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Accueil du site > Tribune Libre > APB ou la déshumanisation des systèmes informatiques...

APB ou la déshumanisation des systèmes informatiques...

En cette période de rentrée scolaire et universitaire, de nombreux bacheliers se retrouvent sans affectation dans l'enseignement supérieur : c'est un système informatique APB, admission post-bac, qui attribue les places par tirage au sort.
 
Avec APB, c'est l'arbitraire le plus complet qui règne, et ce, au nom de l'égalitarisme... ?
 
C'est absurde : on ne tient plus compte de la motivation des élèves, de leur niveau, de leurs capacités.
Ce système est profondément injuste et inhumain...
 
Bien sûr, certaines filières sont engorgées et il conviendrait d'informer et d'orienter les étudiants afin qu'ils ne se dirigent pas vers ces filières saturées.
 
Mais le système APB est une aberration : nos sociétés sont, ainsi, de plus en plus, soumises à l'informatique.
Les enseignants eux-mêmes sont "gérés" par ces dispositifs : les mutations, les affectations pour les examens sont décidées par des machines.
L'humain, ses difficultés ne sont plus du tout pris en compte.
 
Le tirage au sort est absurde : la sélection devrait se faire par les résultats, les notes obtenues au baccalauréat, par des entretiens où l'on testerait la motivation des étudiants.
 
Pour éviter la sélection, on en instaure une autre qui est totalement arbitraire...
Où est la cohérence ? On comprend la colère et le désarroi des étudiants, qui, après avoir obtenu le baccalauréat, se retrouvent sans aucune affectation.
 
Ainsi, pour régler certains problèmes, on s'en réfère de plus en plus à des machines. On supprime des emplois, on crée du chômage. Qui voudrait d'une société gérée par des machines ?
 
C'est pourtant cette tendance qui s'affirme de plus en plus : répondeurs téléphoniques, serveurs vocaux, distributeurs de boissons, de nourriture, caisses automatiques, péages autoroutiers, pompes à essence automatisées, distributeurs de billets à la SNCF...
 
Et quand les machines ont, en plus, le pouvoir de décider à la place des humains, on voit bien le danger de telles évolutions...
 
Quand une machine décide de l'avenir des jeunes, n' y a-t-il pas de quoi s'inquiéter ?
Quand une machine gère des personnels, n'est-ce pas un risque pour l'humanité ?
Des ordinateurs, des algorithmes sont capables, désormais, d'écrire des articles, de réaliser des transactions boursières.
 
Le numérique a tendance à prendre de plus en plus de place dans nos vies : il faut en percevoir toutes les conséquences et en dénoncer toutes les dérives afin de préserver notre humanité....
 
 
 
Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/09/apb-ou-la-deshumanisation-des-systemes-informatiques.html

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44 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 16 septembre 16:45

    Le seul enseignement supérieur qui vaille, pour nos dirigeants et leurs sponsors, ce sont les grandes écoles, publiques ou privées, mais, depuis que le BAC a été banalisé, l’entrée aux universités est devenu une loterie pour un enseignement objectivement dévalorisé par la tutelle elle-même qui détermine quelles seront les licences à capacité limitée (il faut comprendre : sans débouchés)..


    • Aristide Aristide 16 septembre 17:24

      La machine ne décide en rien de l’avenir des jeunes. L’informatique n’y est pour rien, c’est un choix de l’administration de l’EN d’effectuer les affectations en fonctions de critères objectifs quelle a choisi et qui ne laisse aucune place à l’entretien avec les élèves pour juger de leurs motivations.


      Au plus, on pourrait lui reprocher de faciliter ce genre de choix par le gain de temps apporté, mais en aucun cas il est inhérent à l’informatique de faire quoique ce soit sans que l’on programme et que l’on dicte à l’informatique comment elle doit procéder. Par sa rapidité, elle évite de mobiliser des centaines d’administratifs qui devraient appliquer les mêmes règles que celle codées dans un programme APB. Évitant erreur et manipulation volontaire ou non.

      Il faut arrêter de croire que l’informatique a du pouvoir. Pas plus que le guichetier d’autoroute n’a de pouvoir sur vous, il encaisse la somme du et vous ouvre la barrière. L’automate reproduit le même processus sans qu’un humain passe dix heures à tendre la main, encaisser, rendre la monnaie et appuyer sur le bouton.

