, ce qui leur assure une totale impunité.
 
 
 
Justice, sémantique et duplicité
 
 
Lorsque les chroniqueurs s’en prennent à Mathieu Kassovitz dans les médias, l'accusation de "révisionniste" dont ils se régalent marque par la violence de l'insulte et la volonté de nuire. Mais il est intéressant de constater que les mêmes chroniqueurs ou leur avocat, une fois au tribunal, tentent d’éviter les conséquences de la calomnie qu’ils ont diffusée en s'appuyant cette fois sur la définition neutre du terme afin de réduire le débat à un simple enjeu sémantique.
 
Pourtant, "révisionniste" est une expression choisie par les adversaires de Kassovitz pour sa force d'évocation visant à limiter la portée des propos du cinéaste en le discréditant. Il est évident que ce mot lourd de sens implique dans l'esprit du public, une forme de complicité mentale avec les nazis, qui s'attache à tout individu accusé de cette volonté de manipulation de l’histoire. Et il faut vraiment faire preuve d'une mauvaise foi de politicien pour soutenir le contraire. Sur le plan médiatique, cette manœuvre vise donc clairement à nuire à la personne qui en est victime en enveloppant son discours dans le caractère abject de la pensée néonazie. Et comme Mathieu Kassovitz l'a précisé lui-même durant le procès, la difficulté pour se défendre serait encore plus grande s'il n'était pas juif lui-même…
 
Le révisionnisme a deux significations principales : « Pour les historiens, il s’agit d’un terme sans connotation particulière qui désigne une démarche critique consistant à réviser de manière rationnelle certaines opinions couramment admises en histoire, que ce soit par le grand public (le plus souvent), ou même par des historiens de profession non spécialistes de la période ou du domaine d'études considéré. »
 
Mais « la notion de révisionnisme peut également désigner, par abus, la remise en cause de certains aspects de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale par la négation, la minimisation ou la contestation de certains éléments du génocide commis par les nazis. La plupart des historiens utilisent le terme de négationnisme, alors que les négationnistes se désignent eux-mêmes par le terme de "révisionnisme". Ainsi, en histoire, le révisionnisme diffère du négationnisme, et il ne faut pas confondre ces deux termes. »
 
Sans état d’âme quant à la duplicité de leur propre conduite, les inquisiteurs qui ont stigmatisé Mathieu Kassovitz en abusant de la violence qu'implique le sens du mot "révisionniste" dans sa deuxième définition se dissimulent donc ensuite derrière la définition première du terme pour échapper à toute sanction. Et la logique de défense des chroniqueurs qui ont attaqué Kassovitz va être de circonscrire le procès au débat qui consiste à déterminer si le terme "révisionniste" qui a été utilisé constitue, ou non, une insulte. Cet aspect sémantique détermine d’ailleurs la question à laquelle la justice devra répondre le 15 novembre.
 
Le terme "négationniste" est considéré par la loi comme une insulte grave et donc punie comme il se doit devant les tribunaux, alors que l'attribut "révisionniste" est davantage envisagé par la justice comme un terme neutre. Ce qui est remarquable est le fait que cette nuance parfaitement marquée en termes juridiques ne fait en rien écho à la proximité des deux expressions au niveau de leur signification culturelle. Etre qualifié de "révisionniste" renvoie automatiquement à l'insulte "négationniste", elle-même subordonnée à l’infamie que représente l’antisémitisme dans notre culture.
 
Pour le procès, le chroniqueur de France Info, Patrice Bertin, a choisi comme témoin Ivan Levaï, son ancien directeur de l’information à Radio France. L’avocat de Mathieu Kassovitz, interrogeant Ivan Levaï, lui a demandé s’il apprécierait de se faire qualifier de révisionniste. Ce dernier s'est gardé de répondre de façon directe à la question, et il a jonglé avec une anecdote à propos de Robert Faurisson qu’il avait invité autrefois à son émission Expliquez-vous et qu'il avait qualifié à l’antenne de "négationniste". Et selon Ivan Levaï, en comparaison de négationniste, le terme "révisionniste" utilisé par Patrice Bertin concernant Kassovitz est un terme neutre. Donc, lorsque Bertin balance dans sa chronique à propos de Mathieu Kassovitz "révisionniste, et fier de l'être", l’auditeur est supposé comprendre que ce n’est en rien péjoratif… Et Levaï qui a un sens de l’humour dont il n’est pas conscient, nous indique, pour appuyer son argumentaire, que Patrice Bertin a toujours été l’un des journalistes qui a enseigné la précision à ses collègues : « N’employez pas n’importe quel mot à propos de n’importe quoi, n’importe quand. »
 
 
On notera en tout cas avec étonnement que le terme "révisionniste" n'a pas été utilisé sur d'autres controverses de l'histoire récente, ni sur les différences d’opinions à propos d'événements dont l'interprétation évoluait au cours des dernières années. Les familles des victimes de l’attentat de Karachi en mai 2002 (photo ci-contre) et tous ceux qui les soutiennent ne sont pas traités de révisionnistes, pas davantage que François Léotard à l’occasion de ses affirmations relayées par Rue89 en janvier 2011. Pourtant, ces personnes ont réfuté la version officielle délivrée au départ pour ce crime initialement attribué à Al-Qaida, soutenant que cet attentat meurtrier était en fait un acte organisé par les services secrets pakistanais (ISI) en réponse à l’arrêt des paiements de rétro-commissions par la France. Ce changement d'interprétation implique une réécriture des événements et pourtant, à ce jour, aucun acteur de cette affaire n'aura évoqué le concept de révisionnisme.
 
