• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > À bas le capitalisme !

À bas le capitalisme !

 

COURTE ADRESSE A TOUS CEUX QUI SE FIGURENT ENCORE QUE L’ON POURRAIT GERER PLUS HUMAINEMENT LE MODE DE PRODUCTION EXCREMENTIEL CAPITALISTE AU LIEU DE LE SUPPRIMER !


« Face à la radicale irruption critique du logos primordial, l'homme borné des ahurissements de masse, demeure toujours frappé d'effroi... » Héraclite, Fragments sur la nature de l’être

Gustave Lefrançais,

juillet 2010

 « ...le passage de la propriété foncière au travail salarié constitue un véritable mouvement dialectique en tant que processus historique accompli puisque le dernier produit de la propriété foncière moderne est bien l’instauration généralisée du travail salarié qui, ensuite, apparaît comme la base de toute la merde contemporaine ».

Marx, Lettre à Engels du 2 avril 1858

 
L’homme qui veut vivre en l’être vivant de sa vie doit refuser toute idée d’améliorer la société de l’avoir car il sait bien qu’en celle-ci, travailler au croître de l’argent même de façon maîtrisée et régulée, c’est encore forcément mourir tous les jours… Cette société n’est pas abjecte parce que les valeurs marchandes sont trop prégnantes. Ce monde n’est pas ignoble en raison du fait qu’il serait mal géré. La société du spectacle marchand est immonde parce qu’elle est gestion, c’est à dire appropriation de la vie de l’être par le travail de la vente et de l’achat et fabrication infinie d’une absorption mortifère de la centralité du vivre par la possession des choses.

Vivre en vérité de vie, ce n’est point entreprendre de ré-humaniser l’in-humain et de re-naturaliser l’anti-nature… A l’encontre de tous les projets d’acceptation et de renouvellement du spectacle de l’astreinte au trafic du négoce, la seule perspective humaine consiste à liquider les lois de l’économie sur la vie de l’être.
Un monde humain n’est pas un monde où l’on redistribue plus intelligemment les dépenses. Un monde humain est un vivre qui se vit en auto-satisfaction communautaire de l’anti-aliénable et de l’anti-rétributif et qui ignore radicalement le payer, l’escompte et l’intérêt.

Si pour les marchands d’enchantement aliénatoire, l’être n’est que le nom d’un supplément d’âme destiné à enluminer cogestionnairement les manufactures du spectacle de l’avoir afin de les rendre davantage acceptables, la critique radicale – par delà la publicité commerçante du simulacre – énonce, elle, clairement et distinctement que l’être du vrai de l’être est d’abord le mouvement réel de notre agir historique humain et que son manifester est avant tout l’immanence invariante de notre relation d’essence à la vie naturelle du cosmos en tant qu’impossible quantification de la qualité des sens de l’émotion humaine.

La logique de la marchandise c’est celle du spectacle totalitaire de l’économie de l’homme dispersé, émietté, éparpillé et désagrégé jusqu’à ne plus être que la lamentable carcasse du temps-argent. Les êtres humains pour re-devenir la communauté de leur être n’ont rien à se réapproprier de cette merde qui sacralise la domination des objets sur les hommes. Ils ne doivent pas en retourner l’emploi sur le terrain de la baliverne gestionnaire qui considère qu’il faut mettre les immondices de l’économie au service des hommes comme si administrer de manière plus participative les processus matériels de notre réification pouvait être autre chose qu’un renforcement de notre mise en pièces marchandes.

Notre ennemi irréconciliable aujourd’hui, ce n’est pas le libéralisme ou l’ultra-libéralisme des autoroutes géantes du capitalisme privé pas plus qu’hier c’était le bochévisme ou l’ultra-bolchévisme des geôles concentrationnaires du capitalisme d’Etat. Par delà les formes contradictoires, successives et complémentaires que peut prendre le cycle du bénéfice dans l’espace-temps du despotisme de la transaction, la seule anti-thèse historique à l’auto-émancipation humaine c’est bien l’organisation du marché du travail - quelle qu’elle soit – et telle qu’elle fait là travailler l’organisation du marché pour que chaque salarié continue indéfiniment de vendre sa vie réécrite en force de travail du trépas de sa présence au monde.

Tous les projets de nouvelle croissance, de nouvelle économie, de nouvelle politique, et de nouvelle démocratie renvoient par delà leurs rêves, leurs ambitions, leurs ignorances et leurs peurs à cette vieille permanence irréaliste de l’idéologie du « moindre mal » qui en nous offrant de sur-vivre autrement dans le monde du travail du marché pour sur-vivre mieux dans le travail du marché du monde, nous condamne finalement à un voyage sans fin au bout de cette sinistre nuit où l’on ne trouve que l’exploitation et la domination.

L'aliénation, c'est la pratique du dé-saisissement de l’être de l’homme dans le spectacle du fétichisme marchand. De même que l'homme, tant qu'il est sous l’emprise du marché de la religion du travail, ne peut et ne sait concrétiser son être qu'en en faisant un être fantastique, étranger et voilé à lui-même, de même il ne peut, sous l'influence de l’égocentrique besoin échangiste de la représentation sociale, s'affirmer pratiquement et produire des objets pratiques qu'en soumettant ces derniers ainsi que toute son activité à la domination d'une entité étrangère qui transforme tout ce qu’il fait en perte de lui-même.

Dans le système du spectacle des objets on ne rencontre plus que des objets systématiquement spectaclisés et l’homme de la misère intime généralisée n’a plus pour seul signification que celle que lui attribue la domination démocratique du travail de l’ennui et de l’abattement qui le place tout entier dans la subordination à la dialectique autocratique et ir-répressible de l'argent.

Les apôtres de la démocratie réelle quand, dans le meilleur des cas, ils critiquent certains aspects du mode de production capitaliste aboutissent toujours en dernier ressort à faire l’impasse sur la critique sociale pratique par laquelle le prolétariat sera amené à historiquement abolir ses propres conditions d'existence prolétarisée, c'est à dire annihiler le mode de production capitaliste en même temps que sa propre condition de prolétariat. Par conséquent, le seul point d’arrivée envisageable pour ces démocratistes réels, c’est de figer le prolétariat en tant que classe inamovible du travail, catégorie économique d’un capital éternel candidement ré-formé et où les hommes seraient simplement censés pouvoir amender leurs conditions immuables d'existence captive.

L'émancipation de l’être de l’homme, c'est son dés-enchaînement, non pas des soi-disant abus de l’avoir mais de l’avoir en tant que tel et le retour historique à un vivre humain véridique en tant qu’auto-mouvement de sa véritable communauté. Ce qui exprime là une insurrection en force du vouloir vivre, débarrassé de la dictature démocratique de la valeur telle que celle-ci couronne spectaculairement la scission de la réalité de l’homme emprisonné dans le citoyennisme des spéculations où le tout de la vie s’achète et se vend au prix du dépouillement des vivants de leur propre vie.