      La seule chose que vous pourriez à la rigueur reprocher, c’est le remplacement de l’humain dans des taches répétitives et sans interet. Ne vaut-il pas mieux que ces personnes soient utilisées à des taches un peu plus nobles ? 

       

      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 16 septembre 17:43

        @Aristide

        « Ne vaut-il pas mieux que ces personnes soient utilisées à des taches un peu plus nobles ? »

        Ce serait bien si c’était comme ça ! Or, en général, les gains de productivité ne se traduisent pas par une amélioration du produit ou du service, mais par des suppressions d’emplois. 

        Mais dans tous les cas, il s’agit de choix humains et non pas d’un mal inhérent aux machines. Les conditions de vie des canuts n’étaient en effet pas dues aux métiers Jacquart mais aux exigences des négociants-banquiers, les « fabricants » ou « soyeux ». Casser les métiers comme les canuts l’ont fait lors de leur première révolte ne servait à rien. Exiger des rémunérations et des garanties comme ils l’ont fait lors de leur deuxième révolte a ouvert la voie à des avancées sociales conséquentes.

      • Aristide Aristide 16 septembre 18:19

        @Jeussey de Sourcesûre


        Effectivement des suppressions d’emplois, emplois souvent éreintants, répétitifs, menant les personnes qui y reste à la dépression, dévalorisant leur image, les laissant stagner dans des travaux subalternes et sans interets.

        On peut regretter toutes les inventions qui ont abouti à des gains de productivité, de la roue à la vapeur, de électricité au moteur à explosion, ... Il y a toujours eu depuis le début de la révolution industrielle des « progrès » techniques qui ont abouti à ces gains. 

        Je vous suis sur le problème posé sur la répartition de ces gains de productivité qui si ils ont été partagés entre capital et travail dans le début, sont maintenant pratiquement exclusivement « spolié » par le capital. 

        La situation de disparité des coûts du travail dans notre monde mondialisé est une cause essentielle de la stagnation et même de la regression des mieux lotis dans le monde du travail. Est-ce que cela sera un état permanent ? Je ne suis pas sur que l’ouvrier chinois ou tunisien se satisfasse durant des décennies de conditions aussi peu équitables. Mais bon en attendant, le monde du travail morfle un max. Et cela va continuer ...
         


      • rosemar rosemar 16 septembre 19:14

        @Aristide

        C’est tout de même la machine qui de manière arbitraire choisit les étudiants qui pourront accéder à telle université... c’est ainsi que le système est conçu...
        L’informatique a le pouvoir que lui donnent ses concepteurs...


      • Rincevent Rincevent 17 septembre 14:11

        @rosemar

        Non, vous confondez programmation et traitement informatique. Aucune machine ne s’auto-programme (pour l’instant, mais ça ne va pas durer). Ce sont bien des humains qui ont pondu ça. Ce fonctionnement (ou plutôt ce dysfonctionnement) de l’APB n’est que le révélateur d’un système schizophrénique ( pardon aux schizophrènes).

        - D’un côté, au nom de l’égalité et de la liberté des choix, on laisse croire à des jeunes qu’ils vont pouvoir suivre les études qu’ils souhaitent, sans contraintes particulières.

        - D’un autre, un enseignement supérieur qui a, lui, des contraintes bien réelles : 1) le besoin d’un niveau suffisant à l’entrée - 2) L’adéquation de ses filières avec les débouchés (présents et à venir) - 3) Les moyens humains et matériels pour y arriver, dans le contexte actuel.

        On pourra toujours réclamer plus pour le point 3, mais ça ne règlera pas les deux premiers et surtout le deuxième. Combien de licenciés en psycho-socio (par exemple) se retrouvent derrière une caisse de supermarché ou à charger nos courses dans la voiture ? C’est provisoire, bien sûr…

        En même temps (Macron, sort de ce corps !), des filières courtes (genre BTS) ou, au contraire, très sélectives (écoles d’ingénieurs) continuent, elles, à offrir plus de débouchés. L’Université, dans son état actuel, n’ayant pas ces atouts, il y a urgence à revoir tout ça, mais comme ça doit commencer par le commencement, c.a.d. le primaire, on n’est pas arrivé...