Une telle différence de traitement est remarquable sur deux événements subissant une controverse similaire. Elle démontre que la motivation profonde de ceux qui s'opposent à la libre parole concernant le 11-Septembre n'a rien à voir avec le fait qu'une révision opérée sur le déroulement de l'histoire récente relèverait d'un processus assimilable au négationnisme contestant l'existence des chambres à gaz durant la Seconde Guerre mondiale, et donc condamnable pour cela. La motivation est tout autre.
 
 
Une manœuvre "orwellienne"
 
 
Le groupe de chroniqueurs qui s'est attaqué à Mathieu Kassovitz au lendemain de son intervention, bénéficie d'une tribune médiatique plus ou moins quotidienne et d'un accès privilégié aux relais publics d'information. Il s'est mobilisé avec force pour opposer un contre-feu violent à cette prise de position localisée, ponctuelle, voire isolée de Mathieu Kassovitz sur les événements du 11-Septembre… prise de position citoyenne, par ailleurs parfaitement légitime, et finalement assez contenue. Cet état de fait détermine par quelle méthode il est possible de réprimer dans les médias toute expression qui embarasse les gardiens du récit officiel sur le 11-Septembre [4].
 
Pour bien comprendre la manœuvre effectuée pour contrer la prise de parole dissidente de Mathieu Kassovitz et situer l'aberration que représente l'usage du terme "révisionniste" dans le cadre du débat sur le 11-Septembre, il est impératif de cerner le contexte de cet usage. Le signifiant culturel du "révisionnisme" pointe par association vers le négationnisme et l’antisémitisme. Etrangement, ces accusations reviennent régulièrement dans les discours visant à stigmatiser, neutraliser, voire criminaliser le mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, en particulier sous la plume de journalistes.
 
Dans l'article "Pourquoi les complotistes sont des ennemis de la démocratie" écrit par Laurent Joffrin à l'occasion du dixième anniversaire des attentats, le directeur de publication du Nouvel Observateur emploie à cinq reprises le terme "négationnistes" pour parler des citoyens qui s'interrogent sur la version officielle de l'administration Bush. En 2009, l’Express avait publié de son côté un dossier intitulé "Les nouveaux réseaux antisémites" dans lequel un encart nous expliquait avec une tranquillité déconcertante que toute version alternative au récit officiel des événements du 11-Septembre devait être considérée comme une œuvre de manipulation opérée au seul bénéfice d’organisations ou de personnalités antisémites notoires. Mais bien entendu, les adversaires de Mathieu Kassovitz ne pouvaient pas sauter aussi directement dans l’infamie de par le simple fait que Kassovitz est lui-même juif. Ils ont donc choisi d'opérer une sorte de pirouette aussi improbable que sordide consistant à circonscrire leur attaque entre une accusation directe de révisionnisme et une insinuation tordue autour de la thématique négationniste.
 
Dans leur ouvrage "L'antisémitisme partout", Hazan et Badiou remettent en perspective l'instrumentalisation de l'insulte associant la notion d'antisémitisme, ainsi que le profil de ceux qui en abusent et la manière dont fonctionne une chaîne de mots qui permet de marier artificiellement des concepts qui n'ont rien à voir entre eux : « Il s'agit, par des étapes et des connexions tout à fait singulières, de mettre en lien des choses qui […] n'ont aucun rapport entre elles. Intéressons-nous plus particulièrement aux détails rhétoriques de construction de ce lien. L'une des chaînes, très souvent à l'œuvre, se déplie ainsi : l'anticapitalisme a pour noyau l'antiaméricanisme, l'antiaméricanisme a pour centre l'antidémocratique, et l'antidémocratique - c'est là que se fait le saut ultime - a pour pivot l'antisémitisme » [5].
 
Dans la rhétorique de disqualification qui s’applique au mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, ce même type de chaîne de liens artificiels est bien connu : l’usage du doute concernant un événement qui souffre de zones d’ombre est assimilé à du "conspirationnisme", l’usage du même doute concernant le même événement après quelques années seulement est désormais nommé révisionnisme, le révisionnisme est associé au négationnisme qui est naturellement subordonné à l’antisémitisme. Et le tour est joué : un citoyen qui se pose quelques questions sur le récit de l'administration Bush à propos du 11-Septembre est donc un antisémite en puissance. « Tous ces procédés, si tirés par les cheveux qu'ils soient, finissent par former une rhétorique d'intimidation dont le seul but est de coller sur des adversaires l'étiquette "antisémite", avec l'idée qu'une fois appliquée, on ne pourra pas plus s'en défaire que le capitaine Haddock de son célèbre sparadrap. » précisent Hazan & Badiou [6]. Il s’agit ici d’une forme de terrorisme intellectuel et de totalitarisme sur la pensée qui nous rapproche dangereusement du monde de "1984", imaginé par George Orwell.
 
 
La volonté de nuire
 
 
En s’attachant à comprendre les intentions et à évaluer les résultats du procédé, il apparaît qu’un aspect important de la rhétorique de disqualification s’inscrit par essence dans une manœuvre propagandiste. En effet, le nombre des détracteurs au sein des médias qui réagissent de concert pour condamner Mathieu Kassovitz ne représente pas forcément la somme d’initiatives spontanées et disparates qui seraient emportées par un sentiment sincère d’indignation. Ces détracteurs ont en commun un objectif pour le moins saugrenu au regard des valeurs d’une grande nation démocratique : convaincre l’opinion publique que toute opinion dissidente sur le 11-Septembre est monstrueuse et inacceptable, et qu’à ce titre elle n’a pas sa place sur un média grand public. Et en dehors de quelques suiveurs éventuellement inconscients du rôle qu’ils sont amenés à jouer, l’ensemble des réactions virulentes qui stigmatisent le dissident Kassovitz résulte d’une effarante volonté de lui nuire, d’entacher sa réputation et de lui ôter toute crédibilité, lui encore plus qu’un autre, précisément parce que ses questions et ses arguments sont fondés, plausibles et donc efficaces.
 