Lorsque la domination toujours plus réalisée de l’exploitation capitaliste a fini par s’emparer de la totalité des espaces de la sur-vie en rendant toujours plus difficile aux hommes de distinguer et de désigner leur propre misère en l’avoir, il est clair que le Tout ou Rien de l’intransigeance radicale tant galvaudé par les thuriféraires du il faut bien faire quelque chose et qui signifie en fait : il faut bien faire quelque chose dans le bouger de la chosification, vient là spécifier que tout essai de corriger l’horreur du monde n’a pas d’autre fonction que de satisfaire l’irrépressible besoin égotiste de s’imaginer participer à la notoriété spectaculaire du devenir trans-formiste des contes et des comptes de l’oubli de l’être.

Mais désormais puisque le Tout du monde est devenu en totalité l’exclusif déploiement de la misère marchande, nous nous trouvons bien dorénavant face à cette seule alternative, combattre réellement la totalité du marché de la misère ou rien…Etant entendu que ce rien perfide qui ne s’avoue pas ne peut plus être autre chose aujourd’hui que vaines proliférations de querelles internes aux formes aliénées du politique et de l’économique qui n’aspirent qu’à batailler pour faire prospérer différemment l’aliénation elle-même.

N’en déplaise aux propagandistes de la gestion humainement régulée des ressources de la nature arraisonnée par les Lumières marchandes, notre vieille terre n'est pas un territoire de rentabilité à mieux administrer pour les calculs de l’augmentation mais la phusis de l'indivisible nature de l'être en tant que dimension ontologique de l'anti-paraître et de l'anti-avoir...Ainsi, contre le temps de la fausse conscience du marché mondial qui s'annonce comme découpe aliénatoire en gérances de l'espace des patrimoines de la consommation, il convient d'impulser la critique radicale de la religion de la marchandise des vastes étendues de la non-vie régnante et singulièrement de toutes les intenses activités de ravalement que celle-ci nous propose afin de rationaliser décorativement son incohésion.

Le pire du capitalisme, ce ne sont pas les vraies nuisances de ses excès en dés-humanité, ce sont les supposés bienfaits de la marche paisible et normale de son procès de dés-humanisation qui emmagasine les êtres en simples spectateurs figés par l’économie narcissique des exhibitions de l’acquérir.

A l’heure où de l’extrême droite à l’extrême gauche du capital, la triomphante croissance économique de la vie fausse a très massivement perdu ses attraits à mesure que le développement de la crise marchande se transmutait en crise du développer marchand lui-même, la mode pour un nombre croissant de rackets politiques de la perpétuation de la marchandise consiste désormais à nous offrir, un peu, beaucoup ou passionnément, un ultime marché de dupes étiqueté croissance différente ou bien dé-croissance lequel par son dessein de capitalisme vivrier de proximité, n’aboutit bien sûr qu’à renverser trompeusement le mythe de la croissance de l’artificiel illimité qui continue de la sorte à perdurer à l’envers.

Etre anti-productiviste sur le terrain aliéné de la marchandise maintenue dans son adoucissement et adouci dans sa maintenance, c’est toujours et encore demeurer sur le terrain aliénant de la production marchande qui se voit là préservée et protégée par le jeu duplice de sa persévérance simplement inversée.

Contre le village global de la mondialisation capitaliste, l’émancipation de l’être des ravages industriels de l’avoir ne passe pas l’apparition d’un bio-capitalisme allégé et organisé autour de villages locaux à comptabilité responsable par l’entremise d’un clavier monétaire bien tempéré où les hommes iraient monnayer leur vie sur des marchés moins gaspilleurs, plus sobres et davantage soucieux de l’humanisme de la marchandise.

En un temps de déchéance où la perte de soi dans la création chaotique et constamment renouvelée de l’errance en la marchandise révèle toute l’inconscience d'un monde qui échappe totalement à ses créateurs, la quasi totalité de nos vies asservies par la dictature démocratique de l’avoir laisse très clairement apparaître que face à la classe dirigeante du spectacle capitaliste mondialiste, nous constituons bien l’immense multitude internationale des prolétaires, c’est à dire de ces êtres à l’être perdu et sans aucun pouvoir sur la destination de leur existence. Mais, en le sachant et en le comprenant, nous pouvons simultanément et a contrario indiquer la direction des chemins d’un vrai vivre humain, c’est à dire d’une dialectique du surgir radical pour une authentique communauté de l’homme.

Nos pires ennemis sont les diffuseurs de la fausse critique qui fait la publicité d’un réaménagement des langages du marché et des métabolismes de l’argent.

Par-delà le marxisme qui n’est que l’ensemble des contre-sens historiques spectaculairement mis en scène par la domination réalisée de l’aliénation pour sauvegarder l’exploitation de la marchandise-force de travail, Marx qui n’a cessé de se déclarer non-marxiste - à l’opposé des conservateurs du salaire - insiste en permanence sur le fait fondamental que le seul projet adéquat à l’émancipation de l’être de l’homme est celui de l'abolition définitive du salariat et de l’Etat.

Pendant des millénaires anti-civilisationnels, les communautés organiques de l’être primordial ont constitué des dynamiques de vie sacrale où rien ne pouvait être converti en appartenir puisque le tout cosmique du vivre ensemble était fondamentalement défini comme l’intouchable et in-divisible inaliénabilité de la communauté. Pour les Sioux des vastes plaines comme pour les Germains de la forêt profonde, chaque geste de naturalité : respirer, aimer, manger, boire, rire, pleurer, chasser ou produire élaborait un moment de sacralité en l’immanence du séjournement dans l’habiter en le mouvement de la terre lequel ne pouvait évidemment être mercantilisable.

C’est seulement lorsque la société de l’avoir résultant des décombres de la communauté disloquée par les ravages de l’échange est née que l’on a pu voir survenir l’économie et la politique du profane négociant qui ont ainsi réduit le sacral primordial à une caricature dont le territoire n’a cessé d’être restreint et qui confisqué par les institutions religieuses de sa liquidation judiciaire a fini par ne plus représenter qu’un rituel vide jusqu’à portion de totale capitulation lorsque l’argent est devenu lui-même la théologie du monde.

A la tradition primordiale de l’être communautaire vrai a de la sorte succédé la tradition falsifiée des sociétés d’ancien-régime qui ont sanctifié la coexistence d’un sacral en voie de constante réduction et d’un profane en permanente extension durant cette longue durée culturelle où la civilisation de l’argent peu à peu a fini par conquérir toutes les territoires du temps de la vie domptée pour finalement partout imposer la victoire capitaliste des révolutions démocratiques de la pure quantité.