      • Aristide Aristide 17 septembre 20:02

        @rosemar


        Comme on essaie de vous l’expliquer la machine au contraire n’a aucun arbitraire, elle exécute bêtement ce que l’on lui a ordonné de faire. En aucun cas, elle ne prend de décision autre que celle que prendrait une personne qui appliquerait les règles que l’on lui demande d’exécuter.

        L’informatique n’a aucun pouvoir, comme le guichet automatique d’autoroute, le distributeur de billet ou la caisse automatique de votre supermarché.

        C’est bizarre ce blocage ...


      • Christian Labrune Christian Labrune 17 septembre 22:23

        Non, vous confondez programmation et traitement informatique. Aucune machine ne s’auto-programme (pour l’instant, mais ça ne va pas durer).

        @Rincevent
        Non, ça ne va pas durer. Avant le milieu de ce siècle, l’intelligence des machines - qui ne sera pas exactement de même nature que la nôtre - surpassera celle de l’homme. L’inversion chère à Hollande de la courbe du chômage, on ne la verra donc jamais. Tous les métiers répétitifs vont bientôt disparaître : caissières, comptables, conducteurs de bus, de taxis, pilotes d’avions, médecins généralistes, chirurgiens (ça a déjà commencé), techniciens de surface et ouvriers. Même les enseignants vont disparaître. L’avenir de l’homme, c’est la machine intelligente, et c’est tout à fait conforme à la théorie darwinienne de l’évolution.
        Quel dommage que nos lointains ancêtre, en taillant des silex, aient inventé le feu ! C’est l’origine de toutes nos difficultés actuelles. Quel bonheur ce serait de se traîner à quatre pattes dans les champs pour manger de l’herbe et des racines, et de continuer à reproduire indéfiniment ce beau modèle d’existence jusqu’au bout de l’éternité !


      • oncle archibald 16 septembre 18:03

        Le seul moment ou il faudrait totalement bannir l’informatique c’est celui de la correction des copies du bac ou elle sert à modifier la cotation des réponses aux différentes questions d’un devoir en fonction du nombre de reçus qui ont été programmés pour l’année par l’éducation nationale.

        Il y aurait certes moins de bacheliers mais ils seraient plus qualifiés et du coup non seulement il y aurait davantage de places pour eux dans les universités mais il y aurait aussi moins d’échecs en première et deuxième année.

        Car il faudra bien réfléchir un jour au coût du gâchis que représente l’échec total de quelques 27 % des étudiants qui abandonnent leurs études à l’université sans avoir obtenu aucun diplôme. Gâchis monstrueux pour les étudiants eux même qui perdent un ou deux ans de formation, pour leurs parents qui financent leurs études et pour l’éducation nationale en général qui finance locaux matériel et enseignants des universités.


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 16 septembre 18:54

          @oncle archibald

          quand les épreuves du bac se réduiront à un QCM, le problème sera résolu !

        • rosemar rosemar 16 septembre 19:16

          @oncle archibald

          L’informatique ne joue aucun rôle dans la correction des copies... ?

        • oncle archibald 16 septembre 21:34

          @rosemar : prétendez vous que les correcteurs ne reçoivent pas des directives sur les barèmes à appliquer de façon à obtenir le pourcentage de reçus qui aura l’agrément de l’académie ? Quitte à revoir une deuxième fois le barème si le nombre souhaite n’est pas obtenu ? Ce qui aboutit pour certains élèves doués à obtenir des notes de 24/20 ou autres joyeusetés ?


        • rosemar rosemar 16 septembre 22:41

          @oncle archibald

          Oui, je l’ai dit souvent : les correcteurs reçoivent des consignes afin d’atteindre une certaine moyenne, mais l’ordinateur n’intervient pas dans ces corrections.

        • oncle archibald 17 septembre 18:24

          @rosemar ; vous croyez qu’au ministère de l’EN et dans les inspections académiques on calcule les moyennes et on fait les ratios avec un boulier chinois ?


