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Accueil du site > Tribune Libre > Bac philo 2021 : Discuter, est-ce renoncer à la violence ?

Bac philo 2021 : Discuter, est-ce renoncer à la violence ?

Introduction :

On oppose généralement la discussion, l'échange d'arguments à l'échange de coups, c'est-à-dire à la violence. Ainsi, Il y aurait une différence de nature entre la discussion et la violence. La discussion serait pacifique et la violence ne le serait pas. Mais est-ce bien le cas ?

On oppose également la discussion au dialogue. Une discussion peut être violente et déboucher sur un échange de coups, alors que le dialogue (du grec dia, deux et logos, discours) exclut normalement la violence. La parole serait immatérielle ; parler, ce n'est pas la même chose qu'agir ou faire, donc la discussion exclurait la violence.

On dit que deux personnes ont eu une violente (ou une vive) discussion, mais non qu'ils ont eu un dialogue violent.

Il n'y a pas la violence d'un côté et les mots de l'autre, mais la violence peut résider également dans les mots, d'ailleurs elle commence avec les mots. Il y a des mots violents, les insultes ou les moqueries par exemple qui constituent des violences psychologiques. Le harcèlement moral ne s'accompagne pas forcément de violences physiques, mais peut entraîner des conséquences tout aussi graves. 

Selon l'OMS, la violence est l'utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l'encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d'entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès.

La violence est observable chez les humains comme chez les animaux, ce qui indique sa dimension évolutive et biologique. Chez l'animal, la violence est limitée par l'instinct, alors qu'elle est illimitée chez l'être humain, d'où la nécessité de réguler la violence. Dans les sociétés traditionnelles, cette régulation s'opère par le sacré. Dans les sociétés modernes, marqués par la division du travail entre individus fortement différenciés, elle se fait pas le droit.

Discuter, est-ce renoncer à la violence ? Dans un premier temps, nous verrons que la discussion peut s'apparenter à la violence, puis que le vrai dialogue implique la renonciation à la violence et nous chercherons enfin quelles sont les conditions d'un dialogue authentique et non violent.

1. Discuter n'est pas forcément renoncer à la violence :

Discuter n'est pas forcément renoncer à la violence. On peut échanger des paroles aussi violentes que des coups. Dans ce cas, les deux interlocuteurs demeurent des adversaires. Il s'agit de rendre parole pour parole, coup pour coup.

Dans les "scènes de ménage", les amants ou les époux ne cherchent pas à développer des arguments, mais à blesser et à avoir le dernier mot. Et le dernier mot peut être "une parole qui tue", qui vous détruit psychologiquement, ce qui montre bien que la discussion peut être une forme de violence.

Selon René Girard (La violence et le sacré), la violence provient d'un désir d'appropriation d'un objet qui n'a de valeur que par le fait d'être désiré par l'autre, que René Girard appelle le médiateur. Cette mimesis d'appropriation (mimesis vient du grec imitation parce que les "doubles" s'imitent l'un l'autre) engendre mécaniquement la mimesis de rivalité, du fait que les deux protagonistes se détournent de l' objet qu'ils désirent pour s'intéresser au médiateur qu'ils sont l'un pour l'autre.

Cette mimesis d'appropriation existe aussi chez les animaux, comme on le voit par exemple dans le marquage du territoire ou la rivalité sexuelle. La différence avec l'homme, c'est que chez l'homme elle n'est pas régulée par l'instinct, si bien qu'elle peut aller jusqu'à la mort de l'autre et de proche en proche de la communauté tout entière, d'où les précautions extrêmes prises contre la violence mimétique dans les sociétés traditionnelles (interdiction de l'inceste, exogamie, etc.) et des pratiques qui nous paraissent incompréhensibles et contradictoires comme les tabous qui prohibent totalement tout ce qui pourrait entraîner la violence et les rituels qui la permettent sous la forme limitée du sacrifice.

On peut rapprocher l'analyse de la violence que fait René Girard de la "lutte pour la reconnaissance" de Hegel dans le passage de Phénoménologie de l'Esprit où il est question de la "dialectique du maître et de l'esclave".