Dès lors, contre la dictature du temps historique de la profanation marchande qui a tout envahi pour en faire le spectacle mondial de toutes les circonstances, les hommes qui veulent être, doivent refuser le statut de libres producteurs et consommateurs du temps-marchandise de la fausse conscience. Ils ont l’ardente obligation de remettre révolutionnairement en cause l’expropriation violente de leur sacralité par laquelle la démocratie dictatoriale de l’avilir travailliste les a dépossédés des plaisirs ontologiques de leur être.

C’est ainsi que la compréhension révolutionnaire du retour au vrai désir humain a appris qu’ elle ne pouvait s’opposer à l’économie politique que sur le terrain de l’anti-économie et de l’anti-politique, non pas pour embellir l’ignominie de la vie niée mais pour exprimer que le sacral de l’être en sa totale récusation de l’avoir doit parler une langue vraie qui se reconnaît exclusivement en ceci qu’elle est un déchirement humain radical d’avec le monde des racines du déchirer l’humain.

La marchandise, l’argent, la valeur, le capital, le travail ne sont donc pas des catégories neutres qui ont dérivé fortuitement vers l’in-humain. Ce sont les catégories mêmes du monde de l’in-humanisation dés lors que la société de l’avoir s’est substituée à la vieille communauté de l’être organique et que les hommes, au lieu de produire pour la satisfaction des besoins de leur être cosmique, se sont vus emportés par le travail des échanges de la plus-value.

L’économie en tant qu’obscurantisme scientifique n’est rien d’autre que l’entreprise mythologique de la classe des appropriateurs de l’histoire qui tentent désespérément de dominer les catégories de l’aliénation alors même que celles-ci deviennent de plus en plus incontrôlables. Le regard économique sur les catégories de l’aliénation n’est là que la vision aveugle la plus aliénée de l’aliénation, celle qui s’oppose donc le plus à ce que le temps historique conscient devienne véritable conscience révolutionnaire de lui-même.

L’économie est la réalité spectaculaire du monde dés lors que le monde n’est plus le monde de la qualité de l’homme mais le monde de la quantité transactionnelle qui exile justement l’homme hors de sa propre nature humaine afin de l’en-fermer dans la production omni-présente de la soumission en l’abondance de sa propre misère. Le marché du spectacle de l’accumulation rend ainsi l’homme étranger à lui-même, dans la dé-possession et le clivage qui voit le parcours quotidien de chacun le réduire partout au rôle de simple épave circulante dans la production symphonique de la chosification du monde et du spectacle narcissique de la désolation représentative.

L’économie est la science de la justification mensongère de la marchandise, la conception qui veut absolument poser idéologiquement la négation définitive du vrai jouir humain incarcéré dans la raison du chiffre. La critique sociale, elle, trouve toute sa pertinence définitoire dans le fait qu’elle pose la réalité humaine comme jouissance vraie et donc comme éradication absolue de toutes les justifications mensongères de l’idéologie scientifique de l’économie de la marchandise.

La vraie limite de la marchandise, c’est finalement elle-même comme devenir-monde des contradictions de son propre essor de marchandisation. Mais par delà la dialectique d’auto-négation interne de la marchandise qui fait que celle-ci devient procès matériel de sa propre im-possibilisation lorsqu’elle a terminé de possibiliser le devenir de la matérialité de son propre procès, il convient de saisir en quoi le prolétariat est le cœur vivant de cette matérialité historique devenant pleinement elle-même.

En effet, le prolétariat est fondamentalement le procès de la marchandise devenant in-admissible pour cette raison ontologique radicale que lorsque la marchandise devient visiblement in-tolérable c’est essentiellement parce qu’elle est précisément la marchandise. La véritable limite de la marchandise, c’est de la sorte l’immense insatisfaction humaine du prolétaire qui pour être homme doit cesser d’être prolétaire. Cela indique, par delà l’indistinction universelle de l’argent en tant qu’ équivalent-général de toutes les formes possibles de l’unité de la misère que la distinction radicale de l’être de l’homme méprise les mécontentements mystifiants en l’économie narcissique de la sur-vie, telle qu’ils expriment simplement cette tiédeur complaisante et servile, simplement déçue par les nuisances, les pollutions, les dérèglements ou les exagérations de la merde marchande puisque la conscience vraie a pour objet l’insatisfaction fondamentale du prolétaire, de l’homme qui se sait prolétaire et qui ne veut plus le demeurer, du prolétaire qui s’insurge de ce qu’on lui dénie absolument la réalité de son humanité, du prolétaire in-satisfait de la marchandise parce qu’ en non-satisfaction ontologique de n’être que du prolétariat, c’est à dire de la chair à travail.

Devant la réalisation toujours plus parfaite de la domination accomplie de la crise mondiale de la vraie misère, de cette misère essentiellement humaine parce que résultant de notre condamnation à la privation explicite d’humanité, la marchandise en tant que rapport social mondial excrémentiel et en tant qu’elle est l’ennemi de la biosphère du plaisir humain ne peut que s’évertuer à dis-traire la masse des prolétaires par de nouvelles mises en scènes réformistes de plus en plus mondiales et de plus en plus fallacieuses pour nous amener à accepter de nouvelles recompositions de la gestion de la pourriture du temps du marché.

Ceux qui n’entendent pas devenir une force de pouvoir au sein des pouvoirs qui font la force du monde de l’argent mais aspirent au contraire à abattre la société de la non-vie, peuvent synthétiser leur projet par cette formule simple constamment reprise par ceux qui n’entendent pas préserver la prison salariale de la marchandise spectaculaire mais retrouver l’épanouir naturel du produire humain :
A bas le prolétariat, A bas la politique !
Non pas bien entendu au sens d’un antagonisme avec les hommes prolétarisés par la dictature démocratique de la valeur mais parce que l’on ne peut positivement épanouir la qualité d’être de homme qu’en s’opposant fondamentalement à son enfermement dans la condition prolétaire de la quantité commerciale..

Ceux qui veulent effectivement vivre en la vraie vie du développement humain, ne proposent pas l’amélioration du marché de la condition prolétarienne mais sa suppression car ils savent que si la révolution sera prolétarienne par ceux qui détruiront l’économie politique de l’oppression, elle sera anti-prolétarienne par le contenu de radicalité qu’elle fera surgir contre tous les asservissements politiques à l’économie de la mesure circulante.