        • Christian Labrune Christian Labrune 17 septembre 22:34

          @oncle archibald
          Je pense au contraire que si les copies étaient corrigées par des machines intelligentes capables d’évaluer la correction de la syntaxe - dans le domaine de la traduction automatique, il y a eu ces dernières années des progrès décisifs - les élèves arriveraient peut-être à s’exprimer correctement. Confronté à l’inconsistance des copies, le professeur finit par s’habituer à l’à peu près et à l’incohérence. J’ai ainsi très souvent noté 6 ou 7 sur 20 (et je ne suis pas le seul) des copies totalement irrecevables et dont les trois ou quatre premières lignes m’auraient imposé d’interrompre la lecture. Ca valait bien moins que 0/20 ! Si l’élève écrivait au moyen d’un traitement de texte intelligent, il serait constamment confronté à des messages tels que : « phrase incohérente » ou bien « cela ne veut rien dire », et c’est là qu’il serait vraiment à même, soit de prendre la décision d’aller se pendre, soit de progresser.


        • pipiou 16 septembre 19:22

          Inutile de blâmer l’informatique, ce n’est pas le système informatique qui choisit les critères de sélection, ce sont des humains.

          Mais comme on n’aime pas la sélection on s’en remet au tirage au sort.
          C’est donc un bug ideologique et pas informatique.


          • rosemar rosemar 16 septembre 22:42

            @pipiou

            Le système informatique est forcément programmé par l’homme... jusqu’à présent...

          • pipiou 17 septembre 13:49

            @rosemar

            C’est bien de l’avoir constaté.
            Et concrètement ici ce n’est pas la machine qui est en cause, c’est l’homme qui fournit les consignes.

            Le tirage au sort donne le même résultat qu’il soit fait à l’ordinateur ou à la main.


          • Graal 16 septembre 20:30

            Alors là, je suis un peu effaré par ce que j’ai lu

            Certes, le système APB date un peu, et il a du mal à tenir le choc face au nombre croissant d’étudiants aux portes de l’enseignement supérieur (150.000 étudiants supplémentaires, cette année, semble-t-il).

            Oui, un tirage au sort est effectué dans les filières où les demandes sont supérieures aux capacités d’accueil (je doute d’ailleurs que ce tirage au sort se fasse dans le cadre d’APB), mais écrire, comme si c’était partout le cas "c’est un système informatique APB, admission post-bac, qui attribue les places par tirage au sort", n’est-ce pas malhonnête et tendancieux ?

            Encore mieux : "la sélection devrait se faire….. par des entretiens où l’on testerait la motivation des étudiants."

            Combien d’années faudrait-il alors pour caser tous les demandeurs d’une seule rentrée ?

            Hé, Rosemar, si vous posiez un peu les pieds sur terre !


            • rosemar rosemar 16 septembre 22:44

              @Graal

              Eh oui, c’est sûr, j’oubliais : on ne prend plus le temps de s’intéresser à l’humain... 

            • gégène 16 septembre 22:59

              @rosemar
              « ...on ne prend plus le temps de s’intéresser à l’humain. »  !!!???
              Vous lisez, des fois, ce qu’on vous écrit ?


            • Robert Lavigue Robert Lavigue 16 septembre 23:32

              @Graal

              Un p’tit problème de calcul niveau Certif à l’ancienne !

              1) il y a environ 350 000 primo-arrivants dans les universités françaises chaque année.
              2) Un enseignant-chercheur doit un service annuel de 128 heures de cours (On ne va quand même pas confier cette mission à des profs de collège ou de maternelle)
              3) Considérons qu’il faut une heure pour faire passer le (les ?) entretiens de motivation et recopier les préconisations d’orientation à la plume d’oie dans le registre administratif affecté à cette activité.

              Question 1 : Combien d’enseignants chercheurs seront mobilisé à temps plein, toute l’année, pour faire passer ces entretiens ? On ne tiendra pas compte du fait que les étudiants ne pourront commencer leurs cours que l’année suivante.
              Résultat : 350 000 : 128 = 2735 maîtres de conférence ou professeurs d’université qui ne font que ça pendant toute l’année.

              Question 2 : Combien d’enseignants chercheurs seront mobilisés pendant un mois de leur service pour faire passer ces entretiens ?
              Résultat : 350 000 : (128 : 12) = 32 833 maîtres de conférence ou professeurs d’université qui y passent tout le mois de septembre. (La dame, elle ne voudrait quand même pas qu’ils y passent leurs vacances ?)