Dans L'art d'avoir toujours raison Schopenhauer explique ironiquement comment s'y prendre pour avoir toujours le dernier mot. Il expose une série de stratagèmes permettant de l'emporter lors de controverses, indépendamment de la vérité du point de vue que l'on soutient. Schopenhauer cherche à distinguer ces stratagèmes afin de pouvoir les dénoncer. 

Schopenhauer nomme l'art d'avoir toujours raison "la dialectique éristique" (éristique vient d'un mot grec qui signifie combat). La dialectique éristique est une technique de controverse qui repose sur la distinction entre la vérité et l'apparence de la vérité. Son but est de convaincre les auditeurs que l'on a raison, même si l'on a objectivement tort en faisant passer l'apparence de la vérité pour la vérité elle-même.

Selon Pierre Bourdieu, notre manière de parler reflète les positions de force et de domination qui traversent la société. Il ne suffit donc pas de renoncer à la force dans la discussion pour échapper à la violence qui peut être symbolique. 

2. Le vrai dialogue implique la renonciation à la violence :

Dans le Gorgias, Calliclès affirme que "le beau et le juste selon la nature, c'est que pour bien vivre, il faut entretenir en soi-même les plus fortes passions au lieu de les réprimer, et qu'à ces passions, quelques fortes qu'elles soient, il faut se mettre en état de donner satisfaction par son courage et son intelligence, en leur prodiguant tout ce qu'elles désirent". Autrement dit, le beau et le juste consistent à se passer de la morale et à faire ce qui nous plaît.

Calliclès n'apprécie pas la philosophie et considère le dialogue comme un jeu, c'est-à-dire qu'il ne peut déboucher sur aucune vérité. Il ne croit pas à la maïeutique. Il ne veut pas se laisser accoucher par Socrate de cet enfant plus beau que la violence, de cette vérité plus haute que la violence verbale au service de l'égoïsme et de la volonté de puissance. il n'est pas convaincu par les démonstrations de Socrate et demeure dans son opinion initiale. 

Calliclès s'oppose donc à la discussion comme au dialogue et son refus est une forme de violence car il correspond bien au point de vue qu'il défend : le juste et le beau consistent à se passer de la morale qui ne vaut que pour les faibles et à faire ce qui nous plaît.

La discussion s'oppose à la guerre et la guerre lui fait place sous la forme de pourparlers de paix, qui laissent la parole aux diplomates. Mais pour que les discussion débouchent sur une paix durable, il faut que les interlocuteurs soient de bonne volonté et n'aient pas "une idée derrière la tête", comme à Munich en 1938. La discussion implique la volonté sincère de se mettre d'accord, de faire des concessions et de renoncer à la violence.

3. les conditions d'un dialogue authentique et non violent :

Le philosophe Jürgen Habermas développe de son côté l'idée d'un principe de discussion capable de remplacer l'Impératif catégorique. Kant pense qu'il est possible de se mettre d'accord rationnellement sur ce qui est juste et injuste, mais que l'évaluation des normes s'opère dans la conscience de chacun. Habermas considère que l'accord rationnel sur le juste et l'injuste passe par le dialogue. Nous déterminons si une règle de conduite et d'action ou un comportement sont moraux par une discussion qui doit ressembler autant que possible à une situation de liberté de parole absolue et de renoncement aux comportements "stratégiques" apparentés à la "dialectique éristique" que développe Schopenhauer dans l'art d'avoir toujours raison.

Au lieu d'imposer mon point de vue personnel aux autres comme une vérité qui vaut aussi pour les autres, je dois soumettre mon opinion à tous les autres afin d’examiner par la discussion sa prétention à l’universalité, explique Habermas dans Morale et communication, ainsi s’opère un glissement : le centre de gravité ne réside plus dans ce que chacun souhaite faire valoir, sans être contredit, comme étant une vérité universelle, mais dans ce que tous peuvent unanimement reconnaître comme une vérité universelle.

Karl-Otto Appel se demande comment mettre en place une discussion où les échanges ne soient pas dominés par l'instrumentalisation stratégique de la communication, mais plutôt orientés vers l'entente et l'intercompréhension.

Comment un responsable politique peut-il continuer à faire valoir les exigences d'une discussion argumentée face à la menace de l'usage de la violence ou à l'instrumentalisation cynique du discours ?