Les batailles sociales réduites, éclatées et décevantes de ces vingt dernières années n’ont fait qu’accentuer la misère généralisée du salariat de plus en plus écartelé entre la course aux délocalisations et le poids de plus en plus lourd d’une armée de réserve immigrée savamment orchestrée par le capital tant pour casser le coût du travail que pour miner la spécificité de l’éco-système subversif des vieilles traditions ouvrières européennes. La crise de la finance de l’économie à mesure qu’elle révèle l’inévitable explosion à venir de l’économie de la finance elle-même ne pourra aller qu’en s’aggravant…A terme, la paisible issue tranquille est bien sûr impossible.

Pour l’instant les puissances syndicales et politiques du monde de la marchandise semblent conserver l’initiative... Mais rien pourtant n’est encore joué. Refuser la logique aliénatoire des terrains de l’ennemi qui entend nous emprisonner dans la réforme pour conserver le système du travail et de l’échange est donc vital. A partir de là, comprendre et reconnaître notre territoire de besoins et de désirs, c’est toujours et encore mettre en avant la possibilité d’un vivre en commun dans les nécessités du produire humain de l’authenticité de l’être. C’est ce à quoi contribue la saisie radicale des conditions objectives de la révolution sociale pour la communauté humaine. C’est ce par quoi nous pouvons agripper les armes théoriques et pratiques pour la conflagration décisive qui ne va pas manquer d’arriver.

Le plus grand empêchement à l’acte d’auto-émancipation du prolétariat est en l’acte permanent qui le fait lui-même foncièrement arrangeant à toute sa misère historique telle que celle-ci produit et reproduit à la fois toute son impuissance d’existence et sa façon si aisée de s’accommoder à tout cet exister impuissant. Et cependant l’expérience a appris aux hommes qu’il n’y aura pas de recours possible auprès du système qui les a déportés à l’envers d’eux-mêmes et qu’ils ne pourront trouver le satisfaire humain sans lutter. Mais ils préfèrent s’aveugler et se dis-traire dans les consolations du vide qui ornementent le cycle infini de leur passivité lamentable dans le faire semblant spectacliste.

Le renoncement et le fatalisme habitent la planète en tous ses habitats de corvée et d’obéissance jusqu’à ce point d’abrutissement advenu qui entend faire croire qu’il y aura toujours de l’économie, de la politique et du pouvoir car il paraîtrait qu’il en a toujours été de la sorte…

Le travail et son frère jumeau le loisir demeurent ici la meilleure des polices de l’âme et du corps. Ils tiennent chacun enfermé dans un cercle vicieux de satisfactions fictives mais de vraie servitude destiné à permettre l’infinie continuation omniprésente de l’arrachement de l’homme d’avec lui-même, la séparation de toutes les activités, le morcellement du temps, l’isolement des hommes et l’incarcération des voluptés.

Les réformes entreprises pour assurer un développement durable de l’éloge de la marchandise ne sont jamais et d’abord des conquêtes du prolétariat mais avant tout les restructurations que le système est obligé d’opérer stratégiquement pour assurer sa survie et la progression du spectacle de l’avoir. L’industrie de l’aliénation ne fait là en général qu’user de la pression tendancielle des masses constamment retournée contre elles-mêmes pour liquider ses archaïsmes les plus désuets. Le réformisme quel qu’en soit par ailleurs le drapeau n’arrive là en fin de compte qu’à garantir les nécessités mythologiques du développement capitalistique, en particulier celle de toujours davantage dompter et intégrer la force de travail pour pouvoir l’exploiter avec le moins de risque et le plus d’intensité.

Le besoin générique de la communauté humain constitue le cœur ontologique du communisme lequel n’a pas été inventé par des penseurs en mal de pensée. C’est à contrario, l’expression spontanée de l’histoire pratique de notre vie en mal de vie depuis que la communauté organique des origines a été disloquée par le mouvement économique du posséder. C’est l’ancestrale aspiration de la tradition primordiale à retrouver l’esprit et l’assemblée de la communauté qui des révoltes d’esclaves de l’antiquité aux insurrections ouvrières de la modernité en passant par les jacqueries paysannes de l’ancien régime, n’a pas cessé de crier que décidément la vraie vie qui n’a pas de prix est bien ailleurs que dans le temps-argent.

La communauté humaine retrouvée sur la base vivante de l’universel qui est le cosmos générique de l’espèce en tant que dialectique consciente de la biosphère implique la fin du marché, du travail et de l’entreprise comme unités indissociables de la vie confisquée par la production du temps-marchandise. Cela provoque la fin de la domination sociale de l’échange en permettant la suppression de l’argent qui constitue le vecteur fondamental des dynamiques échangistes de la réification. Mais bien évidemment, ce n’est nullement là pour revenir à cette forme primitive de l’échange qu’est le troc et qui d’ailleurs ne résoudrait rien quant au processus d’échappée du produit par rapport au produisant. Dans le communisme qui est l’auto-mouvement du produire la reproduction de la vie immédiate, les objets qui ont pour seule finalité le besoin humain ne circulent pas dans un sens avec pour compensation ( semi ou para-mercantile !) une circulation d’autres objets dans un sens inverse.

Les objets qui sont là immédiatement posés sur le terrain de l’anti-solvable sont répartis directement en fonction des besoins humains réels de chaque membre de la communauté. Dans un rapport de centralisation mondiale dé-concentrée où le local et le général se synthétisent en un universel dynamique par le biais de la fédération planétaire des Communes, ces objets sont voulus, conçus et produits aux seules fins de développer les possibilités d’activités les plus productives de sens communautaire humain. Cela s’effectue dans le champ d’un produire homogène et poly-valent qui ignore les aliénations du travail et de la division du travail ainsi que les coupures entre villes et campagnes héritées de la longue histoire qui a généré la séparation généralisée de l’homme et de son produit.

Le but de la révolution communiste pour la communauté humaine n’est pas de fonder un système de gestion économique nouveau mais d’engendrer au-delà et contre toute gestion et toute économie, une activité différente qui rompe avec la falsification de la vie sociale. Le problème du pouvoir économique ou politique de la médiation aliénatoire n’apparaît dans l’histoire que lorsque les hommes perdent le pouvoir immédiat et transparent de vivre, de se transformer eux-mêmes ainsi que leur environnement et dés lors qu’ils se trouvent contraints de basculer dans des formes d’agir qui ont un autre but que le contenu générique de leur nécessaire activité humaine et qu’il faut bien réunir artificiellement les activités séparées des hommes séparés par le biais d’un ré-unir supérieur qui relie politiquement et économiquement des existences précisément dé-liées de leur vérité humaine…

Beaucoup commencent à percevoir vaguement et obscurément que nous vivons la fin du monde des illusions marchandes même si bien entendu ils ne savent pas encore ce qui va advenir comme devenir contraire. Le mouvement du revenir à l’être n’a pas encore eu la force de rendre visible son contenu encore inconscient et d’affirmer ses perspectives de manière explicite. Ceux qui supportent de moins en moins la barbarie capitaliste et qui traînent leur vie privée de vie en l’angoisse infinie doivent découvrir ce à quoi ils aspirent en le refouler de toutes leurs divisions : le monde dont leur conscience malheureuse est porteur et qui appelle à la révolte vers un possible re-conquérir communiste du vécu.
La société de l’avoir a introduit une rupture essentielle avec le cosmos de la communauté de l’être en transformant ce dernier en monde de la tyrannie de l’économie et de la politique et en brisant ainsi la sacralité du rapport dialectique homme-nature.