Il est impressionnant d’observer comment des chroniqueurs vaguement mondains et souvent ancrés à gauche vont soudain se métamorphoser, lorsqu’ils parlent du 11-Septembre en croisés féroces investis d’une mission civilisatrice… Tout cela pour garantir l’intégrité d’une mythologie officielle délivrée par l’administration néoconservatrice de George W. Bush. En agissant ainsi, ils contribuent à installer un couvercle sur la marmite du 11-Septembre, et à le visser assez fort pour que ce sujet ne soit plus jamais débattu. Cette manœuvre nécessite pour le moins, de la détermination et quelques années d’efforts soutenus, et avant cela, de la réflexion. C’est ce que révèle, entre autres, le choix subtil et précis d’éléments de langage identiques repris par plusieurs chroniqueurs. Nous l’avons vu avec ce terme "révisionniste" qui possède une symbolique si forte qu’elle permet de disqualifier de tout débat entre gentlemen, les renégats qui en sont affublés.
 
Par ailleurs, dans cette entreprise de marginalisation opérée sur Mathieu Kassovitz, il est essentiel pour ceux qui en sont responsables d’éviter l’amorce au sein de l’opinion publique, d’un débat dans le débat qui déterminerait si oui ou non les arguments du cinéaste méritent d’être entendus. Le débat citoyen est précisément l’outil premier que les inquisiteurs veulent détruire afin que la vérité sur le 11-Septembre ne rencontre jamais ce levier qui lui permettrait à coup sûr d’émerger, tant la version officielle sur cet événement révèle une quantité inouïe d’anomalies et d’incohérences lorsqu’on lui accorde un minimum d’attention. La rhétorique de disqualification agit ici comme une sorte de feu nucléaire qui pulvérise toute forme de débat et anéantit le cadre d’un dialogue rationnel et serein avec la personne qui en est victime. Il s'agit, à l’inverse, de créer le chaos de la pensée, la confusion à l'identique de celle qui régnera quelques semaines plus tard sur le plateau de Guillaume Durand, dans l’émission "L’objet du Scandale" [7] où Kassovitz et Bigard, invités pour défendre leur point de vue alternatif à la version officielle, vont être placés dans une position intenable par leur hôte et leurs contradicteurs. A tel point que le débat rationnel qu’ils avaient souhaité ne pourra tourner qu’à la foire d’empoigne, et l’émission en deviendra littéralement inaudible durant certains échanges. Les inquisiteurs avaient, ce soir-là, de quoi savourer le fruit de leurs efforts. Il ne manquait plus, à cette occasion, qu’ils déroulent dans leur dos une banderole étoilée avec la mention : Mission accomplie.
 
Au large de la Californie, le 1er mai 2003, sur le porte-avion USS Abraham Lincoln :
Mission de propagande accomplie pour George Bush
qui annonce 
la fin de la guerre en Irak [8]

 
 
Le courage d'être dissident
 
 
Ainsi, c’est une guerre totale qui est lancée pour étouffer la dissidence en ne lui laissant aucun espace d'expression dans les médias grand public. Et ce qui est apparu insupportable aux tenants de la réalité que nous jugeons "orwellienne", c'est que, lors de l’émission de Taddeï, Mathieu Kassovitz ait pu s'exprimer posément, qu’il ait pu exprimer des arguments légitimes et convaincants sur la nécessité de s'interroger sur la version officielle des événements du 11-Septembre. Cela ne pouvait être admis. Cela ne devait pas se reproduire. Et cela ne s'est d'ailleurs jamais reproduit depuis. Aucune personnalité populaire, aucun leader d’opinion à la suite de l'intervention de Kassovitz n'a osé ou n’est parvenu à s’interroger aussi clairement sur le sujet à la télévision [9]. C'est dire la puissance de l'organisation "orwellienne" qui agit ici.
 
Pourtant cette puissance doit être à tout prix contenue, car quel que soit le jugement qui sera rendu à l'issue de ce procès, la dérive continue. Après avoir ignoré, puis en bonne partie bâillonné la contestation de la version officielle sur le 11-Septembre, les adversaires du "mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre" cherchent maintenant à déterminer comment criminaliser cette dissidence. Et le débat officiel glisse peu à peu vers la possibilité d’une loi visant à sanctionner le conspirationnisme (dans lequel la rhétorique de disqualification inclut depuis longtemps la remise en cause de la version officielle du 11-Septembre). Cette loi pourrait être construite sur le modèle de la loi Gayssot sanctionnant le négationnisme. Et la boucle alors serait bouclée.
 
En 2005, Guillaume de Rouville, dissident de la première heure, a écrit pour L’Idiot du Village, un article intitulé "Le 11-Septembre et le nouveau dogme révisionniste : Les complots n’existent pas" où l’auteur démontre comment le véritable révisionnisme est en fait à situer du côté des autorités qui, par intérêt, veulent imposer un dogme selon lequel les complots ne sont pas envisageables en démocratie. « Ou plutôt, ils existent, mais seulement quand les coupables sont musulmans ou noirs et que les victimes sont occidentales et blanches. » Et Guillaume de Rouville remarque : « Quand on ose s'interroger librement sur les attentats du 11-Septembre et que l'on émet quelques doutes sur la véracité de la version officielle, on est immédiatement mis à l'index par la police de la pensée dominante. Pourtant, on le sait, la version officielle (celle du rapport de la Commission sur le 11-Septembre) a été présentée et défendue par des hommes qui ont décidé d'envahir et d'occuper l'Irak, un pays qui ne les menaçait pas, en utilisant les mensonges les plus grossiers, alors même que ces hommes ont des intérêts pécuniaires avérés dans le commerce des armes ou du pétrole. Ce sont ces hommes qu'il faudrait croire sur parole. Autrement dit, on nous demande une sorte de suicide intellectuel et de garder nos doutes pour nos conversations privées […]. Mais heureusement, la raison est têtue et le doute est pugnace. […] Cela nous invite seulement à ne pas accepter, sans broncher, une vérité officielle qui comporte de nombreuses zones d'ombre et qui ne résiste pas longtemps à un examen critique élémentaire. »
 