Pour Apel, il faut fonder une éthique de la discussion. Le principe moral de la discussion permet de domestiquer par le dialogue public les violences et les rapports de force propres au système politique.

Le nom de Karl-Otto Apel est souvent associé à celui de Jürgen Habermas. Les deux hommes étaient amis et s'estimaient mutuellement, mais n'étaient pas toujours d'accord, témoignant du fait qu'une communication authentique repose avant tout sur une exigence de vérité qui dépasse la personne, les intérêts, les convictions et l'amour propre des deux interlocuteurs. Jaspers nommait l'absolu de la recherche de la vérité dans la communication existentielle : "le combat par amour" (liebender Kampf).

Apel et Habermas mettent l'accent sur la notion de "communication" qu'ils placent au cœur de leur réflexion sur la morale, sur la politique et sur le droit.

Puisque l'homme est un "animal parlant", "zoon logikon" (Aristote) dont le comportement n'est pas réglé par l'instinct, mais par la pensée et le langage, c'est à travers la réflexion sur le langage que l'on pourra trouver les normes d'un conduite authentiquement humaine.

Une telle conduite ne saurait être fondée, comme l'a montré Kant, sur la nécessité (les lois de la nature), mais sur le devoir, non sur l'intérêt ou même le bonheur comme dans la pensée antique, mais sur la raison et la liberté.

Kant évoque un individu seule face à sa conscience, confronté à la nécessité de se décider en fonction de l'impératif catégorique - le même, formulé de quatre façons différentes - et non d'un impératif hypothétique centré sur l'intérêt personnel : "Agis seulement d'après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle." (Fondements de la métaphysique des mœurs).

L'impératif catégorique est indissociablement centré sur soi même et sur autrui, comme le montre sa deuxième formulation : "Agis de telle façon que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours en même temps comme fin et jamais simplement comme moyen."

Apel et Habermas développent cet aspect de la morale kantienne en montrant que le devoir moral s'inscrit dans un dialogue intersubjectif qui suppose la sincérité (au moins dans l'intention), l'authenticité, la véracité et la justesse de la parole et dont ils se proposent de montrer les conditions de possibilité.

Ils affirment par ailleurs que le "point de vue moral" ne concerne pas seulement les relations intersubjectives, mais aussi les relations entre les personnes en tant que citoyens, entre les citoyens et l'Etat pour la constitution et le maintien d'un authentique Etat de droit, ainsi qu'entre les Etats, comme l'avait fait Kant dans son Projet de paix perpétuelle.

Apel et Habermas mettent donc l'accent sur le langage et sur la communication, en insistant sur la dimension intersubjective parce qu'elle est au cœur de la réalité humaine, sur l'importance de la notion d'autrui, presque inexistante dans la pensée traditionnelle, y compris chez Descartes et qui va devenir essentielle à partir de Hegel : le conflit des consciences dans la dialectique du maître et de l'esclave - , dans la phénoménologie de Husserl et de ses continuateurs : Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty et Emmanuel Lévinas.

Les deux hommes ont manifesté un intérêt commun pour la philosophie analytique (Peirce, Russel, Ayer, Wittgenstein...) et les théories des actes de langage (Austin, Searle) selon lesquelles tout acte de parole implique une prétention à la vérité et se sont aventurés sur un chemin esquissé par Wittgenstein d'une éthique fondée sur l'examen du langage et sur la valeur de vérité des propositions.

Récusant la neutralité ou le scepticisme axiologique de la démarche logico-scientifique, à la lumière des événements passés (le nazisme et la seconde guerre mondiale) et récents (la guerre du Kosovo), ils ont résolument replacé l'éthique de la discussion au cœur de la pensée.

4. D'où provient le refus de discuter ?

Mais d'où provient le refus de discuter ? D'après Hegel, d'une certaine forme de pensée qui considère a priori que le dialogue est inutile parce qu'on réduit l'autre à un seul de ses attributs. "Cet homme est mon valet" : on peut dire que le maître du valet ne retient de son serviteur qu'un aspect particulier (accidentel) de sa personne. Il est un valet et toute autre chose qu'un valet, par exemple il possède la faculté d'observer et de raisonner qui peut être plus développée que celle de son maître, comme en témoigne Jacques le fataliste de Diderot, œuvre que cite favorablement Hegel.