Jadis, les besoins, les plaisirs et les goûts exprimaient le devenir du vibrer en la nature en tant que l’homme n’était justement que la nature sacrale prenant conscience d’elle-même. Désormais, depuis que l’achat et la vente ont fait de cette nature profanée un environnement hors-nature au service de la technique du profit, les nécessités des cycles de l’argent qui épuisent et défigurent l’homme et la terre ont remplacé le cycle des nécessité de vie.

Branche dérivée de la biologie, l’écologie entre là de plein pied dans les parcours fétichistes de la tyrannie scientifique des équations du rendement en tant que guide capitaliste pour une action réfléchie et raisonnée permettant à l’homo sapiens technologisé d’être mieux asservi au développement du gain, désormais corrigé, et d’un environnement économisé, c’est à dire davantage épargné et donc moins coûteux et plus rémunérateur.

En seulement quelques siècles, l’ordre des asservissements économiques et politiques qui unifie la société de l’avoir depuis que celle-ci s’est substituée à la communauté de l’être, est parvenu à tant souiller la terre, l’eau, l’air et le feu de notre cosmos ontologique que la poubellisation de l’existence toute entière est devenue la carte d’identité de la domestication quotidienne dans la dé-naturation lucrative de toutes les naturalités.
Toute société est d’abord, en tant qu’organisation disciplinaire de la non-vie collective, une forme d’appropriation aliénatoire de la nature vécue en tant que justement séparée de l’homme pendant que celui-ci précisément ne vit qu’en tant qu’il n’est plus que son propre démembrement au cœur de son lui-même. A travers la crise actuelle de l’usage capitaliste de la nature, à nouveau se pose donc, et cette fois universellement, la question sociale de la nécessité de la communauté en tant qu’unité humaine anti-marchande contre la marchandise qui est le spectacle unitaire de l’anti-humanisation.

En vue de conjurer cette menace, les défenseurs du toilettage de la société de l’avoir, ont fait de l’écologie la dernière valeur suprême pour assurer le développement durable de l’appauvrissement des hommes dans la dictature d’un quantitatif réparé, re-modelé, re-localisé, dé-libéralisé et re-socialisé dans un marché débarbouillé et lissé, ce qui évidemment et à supposer que ceci puisse exister ne changerait rien au fait que l’économie politique écologiste ne saurait produire autre chose que la falsification de la vie ripolinée aux couleurs du leurre.

La démocratie spectaculaire du mensonge marchand établit son diktat totalitaire par un tour de passe-passe organisé en permanence dans les structures conscientes et inconscientes du langage qui est à la fois l’âme de ce qui nous reste d’être et le vecteur de signification colonialiste de l’avoir. De la sorte, les dénominations peuvent subsister sur le marché linguistique de la dénaturation capitaliste alors même que ce qu’elles désignent est emporté par le vent de la modernisation qui altère, frelate et fausse l’ensemble de ce que l’on trouve sur les marchés où l’homme est séparé de sa vie. Il en est ainsi du fromage ou du vin qui peuvent fort bien conserver leur désignation ancestrale pendant que leur composition peut ne plus avoir aucun rapport avec ce que l’appellation exprime traditionnellement.

A l’inverse, le spectacle marchand du mensonge démocratique peut aussi changer le terme dont on use pour caractériser une réalité pendant que celle-ci a pourtant été captieusement poursuivie puisque l’illusionnisme de la marchandise trans-forme en tout lieu le vrai en faux jusqu’à faire disparaître toute capacité à saisir l’authenticité du temps.

De la même façon que pendant de longues décennies les experts universitaires et médiatiques du falsifié rayonnant dont le seul métier est de défendre la fausseté du monde en sa réalité renversée n’ont cessé de ne point vouloir qualifier le capitalisme étatique léniniste pour ce qu’il était en vérité, les laveurs de vitrines de la société spectaculaire marchande ont tous aujourd’hui pour spécificité de médire uniquement de l’ultra-libéralisme pour mieux de pas dire qu’ils entendent en réalité simplement remodeler le devenir-monde illusionniste des affaires. Mais après tout, il est somme toute normal que dans une époque où excelle le spectacle de la soumission de masse au charlatanisme des marchés, plus rien ne veuille plus rien dire du tout.

Entre le monde du spectacle de l’économie et le cosmos de la nature de l’être, l’antagonisme est total et de plus en plus absolu à mesure que le capital ne cesse de reproduire en l’élargissant la sphère aliénatoire des valeurs circulantes de la crise historique du fétichisme de la marchandise. Le dépassement de la loi de la valeur est là un impératif vital pour mettre fin à l’opposition entre les forces naturelles du cosmos et cette force d’anti-nature bien spécifique que produit l’activité productive humaine marchandisée. Autrement dit, seule l’abolition du travail en tant qu’activité séparée du vivre humain, destinée à reconduire l’échange des coûts de la servitude pour la reproduction du profit, rendra possible la reconquête de la communauté humaine en tant qu’humanité naturelle vivant en nature humanisée.

La dictature de la valeur se valorisant sur la nature ainsi de plus en plus dé-naturée ne disparaîtra qu’avec la fin du rapport social d’aliénation marchande dont elles est l’expression spectaculaire d’autonomisation. Le prolétariat se niant comme prolétariat ne détruit pas la dictature démocratique de la valeur comme substance extérieure à sa propre réalité mais immédiatement en tant qu’il se nie consciemment comme substrat de la réalité de ladite substance, en s’auto-abolissant donc comme humanité asservie au travail de la valeur.

Tout mouvement de pensée ou d’action qui recherche des solutions ou des moyens d’intervention dans le cadre du système marchand du spectacle de l’aliénation, en s’installant ainsi visiblement dans ce qu’il prétend éventuellement récuser démontre par là même qu’il ne peut élaborer autre chose qu’une simple et insignifiante refonte du système aliénatoire des installations du spectacle marchand.