Mathieu Kassovitz est têtu. Et c’est tant mieux. Pour lui, le 11-Septembre tel qu'il est retranscrit par le récit de l’administration Bush ne fait pas partie de notre Histoire. Les anomalies de ce récit sont trop insupportables, les doutes et les interrogations des citoyens, trop nombreux. Le sondage effectué par HEC pour ReOpen911 en 2011 révèle que 58% des Français doutent de la version officielle sur les attentats du 11-Septembre. Mathieu Kassovitz est désormais pour tous ces citoyens français, le dernier visage connu qui incarne un élan vital de résistance dans le combat pour faire valoir la recherche de la vérité. Et au-delà des manœuvres infamantes de ses détracteurs, Mathieu Kassovitz n’avance pas "le front honteux et la tête basse". Il a le courage d’affirmer ses convictions, le courage d’être dissident.
 
Ainsi, nous verrons le 15 novembre prochain, si le parquet reconnait à des citoyens français, le droit d’exprimer librement et défendre en toute légitimité leurs idées à propos du 11-Septembre sur des médias grand public. Et nous saurons surtout si leurs détracteurs sont autorisés, en retour, à les injurier en toute impunité, ou si la justice choisit de condamner cette aberration.


— Par Lalo Vespera, membre de ReOpen911 —
 
 
[1] Rappelons que le 25 septembre 2009 Mathieu Kassovitz a porté plainte contre Renaud Revel (L’Express) qui a comparé Mathieu Kassovitz à Robert Faurisson, Lilian Massoulier (le JDD) qui écrit que "Mathieu Kassovitz redonnait des couleurs à Goebbels", puis quelques jours plus tard contre Patrice Bertin (Radio France) qui a parlé d’un "point de détail comme dirait l’autre", et de "révisionniste fier de l’être". Tandis que Nathalie Lévy (France 5) qui a repris l’expression de Renaud Revel de "Faurisson du 11-Septembre", était finalement écartée de sa plainte. Une polémique bien résumée sur Agoravox et Oumma.
 
[2] L’expression "rhétorique de disqualification" s’est imposée comme désignation de la manœuvre décrite dans le présent article, grâce aux propos de David G. Boo, interviewé par Guillaume de Rouville qui m’a suggéré ces termes pour la problématique de l’instrumentalisation des insultes connotées.
 
[3] Le nouveau film réalisé et interprété par Mathieu Kassovitz, "L’ordre et la morale" sort sur les écrans français le 16 novembre, le lendemain du rendu du jugement. Le film raconte l'histoire de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie en 1988 (interview de Mathieu Kassovitz sur le film).
 
[4] A quelques très rares exceptions près :
 
[5] "L’antisémitisme partout – Aujourd’hui en France" de Eric Hazan & Alain Badiou, La fabrique éditions : page 24.
 
[6] Ibid. : page 28.
 
[7] Guillaume Durand consacra deux émissions de l’Objet du Scandale au débat sur le 11-Septembre : La deuxième avec Kassovitz et Bigard le 28 octobre 2009, et la première le 30 septembre 2009, qui avait fait l’objet d’un traitement consensuel « entre experts » où pourtant les erreurs furent légion. Guillaume Durand, en grand organisateur du chaos, osa ainsi annoncer que « si d'ici la fin de l'émission il n'avait pas réduit en bouillie les idées de Mathieu et Jean Marie, il n'aurait pas fait son travail », il évacua la question du WTC7 pour la fin de l’émission, ce que contesta JM Bigard, il ne corrigea pas les erreurs de la première émission, et surtout il déclara qu’il n’avait pas invité cette fois d’experts, « pour éviter que le débat ne tourne à des questions d’expert », en contradiction avec sa première émission, ce qui visiblement ne l’étouffait pas.

[8] Le rapprochement est inévitable, avec la date du 1er mai 2011 qui, dans le récit officiel, vit le corps de Ben Laden sombrer sans avoir été identifié visuellement « quelque part en mer d’Oman » depuis le porte-avion polyvalent USS Carl Vinson (celui qui était intervenu à Haïti). M. Obama a dit « Justice has been done », sorte de version démocrate du « mission accomplished » de GW Bush 8 ans plus tôt.
 
[9] Roland Dumas a fait part de ses doutes sur la version officielle du 11-Septembre très brièvement, lui aussi dans l'émission de Taddeï, le 16 décembre 2010, mais ce dernier, éventuellement échaudé par l’épisode Kassovitz, ne l’a pas invité à poursuivre son propos. Dumas aura ensuite l’occasion de développer son point de vue, mais dans une interview réalisée dans de médiocres conditions et diffusée uniquement sur internet.
 
 

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71 réactions à cet article    


  • Harfang Harfang 14 novembre 2011 11:27

    Que l’on défende ou non la version officielle du 11 septembre, que l’on aime ou pas Kassovitz il faut reconnaître à ce garçon le courage de ses opinion, et une constance admirable.


    • himmelgien 14 novembre 2011 17:58

      ... et une intelligence de premier ordre !...