Hegel cite un autre exemple de pensée réductrice, celle du soldat que l'on peut rouer de coups car on l'a préalablement défini comme une "canaille". Il est par essence une canaille, même s'il n'a rien fait pour mériter d'être puni et on peut donc le rouer de coup. "La violence de l'abstraction, commente Ari Simhon débouche sur la violence réelle où un homme, parce qu'il est réduit à sa particularité de subordonné, à sa qualité de soldat ordinaire et donc bastonnable, ouvre droit, par cette qualité qu'il est, de ce point de vue, à la violence que peut exercer sur lui son supérieur. Ce faisant, c'est-à-dire en le bastonnant, cet officier pense abstraitement et, réduisant l'homme à sa qualité de subordonné, puis le subordonné à la qualité de bastonnable, se réduit lui-même à cette particularité d'être officier. Le mépris n'est pas voilé pour celui dont on devine qu'il n'est alors, hégéliennement, qu'une "espèce d'officier". Le refus de discuter provient du fait de ne pas considérer l'autre comme un interlocuteur valable.

5. Les enjeux actuels du problème :

La cause principale de la violence dans la discussion ou dans l'absence de discussion est le fait de classer celui que l'on considère comme un "adversaire" dans une catégorie bien définie. Toute détermination dit Spinoza est une négation. "Noir", "blanc", "femme", "LGBT", minorité opprimée, ces détermination sont pertinentes, mais incomplètes, unilatérales. Hegel nous invite à les intégrer dans un vision plus large qui les dépasse sans les supprimer, bref, à ne pas penser abstraitement, à ne pas réduire un individu à la couleur de sa peau, son genre, son orientation sexuelle. Le propre du discours raciste est de généraliser, mais aussi désormais celui d'un certain discours anti-raciste. 

"Tenaille identitaire. Pourquoi "tenaille" écrit Gilles Clavreul, parce que ces propositions que tout oppose politiquement par exemple celle des suprématistes américains et des celle des "wokes", s'articulent néanmoins autour d'un même axe. Elle prétendent rapporter ce que l'on dit à ce que l'on pense et ce que l'on pense à ce que l'on est. Ce faisant, le tout identitaire étouffe petit à petit la conversation démocratique, rabattant le citoyen sur l'individu et l'individu sur ses attaches, sa naissance, son genre ou encore la religion dans laquelle il a été élevé, il assigne à chacun des positions fixes et tue l'idée de délibération collective. Second attribut de la tenaille : la pression de la pince gauche accentue celle de la pince droite, et réciproquement. Elles s'entre-alimentent dans une surenchère d'anathèmes et de procès en sorcellerie où chacun est sommé de prendre parti ou enrôlé de force dans l'un ou l'autre camp."

Conclusion  :

la violence ne s'oppose pas à la discussion car certaines discussion peuvent être très violences, même sans violence physique quand elles cherchent à imposer son point de vue et à discréditer ou à détruire l'adversaire. Schopenhauer nomme l'art d'avoir toujours raison la dialectique éristique et cherche à mettre en lumière ses procédés pour mieux les dénoncer. Comme le montre le Gorgias de Platon, tout dialogue authentique implique la renonciation à la violence et la volonté sincère de jouer le jeu du dialogue. Karl-Otto Appel et Jürgen Habermas, très marqués par les tragiques événements du XXème siècle tentent de mettre en place une éthique de la discussion. Une des causes de la violence verbale, mais qui peut déboucher sur la violence physique est le fait de classer l'autre que l'on considère a priori comme un "ennemi" dans une catégorie définie a priori. Selon Gilles Clavreul, "le tout identitaire étouffe petit à petit la conversation démocratique, rabattant le citoyen sur l'individu et l'individu sur ses attaches, sa naissance, son genre ou encore la religion dans laquelle il a été élevé, il assigne à chacun des positions fixes et tue l'idée de délibération collective."

 


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38 réactions à cet article    


  • Lampion Séraphin Lampion 24 juin 18:30

    Le contraire de la violence, c’est la raison, pas la discussion.