Prolétaires, c’est à dire tous les hommes dont l’être est disloqué par l’avoir jusqu’à être privé de toute autorité sur leur propre existence, encore un effort pour cesser de l’être et pour abolir la condition prolétarienne afin d’enfin devenir des êtres humains véritables en la communauté de l’être… Décidément, définitivement et résolument, la merde du spectacle de l’économie politique, est bien le monde dont il faut effectivement tout entier sortir le plus vite possible…

A BAS LA DOMESTICATION ECONOMIQUE ET POLITIQUE… VIVE LA COMMUNAUTE HUMAINE DE L’ÊTRE !
 

Mardi 13 Juillet 2010

Moyenne des avis sur cet article :  1.57/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

35 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 mars 11:19

    Proposition de Refondation du Capitalisme et d’Instauration d’un Dividende Universel Financées par l’Épargne.

    En démocratie, le peuple souverain élit les représentants, compétents ou incompétents, qu’il mérite du fait de sa propre compétence ou incompétence.

    Sans les nommer, Macron a expliqué que les « gilets jaunes » qui, au départ, ne réclamaient que du pouvoir d’achat, se sont révoltés, entre autres, contre une « Mondialisation parfois incompréhensible » quand bien même ils ne le percevaient pas ainsi.

    En réalité, Macron et les « gilets jaunes » se réfèrent, sans le savoir, à l’iniquité intrinsèque du Capitalisme en matière de répartition des richesses, des profits. Quelle incompétente incompréhension ! ! !

    Tant que cette iniquité ne disparaîtra pas, il demeurera vain d’espérer une réelle croissance du pouvoir d’achat sauf à se livrer à des dépenses de plusieurs dizaines (?) de milliards d’Euros alourdissant la dette.

    Nombre de personnes croient que cette iniquité disparaîtrait avec la fin du Capitalisme.

    Je crois, au contraire, que le Capitalisme peut encore apporter le meilleur en offrant une clef de voûte socio-économique de laquelle découleraient toutes les réformes nécessaires ; sans douleur, pacifiquement :


    DE L’HUMANISME ABSOLU ET ULTRA CAPITALISTE.

    Au
    Revenu Universel (d’activité ?) financé par la Fiscalitésans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargneavec Refondation du Capitalisme

    Nota Bene :
    Il est recommandé d’ouvrir les url ci-dessous en les copiant ici pour les ouvrir directement dans votre moteur de recherche ou dans mon blog « Sincerites.org » car, sinon, il est possible que des url différentes ouvrent exactement le même texte. Veuillez excuser ce désagrément dû à AgoraVox.

    1)





    • Séraphin Lampion P-Troll 26 mars 11:34

      La question n’est as de savoir s’il faut ou non supprimer le capitalisme, mais de trouver par quoi le remplacer, et comment.


      • JL JL 26 mars 11:40

        @P-Troll
         
         et tant qu’on n’a pas trouvé, on fait quoi ?


      • Clocel Clocel 26 mars 11:45

        @JL

        Comme d’hab, on fait tourner la vaseline.


      • Séraphin Lampion P-Troll 26 mars 11:54

        @JL

        moi j’ai bien une idée, mais y en a qui disent qu’on a déjà essayé et que ça n’a pas marché !
        Moi je dis que c’était pas mûr et que la bête était coriace.
        On dirait qu’elle donne des signes de fatigue, là, et que la solution alternative est en tarain d’accélérer sa maturation. 
        Patience, ça vient, mais il faut laisser l’effet se faire !


      • JL JL 26 mars 11:57

        @Clocel
         
         nous ne devons pas mettre les mêmes intérêts derrière ce « on ».


      • JL JL 26 mars 11:58

        @P-Troll
         
         puissiez vous voir juste.


      • Clocel Clocel 26 mars 12:20

        @P-Troll

        « Bien creusé, vieille taupe ! » smiley


      • Empedocle 26 mars 20:15

        @P-Troll Le capitalisme n’est pas un objet. C’est un processus d’aliénation sociale. 
        Donc le capitalisme se dissoudra de lui-même comme tous les modes de production à travers l’histoire. Le tout c’est de comprendre qu’il ne faut pas repartir dans un rapport sociale de commerce et d’argent. La naturalisé de l’homme s’inscrit dans l’anti-marchandise la plus radicale. Donc un seul combat ; Abolition de l’argent, de L’état et du travail !


      • Christian Labrune Christian Labrune 26 mars 12:18

        A bas la connerie !


        • JL JL 26 mars 12:20

          @Christian Labrune
           
           c’est pas con !
           
           N’est-ce pas Minc qui disait que le capitalisme est immortel puisque naturel ?


        • Laconique Laconique 26 mars 12:36

          @Christian Labrune

          « A bas la connerie ! »

          Vaste programme...


        • Séraphin Lampion P-Troll 26 mars 12:39

          @Christian Labrune

          suicidaire ?


        • Christian Labrune Christian Labrune 26 mars 13:11

          A bas la connerie !

          ........................................
          @Christian Labrune

          Et je dirai plus :
          vive le communisme capitaliste chinois du camarade Xi Jinping !


        • Christian Labrune Christian Labrune 26 mars 13:16

          vive le communisme capitaliste chinois du camarade Xi Jinping !

          ....................................................................
          @Christian Labrune

          Vous avez tout à fait raison, cher ami, et votre propos me rappelle une phrase bien connue de Jaurès, lequel disait à peu près :
          « Un peu de communisme éloigne du capitalisme ; beaucoup de communisme y ramène ».

          Vive les communistes chinois qui ont compris dans quel sens va l’histoire !
          Derechef : Vive le camarade Xi Jinping !


        • Arthur S Arthur S 26 mars 16:12

          @Christian Labrune

          vous étiez professeur, je crois, non ?
          donc, l’honnêteté intellectuelle est pour vous une « valeur » morale professionnelles, non ?
          Et quand vous citez quelqu’un, vous êtes sûr de ce que vous faites, non ?
          La phrase de Jaurès est :

          « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène. »

          Et elle se situait dans un contexte historique bien précis.

          Ou bien vous êtes malhonnête ou bien vous êtes léger...

          ce que vous auriez sans doute reproché à vos élèves !


        • Empedocle 26 mars 20:16

          @Christian Labrune

          A bas l’ignardise....