              Question 3 : Qui enseignera aux étudiants qui ne sont pas inscrits en première année pendant que leurs profs font passer des entretiens de motivation ?
              Résultat : Péronnelle des Calanques !


            • Henry Canant Henry Canant 16 septembre 20:36

              Si quelqu’un avait assez de temps pour tenter sans doute vainement d’expliquer à la péronnelle ce qu’est l’informatique ...


              Rosemar publie et fait disparaître tout bout de bon sens.

              • rosemar rosemar 16 septembre 22:45

                @Henry Canant

                C’est qui la « péronnelle » ? Moi, je n’insulte personne...

              • Robert Lavigue Robert Lavigue 16 septembre 22:57

                @rosemar

                Il a juste oublié la majuscule et la particule...
                Faut l’excuser m’dame, c’est un redoublant qui ne veut pas apprendre la vérité vraie que vous écrivez si bien.


              • Henry Canant Henry Canant 17 septembre 15:49

                @rosemar
                Messi tu es une insulte à l’intelligence.


              • Le421 Le421 17 septembre 19:12

                La véritable égalité, ce sera quand tout le monde pourra, à minima, avoir le BAC, sa thèse, sa licence, son master, son doctorat, etc, etc...

                Nous, pauvres cons, on n’avait que le BEPC.
                On a survécu avec.
                Fini niveau ingénieur en électronique...

                Et du moment que je sais me servir de pythagore pour calculer la charpente de mon appenti en biais...
                Té !! Même le correcteur* m’indique que j’ai mal écrit « Pythagore » parce que j’ai mis une minuscule.

                Mmmmmm’bécile !!

                *Pareil pour « appenti »  smiley)


                • benedicte_gab 17 septembre 20:17

                  La mauvaise foi des commentaires c’est lassant, il n’y a pas à se glorifier de prendre une personne pour tête de turc et déformer ses propos ... Rosemar n’a jamais dit que l’informatique était autonome une sorte de grand manitou oeuvrant par elle-même.

                  Les problème de l’orientation et du système universitaire nécessiteraient plusieurs articles et en autre une réflexion de fond sur une société qui vous dit que vous êtes un « loser » si vous n’avez pas bac+x alors même que bon nombre de diplômes sont sans aucune valeur et ne sont même pas porteur d’une véritable culture générale.

                  Toutefois le problème de fond que cet article pose indirectement est « la déshumanisation de la société » remplacer l’humain et le relationnel par des programmes ou des machines, non parce que c’est mieux ... mais pour ne pas avoir à former des personnes et surtout ne pas avoir à verser de salaire ! Peu importe si ça complique plus la vie d’une partie des gens et qu’il est quasi-impossible d’avoir un interlocuteur lorsqu’on rencontre un problème.
                  Le problème majeur d’un programme informatique quel qu’il soit est qu’il ne fait que ce qu’il a été programmé pour faire et ignore tout cas n’entrant pas dans sa programmation, le cas particulier il connait pas et quand vous entrez dans un cas particuliers (et il y en a plein) ça devient kafkaien. Cela dans le meilleur des cas si le programme a été conçu en cherchant réellement à correspondre aux besoins.

                  Je vais citer un exemple cocasse, celui du remplacement des entretiens avec un conseiller d’orientation dans les PAIO et MLI pour les jeunes de moins de 26 ans ; il y a déjà quelques années déjà de ça mon beau-fils s’était retrouvé avec 3 choix d’orientation déconnectés de la réalité dont le plus surréaliste était « chef d’orchestre » alors qu’il n’avait jamais fait de musique ! Je ne sais pas combien a coûté le programme et qui a palpé, mais même le pire conseiller d’orientation n’aura pas suggéré une orientation professionnelle aussi aberrante !


                  • rosemar rosemar 17 septembre 21:49

                    @benedicte_gab

                    MERCI pour cette mise au point utile et pour cet exemple qui illustre bien mon article.


                    Bonne soirée

                  • Christian Labrune Christian Labrune 17 septembre 22:42

                    @rosemar
                    Je trouve aussi que l’explication de texte de Benedicte est des plus satisfaisantes, elle va tout de suite à l’essentiel. Il y aurait donc encore des gens capables de lire un texte et de le comprendre ? Après qu’on à lu bien d’autres interventions, on avait fini par en douter. C’est réconfortant.