    • Harfang Harfang 14 novembre 2011 13:07

      C’est vrai franchement quoi ! Toutes les idées qui sortent du lot, toutes les têtes qui dépassent, il faudrait les ratiboiser ! Manquerait plus que les gens pensent par eux-mêmes... inconcevable !

      Blague à part : Kassovitz n’a, à ma connaissance, émis aucune théorie fumeuse sur le 11 septembre, il n’a pas ouvertement accusé l’état US d’avoir organisé les attentats eux-mêmes et tutti quanti. Il se contente de pointer des zones d’ombre dans la VO et d’émettre des doutes. De là à le qualifier de révisionniste, négationniste et j’en passe et des meilleures, il y a quand même quelque chose de pourri au royaume de la liberté d’expression vous ne trouvez pas ? Oh ! mais j’allais oublier : la parole de l’état (fut-il américain ou français) est d’Or. On ne peut la contester. D’ailleurs l’Etat ne ment jamais : donc pas besoin de faire une enquête indépendante sur le 9/11, pas besoin de ramener le corps de Ben Laden aux USA, et il y surement des ADM en Irak même si on ne les a pas trouvé. Sérieusement, il va leur falloir de sérieux fumoirs pour traiter tous les saumons qu’ils voudraient que nous soyons...


    • files_walQer files_walker 14 novembre 2011 13:47

      @Alchimie

      « FAUX : il affirme qu’il y a eu démolition controlée. »

      Il ne s’agit aucunement d’une théorie fumeuse, mais d’une déduction après étude des faits. Les faits ici sont l’effondrement des trois tours. (WTC 1, 2 et WTC7).

      L’effondrement rapide à la vitesse proche de la chute libre ET surtout la symétrie de la chute permet de dire que cela ne peut correspondre à la version officielle (les avions et incendies pour WTC 1 & 2 et un incendie + dégâts pour WTC7).
      La meilleure hypothèse retenue par moult spécialistes ou le simple bon sens est la démolition contrôlée. Si démolition contrôlée il y a, elles ont été de deux types différents pour les tours 1 et 2 d’une part et la tour 7 de l’autre.

      Un peu de musique ?


    • Pyrathome Pyrathome 14 novembre 2011 14:01

      Prouvez-le et trouvez les traces de la démolition controlée...

      http://www.youtube.com/watch?v=RxWB7Cp-bK8
      Il parait que certains appellent ça un écroulement ? smiley
      Tout est dans les vidéos depuis le début, achète toi une bonne paire de triple foyer....


    • files_walQer files_walker 14 novembre 2011 14:03

      @Alchimie
      La vitesse de la chute et sa symétrie sont une preuve. L’opinion de la démolition contrôlée est partagée par un grand nombre d’architectes et d’ingénieurs. Le bon sens suffit pour pouvoir dire que la symétrie de cette chute est impossible lors d’un effondrement par gravité.

      Je vous laisse aller relire ce qu’en pense tous ces spécialites.


    • files_walQer files_walker 14 novembre 2011 15:24

      @Alchimie


      Loupé la vidéo « This is an orange » n’était pas drôle.

      Si vous voulez rire visionnez plutôt ces deux là

      Et pour être plus sérieusement informé sur ce que vous appelez « les théories du complot » qui devrait plus justement être renommée « etudes des faits » lisez ceci :

    • files_walQer files_walker 14 novembre 2011 15:55

      Inutile de me rappeler que les défenseurs de la VO n’ont pas l’esprit ouvert, je ne le sais que trop.


    • files_walQer files_walker 14 novembre 2011 16:14

      Le debunking de la vidéo de l’allumette est aussi mauvais que toutes les autres tentatives de debunking. Les videos ou autres documents que j’ai l’habitude de voir sont une étude des faits vérifiables. 

      C’est vous qui parliez de théories fumeuses ? La VO et les tentatives de debunking sont des théories fumeuses pour tous les gens « open minded » qui se donnent la peine de s’y attarder

    • Feste Feste 14 novembre 2011 16:39

      Tu es un gros faf pro-bush, neo con, alchimie, tu voudrais que les insulteurs et les insultés soient inversés, mais les ordures sont facile à reconnaitre, et tu ne tiens pas les poignées de la poubelle, si tu vois ce que je veux dire


    • Pyrathome Pyrathome 14 novembre 2011 18:41

      A part ça la vidéo de Pyrathome montre bien que les débris tombent plus vite que la tour !!!

      Les débris ne tombent pas plus vite, ils sont surtout éjectés à plus de 100 m comme une pelure de banane, ce qui prouve de facto la démolition contrôlée du haut vers le bas, une première dans l’histoire des démolitions .....de plus les cheminées d’éjection sont parfaitement visibles sur la vidéo en descendant, tout est dit dans cette vidéo, il n’y a aucun doute possible !! sauf bien-sûr pour les propagandistes anti-vérité.....


    • himmelgien 14 novembre 2011 20:19

      Oh , quel malheur : il devrait travailler pour le gang Bush, « des gens si biens » et au-dessus de tout soupçon !...


    • himmelgien 14 novembre 2011 20:39

       Comment savez-vous « qu’il connaît rien à la Physique »  ?... Vous avez fait vos études ensemble ?... Dans ce cas, vous devriez avoir honte de dénoncer un condisciple ; à moins que vousne vouliez personnellement lui nuire ?...