        • Christian Labrune Christian Labrune 26 mars 21:07

          @Arthur S

          La phrase de Jaurès est tellement connue que seuls des ignorants pourraient ne pas saisir immédiatement l’ironie de ma petite subversion.
          Cela dit, Jaurès n’était pas complètement idiot. S’il vivait aujourd’hui, il pourrait très bien dire, comme moi : « Un peu de communisme éloigne du capitalisme, beaucoup de communisme y ramène ».
          C’est là leçon qu’on peut tirer d’un communisme chinois qui, au moment de la Révolution culturelle des Gardes rouges, a dû laisser sur le carreau un bon million de sales réactionnaires nostalgiques du capitalisme et de ses agréments. La Révo. cul., c’était vraiment BEAUCOUP de communisme. Beaucoup trop, et Xi Jinping paraît l’avoir parfaitement compris : il trouve des charmes au capitalisme, il y revient.
          En fait, c’est que je n’ai rien d’un salafiste, moi : les textes sacrés anciens, je ne les prends pas à la lettre, comme font certains. Les sourates du Prophète du Kapital, les hadiths de Jaurès, je n’en ai cure. J’adapte ces dogmes surannés aux nécessités du moment. Le capitalisme devait crever, il est toujours là, il se porte très bien malgré ses petites maladies. Il nous enterrera tous.
          Des Témoins de Jéhovah, dans les années 90, avaient frappé à ma porte. Je les avais laissé entrer pour rigoler un peu. Ils m’avaient annoncé la prochaine fin du monde. Elle n’a pas eu lieu. La fin du capitalisme non plus n’aura pas lieu ; du moins, pas avant l’émergence de l’intelligence artificielle.


        • JL JL 27 mars 08:00

          @Christian Labrune
           
           ’’La phrase de Jaurès est tellement connue que seuls des ignorants pourraient ne pas saisir immédiatement l’ironie de ma petite subversion.’’
           
           Et bien entendu, vous ne parlez pas pour les ignorants.
           
           Mais alors,pourquoi tant d’ironie dans vos commentaires ?


        • Pierre 26 mars 12:51

          Ouf, imbuvable !


          • C’est long ce truc ! Pour résumer, seul un retour aux valeurs du catholicisme, qui ont engendré l’humanisme, pourrait nous sortir de celles du capitalisme. 


            • Ruut Ruut 26 mars 15:53

              @France Républicaine et Souverainiste
              Avec les socialistes ça vas être difficile.


            • Empedocle 26 mars 21:21

              @France Républicaine et Souverainiste

              Vous n’avez rien compris !


            • McGurk McGurk 26 mars 17:01

              Ce texte ne va absolument nulle part et est sans queue ni tête.

              L’auteur confond à peu près toutes les notions, surtout le capitalisme et le libéralisme (notamment l’ultra-libéralisme). Il veut supprimer le capitalisme « au nom de l’ humain », mais le remplacer par quoi au juste ?

              Humaniser l’économie serait impossible selon le texte tiens la belle affaire. Ca évite carrément de se poser les bonnes question, en gros de réfléchir, de proposer des alternatives, alors forcément on « supprime tout », en déclarant que l’humain est au centre de tout.

              On va même nous raconter que la redistribution des richesses ne fait pas partie de la solution. C’est dire si le mec qui écrit ça est carrément à côté de la plaque.

              Du coup, on nous vomit un tas de paragraphes pour nous sortir qu’on devrait...se diriger vers le communisme. Ouais mais non vu ce que ça a donné...

              Finalement, au lieu de rétablir l’ordre et l’équilibre dans un système économique certes imparfait , qu’on a volontairement laisser dériver par cupidité et intérêt, l’auteur vante la place de l’humain dans la pensée communiste.

              Belle illusion doublée d’une couche crasse de connerie.


              • Empedocle 26 mars 20:22

                @McGurk

                Ce qui est confondant c’est ceux qui poses un mode de production comme objet inerte qu’on pourrait « remplacer » par un autre objet inerte. 

                Le Captialisme n’est pas un objet mais un processus historiques d’aliénation sociale. Le Capitalisme comme n’importe quel mode de production n’est pas éternel. Il disparaîtra un jour et les crises qui le font momentanément vivre sont bien là le symptôme de son impossibilité. 

                La vrai question est qu’est-ce qui vous fait jouir en tant qu’humain ? L’argent, le commerce, la concurrence narcissique ou la fraternité humaine authentique et l’amour de votre femme ? 

                Ce texte nous fait qu’exposer ce que l’histoire a montré mille fois. Non l’argent n’est pas amendable et n’est pas réformable. Les groupes révolutionnaires les plus radicaux du 19 et 20e siècle l’avaient déjà compris. A nous de nous réveiller de notre torpeur civilisationnelle et domesticatoire et de nous réaprorier cette radicalité. 


              • Empedocle 26 mars 20:24

                @McGurk

                Qui plus-est votre texte nous prouve que vous ne connaissez rien à l’histoire. Le bolchévisme Russe Léninien et Stalinien n’a jamais été du communisme mais di capitalisme d’état. 

                Votre maman ne vous a jamais dit de ne pas vous fier à l’étiquette de ce qu’on vous vend ?


              • McGurk McGurk 26 mars 22:20

                @Empedocle

                Aliénation de rien du tout. Personne n’a dit que posséder un moyen de production condamnait à l’asservissement forcé.

                Personne n’interdit de s’enrichir tout en respectant un certain équilibre. C’est l’union de l’Etat représentant les citoyens et du monde économique qui a produit le monstre que nous combattons encore aujourd’hui.

                L’ultra-libéralisme, avec le désengagement de l’Etat et l’économie jusqu’au-boutiste, est le véritable ennemi de la société.

                Le capitalisme remplacé ? Je ne crois pas, je pense plutôt à des formes alternatives que j’espère plus saines déjà proposées par certains auteurs.

                Pas réformable ? Oui, parce qu’une minorité s’en sert d’instrument de pouvoir et comme une arme. Tant qu’on aura pas des moyens efficaces de contrôle et de lutte contre ces dérives, ils l’utiliseront pour tout torpiller.

                Si vous parlez des thèses « radicales », elles sont pires que celles de Marx qui racontait déjà n’importe quoi.


              • Christian Labrune Christian Labrune 26 mars 22:45

                Si vous parlez des thèses « radicales », elles sont pires que celles de Marx qui racontait déjà n’importe quoi.
                .........................................
                @McGurk

                J’étais d’accord avec ce que vous aviez écrit jusqu’à la fin de cette intervention, comme dans les précédentes, mais cette dernière phrase, je ne peux absolument pas l’accepter : c’est du blasphème.
                Oser dire que l’oeuvre sacrée du prophète Karl Marx, « c’est du nimporte quoi », c’est tout à fait inadmissible, et je ne sais pas ce qui me retient de demander à la modération de supprimer une proposition qui est de nature à blesser les âmes de tous les dévots sincères de la religion communiste qui fréquentent ce site.
                Je pense à Empédocle, et je tiens à l’assurer de toute ma sympathie après qu’il a subi un si atroce attentat. Surtout, qu’il n’abandonne pas, cette fois, ses sandales au bord de l’abîme : ça n’en vaut pas la peine.
                Avec lui, je crie, pour le consoler : Vive le communisme ! Allah akbar ! Viva la muerte !