    Rhéteurs et sophistes ont fait la place aux « communicants » et aux manipulateurs, experts dans l’art d’avoir raison de leurs cibles à défaut d’avoir raison tout court.

    La publicité et le marketing politique sont de la violence pure. Le confinement et le couvre-feu ne sont que des outils de cette violence-là qui, elle, est permanente.


    • Clocel Clocel 24 juin 18:34

      On sent que nos archontes ont besoin de prendre régulièrement la température de la jeunesse, des fois qu’ils comprennent qu’avec le nombre critique suffisant, ils pourraient les éjecter manu militari du jour au lendemain...

      Les gilets jaunes se sont arrêtés à un pâté de maisons de l’Élisée, quel dommage...

      La violence déployait montre en tout cas qu’ils font de mauvaises nuits et qu’ils ont été obligé d’accélérer l’agenda avec toutes les fausses notes de la précipitation.

      On n’a plus le choix, c’est bien par là qu’il faudra passer.


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 juin 18:36

        Intéressant, mais vous supposez un contexte toujours limité aux deux protagonistes, et en même temps vous analysez les motivations et les stratégies mises en œuvre depuis un point de vue extérieur.

         

        Est-ce qu’il ne serait pas pertinent de faire un détour du coté du Triangle de Karpman ?

         


        • Robin Guilloux Robin Guilloux 24 juin 18:40

          @Francis, agnotologue

          De quoi s’agit-il ? J’espère qu’il n’y pas de rapport avec le triangle des Bermudes ! smiley)


        • Robin Guilloux Robin Guilloux 24 juin 18:59

          @Francis, agnotologue

          J’ai été voir sur Internet. J’ai compris ce que c’était (analyse transactionnelle). 



        • Trelawney Trelawney 25 juin 07:49

          La guerre commence lorsque l’on a cessé de se parler.


          • Zolko Zolko 25 juin 18:34

            @Trelawney
             
            Je crois que c’est Churchill qui disait qu’il valait mieux faire du « bla-bla » que du « peng-peng ».


          • Adèle Coupechoux 25 juin 08:26

            Il existe une approche assez intéressante, pas parfaite, car un peu difficile à mettre en œuvre. Il s’agit de la CNV basée sur les besoins de chacun :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non_violente

            « La violence est apprise culturellement et ainsi injectée dans la communication, dont elle freine l’efficacité » 

            « Tout conflit est l’expression tragique d’un besoin insatisfait » M. Rosenberg 



            • Parfois l’absence de mot ou de réponse est la forme la plus aigue de la violence.C’est comme une forme de déni que le pervers narcissique utilise d’une manière très subtile...


              • chantecler chantecler 25 juin 08:34

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Souvent l’absence de mot , le silence , fait du bien .
                Ca permet entre autre de respirer , de réfléchir , de se recentrer et de vivre .


              • @chantecler.. cela concerne les relations...de couple entre autre. Si l’un a envie de silence, il suffit qu’il l’exprime. Excuse-moi, actuellement j’ai besoin de recul et ne peux t’aider. Va voir un psy si tu as besoin d’une écoute. Je parle du silence volontaire sans explication et savamment calculé.... Aussi, la personne qui répond toujours à côté (la technique de l’esquive,...). Il y a tant de manière d’être violent...


              • Adèle Coupechoux 25 juin 08:53

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Le silence du (ou de la) manipulateur est punitif et tend à provoquer une réaction ;
                C’est le moment pour sa victime de ne pas réagir.

                Couper la communication avec un (ou une) manipulateur est protecteur. Dans un contexte professionnel, cela peut être compliqué, il faut alors communiquer surtout par écrit avec en copie une personne externe (RH, syndicat, ) et à l’oral limiter sa communication et ne surtout pas montrer sa colère.

                Surtout devant un manipulateur ou manipulatrice démasqué(e)


              • @Adèle Coupechoux vous n’imaginez pas (je l’entends autour de moi) combien de personnes s’étaient habituées au confinement et redoutent pour cette raison de devoir retourner dans leur boulot. Elle se sont senties en meilleure forme et santé, ont pu prendre du recul. Maintenant , elles sont obligées de retourner dans la fosse au lions. Les certificat de maladie vont pleuvoir. La manipulation perverse est encore plus grave que le Covid.