                  • Aristide Aristide 18 septembre 09:25

                    @Christian Labrune


                    Qui a utilisé le terme d’arbitraire pour le traitement informatique. Rosemar croit que l’informatique décide, juge, pèse, ... Accuser ceux qui rectifient cette bourde de mal lire est assez cocasse.

                    Quand on écrit « Le problème majeur d’un programme informatique quel qu’il soit est qu’il ne fait que ce qu’il a été programmé pour faire et ignore tout cas n’entrant pas dans sa programmation, le cas particulier il connait pas et quand vous entrez dans un cas particuliers (et il y en a plein) ça devient kafkaien. ».

                    Lapalisse n’aurait pas dit mieux. Pour le reste, il faut ignorer la construction de logiciel pour avancer que le cas particulier est ignoré. Dans TOUS les logiciels on constate que la loi des 80-20 est vérifiée. 80 % du code sert à résoudre 20% des cas, ces fameux cas particuliers. Après, il existe toujours des trous dans l’analyse des processus qui oublient des cas limites. Les systèmes informatiques générent généralement une erreur ou dans d’autres cas où ils sont mieux construits, ils génèrent ce que l’on nomme des « interventions manuelles » capable de passer outre certains blocages pour intervenir et autoriser l’humain à traiter ces cas, les forcer dans les données, ...

                    « Le Cas particulier, il connait pas », allons la vision assez simpliste du programme qui traite le cas général est une erreur courante chez le néophyte, c’est justement dans cette problématique de « cas particuliers » que l’on juge de la qualité d’un SI. 

                  • Christian Labrune Christian Labrune 18 septembre 12:11

                    @Aristide
                    On ne peut quand même pas faire grief à Rosemar de ne pas savoir comment, au plus bas niveau, c’est-à-dire à celui des processeurs, l’information est traitée par les machines, et ces sortes d’ignorances sont communes à tous ceux qui n’ont pas une expérience de la programmation. On n’entend plus guère l’énorme bourde des gens qui vous expliquaient en toute naïveté que l’informatique étant « binaire », elle ne pouvait par conséquent que traiter bêtement des problèmes bêtes et simplistes. Beaucoup de ceux qui se seront risqués à formuler ces sortes de propositions se souviennent de l’hilarité que cela a pu susciter chez les plus avertis, et ils n’osent donc pas récidiver, mais ils ne savent toujours pas vraiment pourquoi c’est idiot.
                    On peut toujours, à la suite d’un article, apporter un correctif quant on dispose de quelques compétences ; c’est même tout à fait souhaitable ; c’est ce que Rosemar ferait si elle était confrontée à des propositions naïves ou erronées de gens gens qui n’entendraient pas grand chose à la littérature et formuleraient des jugements péremptoires sur je ne sais quel point d’histoire littéraire, mais elle ne les écraserait certainement pas avec arrogance. Et pourtant, tout le monde sait lire un texte littéraire et peut se croire immédiatement fondé à en juger. Il n’en va pas de même en ce qui concerne la programmation des machines. Dans ce domaine-là il faudra des mois de travail au profane avant qu’il puisse commencer à se sentir un peu moins désemparé. Je me rappelle très bien les difficultés que j’ai rencontrées lorsque j’ai entrepris de programmer en assembleur le 6502 du premier Apple : quinze jours au moins d’horreur absolue !


                  • Aristide Aristide 18 septembre 13:41

                    @Christian Labrune

                    Nul besoin de connaitre le fonctionnement des processeurs pour savoir qu’un programme, ful-il l’APB, ne sait rien de l’arbitraire. On s’imagine assez facilement les dégâts sur les élèves fait par de tels propos prononcés par une professeur de français.

                    Il me semble assez ... naturel de publier des articles sur des sujets que l’on domine. En l’occurrence, elle dénonce des méfaits imaginaires de l’informatique et ignore les vrais. Rosemar participe d’une désinformation assez impressionnante sur ce sujet, la bêtise et la méconnaissance n’est pas une excuse ....