       ( Moi non plus, je ne suis pas physicien : il suffit d’en consulter un ou deux !... Et tous ceux qui se sont « penchés » sur le sujet ont tous la même conclusion : destruction contrôlée !... Et eux, ils travaillent par formules mathématiques, pas par « opinion » !... ( En fait, si la version bushiste était exacte, ce serait tout Manhattan qu’il aurait fallu évacuer pendant plusieurs jours, rien qu’avec les poussières et les fumées !... )


    • Totor le fort Totor le fort 15 novembre 2011 02:59

      alchimie : "La symétrie n’est pas une preuve gentil dissident : la tour est-elle même symétrique donc cet argument penche en faveur d’une chute ... symétrique."

      Pauvre guignol... smiley


    • vetran 15 novembre 2011 08:45

      Et pourquoi Kassovitz ne questionne-t-il jamais les actions et propagandes du gouvernement Israeliens ???
      Pourquoi ne questionne-t-il JAMAIS le comportement troublant de certains activistes juifs le jour du 11/9 ?
      Cet arrogant personnage ne cherche la vérité que là où ça lui plait, il ne « questionne » pas ses copains

      Alchimie, vous semblez pourtant approuver la VO. Auriez vous des éléments qui indiqueraient une quelconque responsabilité d’Israël dans les attaques du 11/9 ou est-ce un lapsus révélateur de votre part ?


    • Analis 15 novembre 2011 11:29

      @Alchimie :
      Il utilise les mêmes procédés que ceux qui contestent la Shoah

      En réalité, ce sont les défenseurs de la VO du 11-9 qui utilisent régulièrement les mêmes arguments que les négateurs de la Shoah. Du genre « il n’y avait aucun intérêt à le faire », « c’était contre-productif pour les Allemands », « ils avaient intérêt à utiliser les Juifs, pas à les exterminer » qui renvoient aux sempiternelles affirmations bâteaux du genre « les néo-conservateurs n’avaient pas besoin de le faire », « c’était une perte de temps pour eux », « un gros risque ». Et bien sûr les négationnnistes de la Shoah disent aussi que l’organisation était trop lourde, « qu’un tel secret était impossible à garder », que « les gouvernements sont incapables de le faire », que « quelqu’un aurait vendu la mèche » etc... Toute la rhétorique pro-VO du 11-9 habituelle. On sait ce que vaut ce genre d’agument.

      J’ai la certitude que si Hitler avait gagné la guerre, avec comme conséquence que l’Holocauste serait demeuré caché au public, ceux qui soutiendraient son existence seraient qualifiés de conspirationnistes (ou du terme équivalent qui se serait imposé). Et que leurs censeurs seraient ceux-là mêmes qui pourfendent les contestataires de la VO du 11-9.


    • nexus 14 novembre 2011 13:42

      Excellent article. Merci.

      Nous saurons demain 15/11 à quoi nous en tenir concernant notre « liberté d’expression ».

      Une chose est sure, plus elle se bloque au niveau du système et des média, plus elle se débloque dans les espaces privés, sans que le système ne puisse rien y faire et encore moins avoir le moindre contrôle...


      • Gonzague Gonzague 14 novembre 2011 14:40

        Vous avez changé de techniques pour vendre vos fadaises ? En lieu et place de démonstrations foireuses, vous préférez mettre l’accent sur « l’omerta » et la « persécution » dont vous faites l’objet....

        Je vous donne raison, cette technique est davantage éprouvée.

        Pleurnicher assure certains résultats que la bêtise liminaire empêche d’atteindre

        • Feste Feste 14 novembre 2011 16:41

          Tiens voilà le second amoureux de l’administration bush qui essaie encore d’exister.
          Comme à la fin de la 2° guerre les derniers defenseurs du bunker sont des français


        • Pyrathome Pyrathome 14 novembre 2011 18:42

          Oui, encore un qui sera rasé à la libération..... smiley


        • robin 15 novembre 2011 08:59

          Ca paie bien propagandiste de la VO ?


        • maddle maddle 14 novembre 2011 15:25

          Intéressant ce rapprochement 11/09= antisémitisme = négation des chambres à gaz. Surtout que cela ne vient pas à l origine des conspirationniste. Cette défense sous forme d’ amalgame est désastreuse pour une partie de la communauté juive.Car si la V.O sur le 11/09 tombe alors certain pourrons avancer que la Shoah est un judicieux et très juteux montage historique.


          • tchoo 14 novembre 2011 16:01

            Ce qui me fascine chez ceux qui refusent le doute, de s’interroger sur ces évènements, alors que par ailleurs on peut supposer que ce sont des gens intelligents, qui de par leurs métiers sont appelés à aller toujours chercher ce qui se cache derrière les faits auxquels ils assistent, c’est le pourquoi d’une telle attitude.
            Mettre en doute la version officielle, est un tel ouragan dans leur système de pensée, que le vertige qu’il engendre est inafrontable pour eux.
            Il y a surement là une dimension psychanalytique que j’aimerai connaitre.


            • maddle maddle 14 novembre 2011 16:10

              Il y a surement là une dimension psychanalytique que j’aimerai connaitre.


              Rien de psychanalytique la dedans, juste la peur de perdre son job, ses « amis », son crédit....

            • Feste Feste 14 novembre 2011 16:43

              Oui mais rien ne dis que c’etait des al qaidistes.
              Tu as beau reflechir, tu n’as pas encore commencé à penser, voilà pourquoi tu as besoin d’une VO, manque de pot c’est celle de bush/cheney/rumsfeld


            • Feste Feste 14 novembre 2011 17:36

              Oui ce sont des avions qui se sont encastrés et
              non ce ne sont pas les avions qui les ont fait tomber.

              Difficile hein ? Mais toi tu préfères répèter bush/cheney/rumsfeld


            • himmelgien 14 novembre 2011 23:40

               Le problème de ces gens-là , c’est qu’ils sont en voie d’extinction : maintenant 58% des Français estiment que la version bushiste est fausse en public !... Et combien intimement ?... jJe dirais 100% depuis le 11 septembre 2001 : en clair, que personne n’a jamais cru à cette version surréaliste d’une poignée de fanatiques armés de ... cutters (!) capables de ravager la principale métropole du monde !...