              • chantecler chantecler 25 juin 09:11

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                " Va voir un psy si tu as besoin d’une écoute.

                "
                Euh, non merci sans façon !


              • @chantecler je m’en doutais un peu... 


              • Adèle Coupechoux 25 juin 13:16

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Oui le milieu du travail est une jungle. 
                Mais justement, le confinement a aussi exacerbé les tensions, les replis...C’est un piège terrible, surtout pour ceux qui ont apprécié le confinement. Ils en reviennent peu à peu. Les cours en visioconférence pas top ni pour les élèves ni pour les profs quand ça dure trop longtemps.

                Le confinement va laisser des traces, bien profondes. Mes collègues se sont rués sur le télétravail. 
                A noter que le télétravail était souvent un privilège de cadres.
                Maintenant, cela touche un peu tous ceux qui peuvent travailler à distance. Cadres ou pas.

                Et puis, beaucoup de professions ne sont absolument pas éligibles au télétravail.



                • La violence des médias qui ne représente plus le citoyen est énorme...


                  • Adèle Coupechoux 25 juin 08:55

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Elle est d’autant plus violente, qu’elle fait preuve unanimement d’un mutisme incroyable quant à la gestion coercitive de cette « crise ».


                  • Parrhesia Parrhesia 25 juin 11:21

                    @Adèle Coupechoux
                    Exemple : l’incroyable absence de réaction populaire contre la loi liberticide de MM Fabius et Gayssot ainsi que la platitude à l’encontre de m. Fabius et de m. Gayssot !!!
                    Cela vaut un grand discours !!!


                  • Adèle Coupechoux 25 juin 13:08

                    @Parrhesia

                    Oui les lois liberticides ne datent pas d’aujourd’hui. Et sont tous sauf efficace. Faire taire ne sert à rien sinon à attiser encore plus la haine de ne pouvoir s’exprimer.

                    Je sais que c’est un poncil irritant mais...
                    « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ». Evelyne Beatrice Hall



                  • Adèle Coupechoux 25 juin 13:32

                    @Adèle Coupechoux

                    un poncif


                  • Concernant la composante paranoïaque de Reich, lire Jeanine-Chasseguet Smirgel mariée à un psychanalyste juif hongrois (en lien avec l’actualité,...). Perso, j’ai sauté le pas vers Jung en 2005. Son adhésion au nazisme...me bloquait. Mais en relisant bien les histoires conjointes, Freud aussi franchissait les lignes : ami de Lou Andreas Salomé, compagne de Nietzsche, ami de WAGNER..... Hannah Arendt maîtresse de Heidegger... Personne n’est parfait et il ne faut pas se bloquer sur ce que nous n’avons pas approfondi...


                    • Gollum Gollum 25 juin 12:22

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Son adhésion au nazisme...me bloquait. 

                       smiley

                      Pour un observateur à peu près neutre, il semble aujourd’hui évident que compter Jung parmi les partisans du nazisme est une contre-vérité, à la limite de la diffamation.

                      Source :

                      https://www.lemonde.fr/archives/article/1980/09/01/jung-et-le-nazisme_2818440_1819218.html


                    • chantecler chantecler 26 juin 07:30

                      @Gollum
                      Non elle parle de W Reich là .
                      Faut suivre !


                    • Gollum Gollum 26 juin 08:11

                      @chantecler

                      Mais non relisez la phrase :

                      Perso, j’ai sauté le pas vers Jung en 2005. Son adhésion au nazisme...me bloquait.

                      Il s’agit bien de Jung. Accusation récurrente d’ailleurs.

                      Reich était marxiste. Risquait pas d’être nazi.

                      À moins que vous ayez voulu faire de l’humour décalé.


                    • chantecler chantecler 26 juin 08:33

                      @Gollum
                      Oui, je sais !
                      J’ai réalisé , après .
                      Sorry .


                    • Taverne Taverne 25 juin 13:01

                      Il y avait deux pièges dans l’intitulé : confondre discussion et dialogue et croire que la violence se résume à la violence physique.

                      Dès qu’on a dit défini le sujet et que l’on parle de « dialogue », il faut absolument parler des dialogues de Platon. Girard : pas indispensable. Mais il est à la mode en ce moment.

