@rosemar
Non, vous confondez programmation et traitement informatique. Aucune machine ne s’auto-programme (pour l’instant, mais ça ne va pas durer). Ce sont bien des humains qui ont pondu ça. Ce fonctionnement (ou plutôt ce dysfonctionnement) de l’APB n’est que le révélateur d’un système schizophrénique ( pardon aux schizophrènes).
- D’un côté, au nom de l’égalité et de la liberté des choix, on laisse croire à des jeunes qu’ils vont pouvoir suivre les études qu’ils souhaitent, sans contraintes particulières.
- D’un autre, un enseignement supérieur qui a, lui, des contraintes bien réelles : 1) le besoin d’un niveau suffisant à l’entrée - 2) L’adéquation de ses filières avec les débouchés (présents et à venir) - 3) Les moyens humains et matériels pour y arriver, dans le contexte actuel.
On pourra toujours réclamer plus pour le point 3, mais ça ne règlera pas les deux premiers et surtout le deuxième. Combien de licenciés en psycho-socio (par exemple) se retrouvent derrière une caisse de supermarché ou à charger nos courses dans la voiture ? C’est provisoire, bien sûr…
En même temps (Macron, sort de ce corps !), des filières courtes (genre BTS) ou, au contraire, très sélectives (écoles d’ingénieurs) continuent, elles, à offrir plus de débouchés. L’Université, dans son état actuel, n’ayant pas ces atouts, il y a urgence à revoir tout ça, mais comme ça doit commencer par le commencement, c.a.d. le primaire, on n’est pas arrivé...