            • Clouz0 Clouz0 14 novembre 2011 16:27
              Pfff,
              Il y a des choses qui ne changent pas !

              Cela fait au moins 20 ans (minimum) que je n’étais pas venu sur Avox et je m’aperçois avec une grande émotion que rien ne change !
              Les mêmes Reopéneurs avec les mêmes complaintes et les mêmes fadaises pour amuser les petits enfants.
              Que c’est beau !

              C’est beau comme un vieux morceau d’accordéon d’Yvette Horner ou comme une chanson de Franck Michael : 
              Le temps qui passe, la patine, les crachotements, les couleurs passées sur la pochette... Tout cela finit par donner un doux parfum de nostalgie à la plus insipide musique ou à la plus ridicule chanson.

              Changez pas je reviens dans 20 ans.

              • Feste Feste 14 novembre 2011 16:44

                Oui c’est çà barre toi.
                Et si tu oublies dans 20 ans, c’est pas grave, tout le monde s’en tape de ce que tu ecris


              • wesson wesson 14 novembre 2011 17:36

                Bonjour CLouz0,

                « Cela fait au moins 20 ans (minimum) que je n’étais pas venu sur Avox »

                Allons allons, dès qu’il y a un petit article sur le 11/09, nous avons l’honneur de votre présence.

                A chaque fois vous n’avez rien à dire, mais vous nous l’écrivez avec talent !


              • Clouz0 Clouz0 14 novembre 2011 18:42

                Bonsoir Wesson,


                Mais enfin, que resterait-il encore à dire sur ce sujet ?
                Je vous le demande.
                Charmord (la paix soit sur son Saint Nom), dont les oeuvres complètes en 72 volumes ( la pléiade sur papier bible, 800 pages par tome) trônent dans ma bibliothèque, n’aurait-il pas tout dit ? 
                Le millier d’articles parus ici et les millions de commentaires d’experts de toutes disciplines n’ont-ils pas fait le tour du problème ?
                Les centaines d’hypothèses les plus étranges (loufoques) n’ont-elles pas exploré toutes les pistes les plus « sérieuses » ?
                Je sèche sur une contribution de ma part que vous jugeriez enfin positive.  smiley
                ...
                Peut-etre qu’après tout cela il conviendrait de dire que l’hypothèse la plus crédible reste, et de loin, cette p... de foutue VO. Mais cela me fait tellement de peine à l’idée de risquer de vous chagriner, vous et tant de petits truffeurs, que je n’ose généralement pas vous asséner une si détestable vérité. 
                Et donc... Rendez-vous dans 20 ans !  smiley



              • Alpaco 14 novembre 2011 20:24

                Le syndrome du pro-VO : « il conviendrait de dire que l’hypothèse la plus crédible reste, et de loin, cette p... de foutue VO ». Il faut comprendre : c’est les terroristes musulmans intégristes (triple pléonasme) qui dans le cadre de leur guerre des civilisations (comprendre : charia) ont tout orchestré de bout en bout.

                Du coup réfléchir sur : c’est quoi qui s’est vraiment passé le 11 septembre est de mauvais aloi.

                Les gars, et clouz0 vous le confirmera, nous sommes en guerre contre le terrorisme. Donc les gentils c’est nous et les méchants c’est eux. La majorité des journalistes vous le confirmera.
                Ce devrait être une notion acquise depuis le temps qu’elle est répétée.


              • Pyrathome Pyrathome 14 novembre 2011 22:36

                Les gars, et clouz0 vous le confirmera, nous sommes en guerre contre le terrorisme. Donc les gentils c’est nous et les méchants c’est eux. La majorité des journalistes vous le confirmera.
                Ce devrait être une notion acquise depuis le temps qu’elle est répétée.

                Ben ça alors, c’est con, pour moi ça doit être le fait de ne jamais me rappeler des mauvaises blagues.......
                Le chapeauté affirme que nous sommes en guerre contre le terrorisme, certes ! encore doit-on être capable de mettre un visage sur celui-ci.....les seuls terroristes que je vois sont ceux qui dynamitent des tours en leur balançant des zincs dedans et qui ensuite agitent un épouvantail à grosse barbe, les terroristes qui prétendent instaurer des démocraties en larguant des bombes sur les gens, les terroristes banksters qui vampirisent les économies et les ressources, les terroristes des multinationales, les terroristes politiques corrompus, les terroristes de la science stipendiée, les terroristes de la pensée ( on appelle ça le « botulisme » entre-autres... smiley....) , les terroristes médiatiques et aussi les petits trolls terroristes propagandistes à la petite semaine qui viennent hanter les forums du web (et par conséquent d’agoravox) pour prêcher la bonne version des choses et négationner les pensées trop inspirées......


              • wesson wesson 14 novembre 2011 23:09

                « Mais enfin, que resterait-il encore à dire sur ce sujet ?
                Je vous le demande. »

                Effectivement, je comprends votre embarras car il en va de la VO comme de la bible. Dans son interprétation moyenâgeuse, elle était réputé parfaite, censé fournir une explication à toute chose, et les contradictions se réglaient à coup de bûcher. A notre époque, le bûcher est avant tout professionnel, ce que l’auteur a montré dans son article, mais effectivement, que dire de plus sur un ouvrage parfait, une explication définitive - effectivement rien sauf à se ridiculiser encore un peu plus.

                de l’autre coté, les hypothèses loufoques continuent leur petit bonhomme de chemin, et je suis certain que vous et d’autres défenseurs de la VO ne manqueront pas d’en faire la recension.
                Il en reste toujours d’autres hypothèses qui sont elles parfaitement fondés à être soulevé, et qu’un certain nombre de personnes irréprochable s’attache à étayer, ou infirmer. Il est tout à fait normal de vous entendre nier ce salutaire travail, car effectivement, ce ne sont pas - a votre sens, des hypothèses crédibles.