                      Moi, j’aurais ajouté que, dans la relation parent-enfant (thème non abordé ici), la discussion est primordiale et doit empêcher la violence de l’adulte sur l’enfant.

                      J’aurais aussi évoqué le renoncement à la violence comme mode d’action des pacifistes en politique. J’aurais parlé de Gandhi, de Mandela...Cela aurait rendu mon devoir plus concret.



                      • Robin Guilloux Robin Guilloux 25 juin 17:50

                        @Taverne

                        Merci pour vos remarques.


                      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 juin 18:38

                        @Taverne
                         
                        ’’dans la relation parent-enfant (thème non abordé ici), la discussion est primordiale et doit empêcher la violence de l’adulte sur l’enfant’’
                         
                         Dans une relation parent enfant la distinction entre discussion et dialogue prend tout son sens : l’adulte qui raisonne un petit enfant lui fait toujours violence. Mais peu d’adultes sont capables d’un vrai dialogue avec un enfant. C’est une chose que beaucoup n’imaginent même pas.


                      • Zolko Zolko 25 juin 18:51

                        @Taverne

                        Il y avait deux pièges dans l’intitulé : confondre discussion et dialogue et croire que la violence se résume à la violence physique.

                         
                        mouais ... pour la question de la « discussion », aucune référence n’est faite au « discours de la méthode » de Descartes, qui est cité à contre-sens dans l’essai. Un « discours » est un monologue, mais une « discussion » est forcément entre plusieurs personnes, et est donc synonyme de « dialogue ».
                         
                        Quant-à ne pas savoir faire la différence entre violence verbale et violence physique, et les traiter comme-si il s’agissait de la même souffrance pour celui qui la reçoit, je ne sais même pas quoi en dire.
                         
                        L’essai est rempli de références bidons, et même de propagande politique actuelle, l’auteur cherche à faire de l’esbroufe avec sa culture sans chercher à approfondir l’idée de base. Je ne met même pas la moyenne. 8/20
                         
                        La vraie conclusion aurait du être :

                        discuter c’est renoncer temporairement à la violence



                      • Son adhésion au nazisme...me bloquait. : Roudinesco :  Carl Gustav Jung, De l’archétype au nazisme. dérives d’une psychologie de la différence », L’Infini, 63, automne 1998 . Celle qui a fait passer le mariage homosexuel. Elle connaît pourtant bien Janine chasseguet-Smirgel qui a dit tout ce qu’elle en pensait dans on livre testament ou Marcella Iacub et Libération en prenne plein pour leur poire : 

                        Le corps comme miroir du monde
                        Livre de Janine Chasseguet-Smirgel

                        Avez-vous aimé ce livre ?
                        DescriptionLe divorce du corps et de l’esprit est-il caractéristique de la pensée d’aujourd’hui ? Se libérer du corps pour rétablir une union -mystique ? - entre l’âme et le cosmos, affirmer la toute-puissance de l’esprit serait le dénominateur commun de conduites que la pensée actuelle semble admettre tout uniment

                        A quel jeu jouent-on, si les juifs se tirent dans les pattes ???... à nos dépend..


                        • Robin Guilloux Robin Guilloux 25 juin 21:07

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Faites attention à E. Roudinesco. Elle voit des nazis partout ; c’est la police de la pensée. Elle en veut à Jung de s’être séparé de Freud (« Jurez-moi mon cher Jung que vous ne renoncerez jamais à l’étiologie sexuelle des névroses ») qui était juif... donc Jung est nazi. C’est logique, non ?



                          • Mais je me demande si Janine Chasseguet connaissait (pour une juive,...) l’arbre séphirotique. Parce qu’il est clairement expliqué que le travail psychique consiste en un aller et retour de Malkuth (le corps) au Kether (l’esprit). Regarder le cosmos mais les pieds bien ancrés dans le sol de la matière biologique..... Ou elle savait et voulait garder ce savoir pour elle. Ou alors sa judaïcité était incomplète,...


                            • Djam Djam 25 juin 20:10

                              Robin Guilloux continue à faire l’élève... et le prof en nous soumettant sa loooogue rédaction d’un des sujets du bac philo !

                              Un peu comme les garagistes qui continuent à bricoler des moteurs chez eux smiley

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