                    Pensez tout de même qu’elle s’est permis de faire des articles sur Google, les voitures robotisés, ... Il me semble que votre mise en cause des quelques intervenants qui ont essayé de mettre un minimum de bon sens dans ces discours affligeants méritaient mieux que votre mise en cause sur leur niveau de compréhension de ce qu’elle tente d’écrire ...




                  • rosemar rosemar 18 septembre 18:56

                    @Aristide



                    Enfin, le système informatique est programmé pour décider du sort des étudiants... et cela permet de traiter leur cas plus rapidement...
                    Et, on ne tient pas compte des capacités, des résultats de ces élèves au baccalauréat, d’où un sentiment d’injustice... vous ne comprenez pas ça ? Mettez vous un peu à la place de ces étudiants !

                  • Robert Lavigue Robert Lavigue 18 septembre 19:46

                    @rosemar

                    Et, on ne tient pas compte des capacités, des résultats de ces élèves au baccalauréat, d’où un sentiment d’injustice...

                    Prendre en compte les résultats au bac ? Vous plaisantez ? Quel crédit accorder à ce pseudo-examen ? Pour le rater, il faudra bientôt faire une demande motivée auprès du rectorat !

                    Le logiciel tiendrait-il compte des capacités et des résultats au bac que ce serait illégal...
                    Ignorez-vous qu’il est interdit aux universités de sélectionner leurs étudiants en première année sur ce genre de critères ?

                    Le premier cycle universitaire (toutes filières confondues) est un abattoir parce que vous distribuez le bac comme un syndicaliste distribue des tracts. A la volée !

                    Ce n’est pas pour rien que l’université de ma ville va rendre obligatoire, dès l’année prochaine, des cours de grammaire et d’orthographe en premier cycle de sciences humaines ! Et pas parce que les Erasmus n’ont pas le niveau ! Eux savent lire et écrire...


                  • rosemar rosemar 18 septembre 21:16

                    @Robert Lavigue

                    Tout de même, les élèves qui obtiennent le bac avec mention Bien ou Très bien : cela a encore une signification...

                  • Robert Lavigue Robert Lavigue 18 septembre 21:41

                    @rosemar

                    Bien sûr qu’une mention Très Bien au bac a encore une signification, ne serait-ce que parce que l’on peut soupçonner que le lycéen sait au moins lire et écrire.
                    Pour preuve, en général, leurs titulaires ne s’inscrivent pas dans les premiers cycle de l’Université (excepté en STAPS, peut-être).

                    Préparez-vous à chouiner lors de la prochaine rentrée. La sélection en master est acquise et elle pointe son nez en première année.
                    En septembre 2019, vous pourrez expliquer à vos ex-clients recalés ce que vaut réellement le bac que vous leur avez offert en juin !


                  • rosemar rosemar 18 septembre 21:52

                    @Robert Lavigue

                    Et c’est en STAPS que de nombreux étudiants ont été recalés, même avec mention...

                  • Robert Lavigue Robert Lavigue 18 septembre 22:19

                    @rosemar

                    Avec vous, il suffit de jeter la ligne, même pas besoin d’asticot au bout de l’hameçon !

                    Eh oui, la plupart des tirages au sort ont eu lieu en STAPS, parfois en psycho et dans quelques universités très cotées.
                    Pourtant, à vous lire, j’avais cru comprendre que c’était un cas (presque) général. Vous aurais-je mal lu ? Raconteriez-vous n’importe quoi à vos clients-lycéens ?

                    Le problème des STAPS, c’est qu’il y a deux candidats pour une seule place. Autant, il est possible d’éliminer très rapidement vos médiocres clients dans des cours en amphi (dès les premiers partiels passés, il y a de la place pour tout le monde), autant c’est beaucoup plus compliqué en STAPS. C’est une des formations qui demande le plus fort taux d’encadrement.

                    De plus, les débouchés ne sont pas nombreux en STAPS et les possibilités de réorientation assez limitées. A quoi bon former des cohortes de chômeurs bac+5 ?

                    Que faire ? Tirage au sort ou sélection à l’entrée ?


                  • rosemar rosemar 18 septembre 22:46

                    @Robert Lavigue

                    Il vaut mieux, bien sûr, pratiquer une sélection fondée sur des critères objectifs plutôt que de tirer au sort ceux qui seront admis.

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