                Et c’est là une des clé de cette défense acharnée de la VO. Cette VO est effectivement l’hypothèse la plus crédible pour expliquer cette fumisterie complète qu’est le choc des civilisation, et toute l’orientation géopolitique qui a directement découlé des évènements du 11 septembre.
                Sans l’explication officielle telle qu’elle est, on ne peut plus justifier l’invasion de l’Irak, de l’Afghanistan, on ne peut plus soutenir ce colonialisme déguisé. Pire : Que resterait-il de la « guerre contre le terrorisme » si Ben Laden et Al Quaeda ne sont responsable en rien du 11/09. Il n’en resterai qu’une bouillie mentale qu’on nous a pourtant servi depuis bien avant le 11/09 en fait, et qui pour le coup apparaitrait pour ce qu’elle est dans toute son horreur : une idéologie mortifère.

                Alors oui, pour vous Clouz0 et pour bien d’autre la VO est l’hypothèse la plus crédible.


              • himmelgien 17 novembre 2011 23:59

                ... et puis, il y avait les terrorizts historiques, ceux que les nazis appelaient comme çà  !... C’était qui, déjà ?... Ah oui, çà me revient : les Résistants !... ( dont mes parents ... ) 


              • Gonzague Gonzague 14 novembre 2011 17:38

                « Assimiler le descendant d’une famille de déportés, et parrain du collectif Devoirs de mémoire, à un négationniste patenté, voilà qui ne manque pas de sel. Cet amalgame abject consistant à mettre sur un même plan l’analyse critique du récit politico-médiatique du 11-Septembre et la négation de la Shoah a régulièrement d’illustres défenseurs parmi les faiseurs d’opinions, tel le directeur de Libération, Laurent Joffrin, qui a repris à son compte la même escroquerie intellectuelle lors d’une interview accordée à une radio suisse »


                Bordel mais vous êtes complètement débiles ? (le point d’interrogation est optionnel)
                Je vous explique le cas échéant : tous les éléments sont là, on sait parfaitement qui sont les commanditaires et les exécutants. On le sait car plusieurs enquêtes ont été menées. Lesdites enquêtes n’ont pas été conduites par George « Debiliou » Bush et Dick « brainless » Cheney en personnes, mais par des milliers d’agents. Qu’un ou deux soient corruptibles, je veux bien. Mais des milliers ?
                Et les centaines d’ingénieurs qui ont fait les calculs et ont conclu qu’il était normal que les tours se soient effondrées de la sorte, ils font aussi partie du complot ? Tous ? Ils refusent de remettre discrètement dans un garage sombre une clef USB contenant les vrais calculs à un journaliste, de facon à ce que ce dernier publie la vérité ? Non, il préfère garder tout cela pour lui même et profiter de la baisse du prix du pavot pour se faire des shoots avant le boulot. 

                Si vous considérez que oui, que tous ces gens là sont des sales collabos qu’il faudra bien tondre un jour ou l’autre, la comparaison avec les négationnistes est de fait parfaitement légitime. Contredire la version officielle (ce qui est bien sûr louable dans l’absolu) non pas sur la base de faits, mais sur la conviction a priori que les coupables, c’est forcément les américains pour pouvoir voler le pétrole Afghan (lol), relève de la même logique que celle motivant Faurisson, à savoir : c’est les Juifs qui ont inventé la Shoah pour pouvoir créer Israel. 

                Le travail des historiens n’est jamais accepté par des excréments tels que Faurisson, attendu que le lobby juif-pédosioniste est trop pesant. Le travail des agents et journalistes, erxperts, etc. n’est jamais correctement fait, eu égard au fait que l’administration américaine est hypersuprapuissantedelamortquituelesgens et organise des sacrifices humains les vendredis soirs dans une clairière. 

                Vous comprenez ? C’EST UNE QUESTION DE MÉTHODE

                Donc oui, le parallèle est légitime. Et si vous ne saisissez pas pourquoi, je ne peux définitivement rien faire pour vous. 

                • Brazouzen Brazouzen 14 novembre 2011 18:15

                  En même temps,quand on m’annonce qu’on retrouve le passeport d’un terroriste le lendemain a ground zero...moi,je suis comme la majorité des personnes sur terre...je me pose des questions...mais bon...
                  Complot de A a Z....comme vous dites,tres dur...mais laisser faire ?...je ne mettrai pas mes couilles sur le billot !


                • wesson wesson 14 novembre 2011 18:30

                  Bonsoir Gonzague,
                  moi je préférai lorsque vous écriviez « le complautiste plain de fôtes ki se la paite »

                  Il n’y avait pas plus d’argument, mais au moins vous nous faisiez sourire.


                • Alpaco 14 novembre 2011 20:37

                  Le syndrome du pro-VO bis : « Lesdites enquêtes [ont été menée] par des milliers d’agents. »

                  Et dans ces milliers d’agents aucun, n’a utilisé les numéros de carte de crédit utilisées pour acheter les billets d’avions des terroristes, afin à minima de bloquer les comptes , voire de remonter les filiaires de financement du terrorisme d’al-qaida, et ainsi apporter des preuves irréfutables montrant qui sont les commanditaires ?

                  Je confirme : « C’EST UNE QUESTION DE MÉTHODE ».

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