              • McGurk McGurk 26 mars 22:48

                @Christian Labrune

                Oui vous avez raison, c’est ici une religion et non pas une base de réflexion. On a les irréductibles qui soutiendront contre vents et marées l’impensable du type Maduro et Poutine.


              • Empedocle 26 mars 21:25
                [...] Qu’établit-on par exemple, par le salaire ? La vie du travailleur. De plus, on établit par ce moyen que le travailleur est l’esclave du capital, qu’il est une « marchandise », une valeur d’échange dont le niveau plus ou moins élevé, la hausse ou la baisse, dépendent de la concurrence, de l’offre et de la demande. On établit ainsi que son activité n’est pas la libre manifestation de sa vie humaine, mais plutôt un moyen de négocier ses forces, une aliénation (un trafic) d’aptitudes mécaniques de l’ouvrier livré au capital, en un mot : on établit que son activité, c’est du « travail ».
                Maintenant, oublions tout cela. Le « travail » est la base vivante de la propriété privée, la propriété privée étant sa propre source créatrice. La propriété n’est rien d’autre que le travail matérialisé. Si l’on veut lui porter un coup fatal, il faut attaquer la propriété privée non seulement comme état objectif ; il faut l’attaquer comme activité, comme travail. Parler de travail libre, humain, social, de travail sans propriété privée, est une des plus grandes méprises qui soient. Le « travail » est par nature l’activité asservie, inhumaine, antisociale, déterminée par la propriété privée et créatrice de la propriété privée.
                Par conséquent, l’abolition de la propriété privée ne devient une réalité que si on la conçoit comme abolition du « travail », abolition qui, naturellement, n’est devenue possible que par le travail lui-même, c’est-à-dire par l’activité matérielle de la société, et nullement comme substitution d’une catégorie à une autre. Par conséquent, une « organisation du travail » est une contradiction. La meilleure organisation que le travail puisse trouver est l’organisation présente, la libre concurrence, la dissolution de toutes les organisations antérieures faussement « sociales ».
                Karl Marx - “À propos du Système national de l’économie politique de Friedrich List” - (1845)

                • Christian Labrune Christian Labrune 27 mars 13:52

                  @Empedocle

                  Si c’est Karl Marx qui le dit, c’est forcément vrai. Par mes propres moyens, qui sont faibles, je ne saurais en être immédiatement convaincu, mais comme Emma Bovary, je dispose d’un prie-Dieu gothique. Après que j’aurai imprimé votre ultime mise au point, je veux sans tarder m’agenouiller devant ce beau texte.

                  Combien de fois faudra-t-il qu’à genoux je la lise, cette sourate, pour obtenir du Très-Haut la grâce de l’entendre parfaitement ? Croyez bien que j’observerai très exactement votre prescription, et que je n’y verrai rien qui pût ressembler à une pénitence.


                • PascalDemoriane 27 mars 18:35

                  Cher Empédocle, Vous parlant précédemment de confiture aux cochons au sujet de votre article, je vais me faire ici l’avocat des porcins ! sans aucune animosité !

                  Là en cet article d’adresse véhémente, on n’est plus un tantinet doctrinal, c’est un bréviaire phraséologisé, l’abrégé indigeste d’une vulgate dont le style, vous le voyez dans les commentaires, stimule davantage les lazzis et l’ironie qu’il suscite un embarquement pour une Cythère de la planète Marx. Ne pas chercher à plaire est vertueux mais n’impose pas de repousser les bonnes volontés !

                  Certes, Marx lui-même n’est pas séducteur dans le texte, ce n’est pas là son moindre défaut, mais il ne manque pas d’humour et ne cède pas à l’urgence impatiente de tout dire à coup de marteau dénonciateur.

                  Rien à redire sur le fond... qu’on oublie vite dans le flot des imprécations qui s’étouffent l’une l’autre.

                  Mais quoi ? L’auteur ne doute t-il jamais de rien ? se demande le lecteur mis d’emblée en accusation. N’a t-il que l’affirmation à offrir ? La pensée dialectique n’est-elle jamais mise en balance d’hypothèses explorées, de questionnements partagés, d’objections anticipées ? La trajectoire proposée est-elle toute tracée ? Sans recourir au détour de la démonstration ?

                  La fin ne justifiant pas le moyen, l’adéquation fond forme ne devrait-elle pas primer ?

                  Car s’il est une pensée du mouvement, de la contradiction installée, une méthode du remanié et du revisité permanent, c’est bien celle de Marx et consorts, c’est à dire de la ré-appropriation cyclique des questionnements intemporels, donc contemporains, qui n’admettent de réponses qu’en conscience assumée de leur temporalité éphémère.

                  C’est bien ce que la forme, le style en l’espèce, se devrait d’exprimer : passer par Marx n’est qu’un chantier jamais un achèvement. C’est la raison pour laquelle toute militance marxienne ou marxiste arrogante ou formalisée semble un contresens ! A fortiori quand elle se systématise dans une phraséologie typée. Or celle de ces articles est très identifiable, traçable, j’espère que vous le savez.

                  En clair çà sent le gourou inspirateur en toile de fond, la marque de fabrique estampillée, l’AOC d’un cru notoire. Mais je peux me tromper, ne le prenez pas mal.

                  Amicalement croyez le bien.


                  • jack mandon jack mandon 3 avril 18:51

                    @Empédocle

                    Complexité langagière que l’écriture de k. Marx. En cela Empédocle, vous ne dérogez pas à la règle. Les résultats qui sanctionnent votre papier, 1,57/5 pour 23 votes, confirment que votre public confond toujours Jésus, le sage de Judée avec Calvin le tyran de Genève et K. Marx le sage de la communauté universelle avec Lénine le rusé politique, stratège du capitalisme d’Etat. L’état despotique marchand, le grand illusionniste qui transforme le mensonge en vérité et la vérité en mensonge fait encore des miracles pervers…pour combien de temps encore. Et pour combien de temps encore les Gilets jaunes, misérables hugoliens, la France fraternelle digne, nos racines humaines véritables…vont-ils être sanctionnés comme des vauriens.

                    En face, le monstre capitaliste moribond, l’état excrémentiel qui touche le fond de l’ignominie. A la tête de la machine à détruire l’humanité un pantin, un mégalomane doublé d’un crétin dont le cerveau a été modelé par tous les dogmes transmis à l’Ecole Nationale d’Administration. Il me prend à rêver que l’Elysée se recouvre de fumier sous la charge finale de nos bons paysans d’autrefois…la France profonde martyrisée. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Empedocle


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès