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Comment sauver le monde

Le but peut sembler ambitieux, mais le temps n’est plus aux faux-fuyants, le temps presse, le grondement des pires se fait entendre, ceux qui nous ont conduit au bord de l’abîme nous demandent de sauter : ils resteront sur le bord pour garder nos affaires. Peut-on faire autrement ?

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 Aucune société organisée et a fortiori aucune civilisation, ne s’est constituée sans un sacré, un absolu indépassable permettant de prendre les décisions nécessaires mais difficiles pour tous ou presque tous. Les lois, les règlements, les codes, les traités écrits par les Hommes pour les Hommes ne suffisent pas à cimenter l’immense diversité des comportements et des façons de penser d’une collectivité. Les mécontents peuvent facilement ébranler toutes les décisions seulement humaines. Les sociétés ont toujours fonctionné au sein d’un cadre de référence qu’il n’était pas question de remettre en cause quels que soient les soubresauts de l’instant. Le message judéo-chrétien a servi d’absolu indépassable pour une fraction importante de l’humanité. Divers avatars, le socialisme, le communisme et leurs variantes, tentèrent de retrouver une voie praticable vers le paradis terrestre lorsque la foi en l’au-delà vacilla. Les démocraties succédèrent aux républiques et elles s’essayèrent à construire un sacré, des Droits (de l’Homme en particulier) qu’elles n’essayèrent même pas de respecter sincèrement. Le Sacré se voyait remplacer par l’artifice, cache-sexe d’intérêts n’ayant rien de transcendants. Les craquelures ne purent être masquées par les innombrables discours peaufinés par des professionnels du verbe. Le Verbe était Dieu, du moins le pensait-on ! Les dirigeants sans cap ni boussole cachaient leur impuissance grâce à leur art oratoire.

 Le seul sacré que l’on puisse proposer consiste à remettre l’Homme au milieu de la Nature et faire en sorte qu’il cesse de se prendre pour un dieu. L’Écologie est le seul élément fédérateur et grand qui peut être proposé raisonnablement au monde.

 Deux « écologies » s’affrontent, l’une donnera le meilleur de tout à quelques uns, les autres s’accommodant des restes ou les mirant virtuellement sur leur écran, l’autre s’adressera à tous. La mise en place de la première voie se fait jour après jour à coups de trompettes et n’a nul besoin d’être décrite tant elle annonce un futur semblable au passé. La seconde seule est digne d’intérêt.

 L’écologie prise comme sacré, comme référent ultime concerne tous les secteurs de la vie et non pas quelques pans badigeonnés en vert pour l’occasion. L’Écologie, au niveau de l’individu, c’est d’abord et avant tout la restauration de l’autonomie. Les sociétés dites libérales actuelles se caractérisent par une incroyable division du travail qui crée un collectivisme dont il est impossible de se défaire. Ce collectivisme masqué est généralement associé à la notion même de progrès alors que le bien-être de nos jours ne dépend que de l’invention et l’usage de machines dévoreuses d’énergies fossiles. L’autonomisation des vies implique, pour qu’elle puisse prendre place, moins de machines, moins de charbon, de gaz, de pétrole. La production locale de biens pour une consommation de proximité est une première étape vers une autonomisation de l’organisation productive qui précède l’autonomisation des individus.

 Un système hiérarchique important accompagne toujours le collectivisme masqué ou non. Le principe actif unique d’une hiérarchie est l’accumulation des richesses aux mains des hiérarques. Motiver les individus, coordonner les efforts, faire travailler une multitude vers un objectif commun constituent les qualités affichées pour appartenir à la caste dirigeante. Les mêmes succèdent aux semblables, tous possédant les mêmes codes sociaux, les mêmes habitudes alimentaires, vestimentaires, culturelles, académiques : l’enfance d’un chef est la même de génération en génération, les intrus ne servent que de faire valoir. Il ne sert à rien de vouloir lutter contre infiniment plus puissant que soi, par contre il peut se faire que des gens indispensables ne servent plus à rien, à rien d’autre en tout cas qu’à brasser des tombereaux de billets qui ne valent plus que leur poids de papier. Des gens autonomes sont riches de leur savoir faire, qu’ils peuvent échanger, mais qui ne leur accorde pas un quelconque pouvoir, qui ne leur permet pas de dominer, qui aussi ne donne pas accès à ce sentiment d’immortalité qui enivre souvent les plus grands.

 L’écologie ne nécessite aucune incarnation, aucune délégation de pouvoir, aucune organisation ou mouvement politique. L’autonomie de pensée est le corollaire de l’autonomie de comportement. Il est nécessaire d’être seul pour se construire, pour se construire une opinion, un avis éclairé ou pas mais personnel. Un terreau peut permettre de tenir compte d’autres, mais pas des autres. L’éducation, la constitution d’un acquis se fait par la transmission du savoir de maîtres, ces maîtres ont su s’abstraire de leur société pour se dégager de l’immédiateté, pour ne garder que l’essentiel, l’intemporel. Le terreau culturel ne doit pas tenir compte du bruit de fond alimenté par les insignifiances, le qu’en dira-t-on, la rumeur… l’enfer c’est les autres.

 Cette élévation par la solitude et la réflexion ne constitue la base d’aucune supériorité par rapport à autrui, il s’agit seulement d’atteindre une plus grande autonomie par ce qu’on a compris, ce que l’on sait, ce que l’on pressent. Tout est simple, tout est accessible à tous, même si beaucoup des textes importants contiennent maintes références abstruses pour prouver seulement que l’auteur fait bien partie des savants. Des concepts donnent une cohérence à un ensemble philosophique ou politique mais ils servent plus à démontrer le caractère inestimable de l’auteur et sont inutiles à celui qui les lit : il faut forger ses propres certitudes.

 En écartant toute tentative de faire émerger une intelligence collective, il est possible de se construire un moi, unique donc irremplaçable, isolé donc impuissant. Mais c’est cette impuissance qui lui donne sa valeur et sa grandeur. Il faut ensuite allier les solitudes pour faire une société en acceptant résolument, sans compromission possible, de n’être qu’une voix au milieu d’une multitude d’autres, toutes uniques.

 En bannissant les partis politiques, les idéologies, les cercles de pensée, il est possible de faire vivre une société faite par chacun, pour chacun où les privilèges, les tripatouillages, les incessants mépris disparaissent ou du moins s’atténuent.

 L’écologie pour être sacrée doit posséder un évangile pour annoncer la bonne nouvelle ou pour le moins des évangélistes qui se donnent la tâche de l’écrire. Ces évangélistes doivent être suffisamment savants pour apercevoir le chemin où l’on se passe des énergies fossiles tout en restant suffisamment obscurs pour rester hors de portée des sarcasmes, des moqueries, des médiocrités de tous ordres. Les sociétés savantes, en particulier les Académies des Sciences, permettent de trouver les compétences nécessaires à l’écriture du futur livre saint et à la mise en œuvre pratique d’un nouveau sacré.

 


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230 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 14 novembre 08:42

    @ Jacques-Robert SIMON  

    Bonjour

    Le but peut sembler ambitieux, mais le temps n’est plus aux faux-fuyants, le temps presse, le grondement des pires se fait entendre, ceux qui nous ont conduit au bord de l’abîme nous demandent de sauter : ils resteront sur le bord pour garder nos affaires. Peut-on faire autrement ?

    L’introduction vaut la valeur du texte que j’avais déjà lu, mais ce qui prime se trouve dans le manque de cervelle chez certains qui oublient que tout acte se réfléchi à priori avant exécution. Oui il y a d’autres façons d’agir le tout est de le vouloir et non de le laisser supposer. Merci pour ces écrits.

    Le Panda

    Patrick Juan 


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 10:50

      @Le Panda
      Merci de votre commentaire.


    • Étirév 14 novembre 09:09

      L’homme subit, par cela seul qu’il naît homme, les conséquences d’un ordre de choses contre lequel, pour se sauver lui- même, il doit lutter.
      « L’homme est un Dieu déchu qui se souvient des cieux  », dit Lamartine.
      La déchéance est certaine, elle suit la faute dont les conséquences pèsent, non seulement sur l’homme coupable, mais sur toute sa descendance. Cette condamnation contre laquelle les modernes protestent et qui leur semble une injustice absurde, est le résultat de l’hérédité. L’homme transmet à sa descendance ses facultés comme il lui transmet ses organes. S’il diminue ses conditions psychiques individuelles, il donne à ses enfants des facultés amoindries. Les rationalistes modernes disent : Chacun est responsable de ses fautes. Oui, quand ces fautes n’atteignent pas l’organisme ; mais quand la faute est de nature à modifier le fonctionnement physiologique de l’homme et à lui imprimer une tare qui est héréditaire, la faute retombe sur la postérité.
      Le péché originel (le premier acte sexuel) a diminué la valeur morale de l’homme, il a donc été une cause de déchéance pour l’humanité tout entière.
      Les conséquences premières de la chute, accumulées par la répétition de cette action dans chaque individu, à travers les générations, ont pris des proportions effroyables et mené les races à la dégénérescence finale.
      Le mystère de la chute a une importance capitale, c’est le nœud de notre condition qui prend ses replis et ses retours dans cet abîme. Une preuve de plus de notre dégénérescence morale est celle-ci : L’ordre est partout, l’homme seul fait exception. L’Univers entier est ordre, l’homme seul est désordre.
      Un choc perpétuel existe entre sa raison et son cœur, entre son entendement et son désir. Quand il atteint au plus haut degré des civilisations, il est au dernier degré moral ; il s’appauvrit en idées, en même temps qu’il s’enrichit en sentiments. Son péché s’étend comme un voile entre lui et l’Univers (et c’est ce qui cause la désunion de l’homme et de la femme). L’unité du monde a été vaincue et l’humanité doit en porter la peine.
      L’homme est tombé dans la conception misérable du fini, alors qu’il était né pour l’infini.
      C’est le problème fondamental, le problème humain et divin. C’est le dogme intérieur de l’humanité. Une crise terrible fermente en ce moment, parce que le dogme de la chute masque les plus grands problèmes philosophiques.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 10:54

        @Étirév
        Du point de vue de la Chimie l’Homme, comme tout être vivant, présente un très grand ordre, bien fragile cependant, tant même qu’il doit s’alimenter pour le conserver. Je ne pense pas non plus qu’il y ait une faute à expier : l’antagonisme irréductible entre le plaisir et le nécessaire est la seule source des problèmes.


      • kalachnikov kalachnikov 14 novembre 12:25

        @ Étirév

        ’Le péché originel (le premier acte sexuel) a diminué la valeur morale de l’homme, il a donc été une cause de déchéance pour l’humanité tout entière.’

        Non, non, non. C’est le jugement dépréciatif porté alors sur l’acte sexuel qui a amoindri l’Homme en l’enfermant justement dans une perception morale du monde. C’est ça la déchéance : c’est de châtrer la créature parfaite sortie de la Nature et que sa vie ne soit plus que plainte au sujet de son existence mutilée.
        Je vous fais remarquer qu’avant ce jugement désastreux l’Homme s’accommodait fort bien de sa saleté foncière et qu’il n’y avait pas le délire qui lui a succédé et qui confine aujourd’hui au paroxysme, signe qui suggère le dénouement.
        En enfermant l’Homme dans une boîte, on a fabriqué un être dépressif, porteur d’une Volonté de néant et rêvant secrétement d’en finir. Pourtant, il a lutté le bougre, c’est dire comment la Vie, farouche, existe toujours en lui, mille fois il a gribouillé des idéaux bariolés, mille fois il a rêvé recréer le monde d’avant. Mais voilà, l’imagination a ses limites et l’esprit vraisemblablement est sec aujourd’hui.

        Allez, quittons-nous en musique.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 novembre 12:30

        @kalachnikov

        Reich avec sa boîte à Orgones est tombé dans la paranoïa. Le sexe sans amour, c’est une voiture qui roule en faisant du sur-place ;


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 novembre 12:35

        @kalachnikov

        Un singe qui se masturbe en permanence dans sa cage est le premier signe qu’il est malheureux.


      • kalachnikov kalachnikov 14 novembre 12:40

        @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Fallait pas le foutre en cage.


      • Gollum Gollum 14 novembre 13:08

        @Étirév

        Je l’avais pas vu celle-là (je ne lis plus les posts d’Etirev depuis longtemps tellement ils sont de parti pris) :

        Le péché originel (le premier acte sexuel) a diminué la valeur morale de l’homme, il a donc été une cause de déchéance pour l’humanité tout entière.

        De la part de quelqu’un qui prétend remettre le féminin au centre de tout je trouve que reprendre un jugement moral prononcé par des hommes est assez savoureux...

        Car c’est la tendance naturelle du masculin à tendre vers l’idéalisme, et donc le rejet de la matière, donc du féminin, et en conséquence à diaboliser le sexuel.

        Reprendre le vieux mythe bibliste de la part d’une prêtresse (en tous les cas qui se veut telle) du Féminin avec un grand F, quand on sait que la Bible est machiste jusqu’au bout des ongles est donc d’une contradiction évidente.

        Sinon, faites comme d’habitude, ne répondez surtout pas à ceux qui vous interpellent...


      • OMAR 14 novembre 18:22

        Omar9
        .
        @Mélusine ou la Robe de Saphir. "Un singe qui se masturbe en permanence dans sa cage est le premier signe qu’il est malheureux.

        ".
         ;
        Fallait pas lui remettre ta photo....


      • velosolex velosolex 14 novembre 18:50

        @Jacques-Robert SIMON
        Question chimie, celui précisément des pesticides est en train de faire disparaitre toute vie sur terre. Une pétition en ligne circule, Nous voulons des coquelicots : « Appel des 100 » pour l’interdiction ..Objecitf : 5 millions d’opposants ; 
        Et Rdv devant chaque mairie !
        https://bit.ly/2wLqqfd


      • velosolex velosolex 14 novembre 19:09

        @kalachnikov

        « Le nitram soduim est une véritable kalashnikov ! »
        C’était le sujet d’une de mes interventions dans un débat public, rapport à Fabrice Nicolino qui organisait avec Hervé Kempf, un débat sur le mouvement « nous voulons des coquelicots », opposé aux pesticides de synthèse...
        Il est parti d’un grand éclat de rire.....
        Si je le connaissais comme écrivain, j’ignorais en fait qu’il avait été victime par deux fois du terrorisme, dans sa chair...
        .La deuxième fois dans l’attentat contre charlie. 
        L’homme en tout cas est remarquable, et se contente pas d’aspirer à un changement. Il est au centre du changement. 
        Même s’il marche maintenant avec une canne
        C’est l’action qui détermine l’homme, au moins autant que sa pensée. .

        Bouleversements climatiques. Salle pleine pour Hervé Kempf et ...

        ON remarquera que cet article dans son titre, fait l’impasse sur le véritable sujet du débat, « l’arrêt total des pesticides »...Ce qui en dit long sur un sujet brulant, occulté par les médias


      • #Daneel42 #Nono LP/R 14 novembre 19:17

        @velosolex

        « On » fait moins de bruit que les gilets jaunes, mais on se réalise pour de vrai avec nos 22 rassemblements mensuels prochains prévus !

        C’est autre chose !


      • kalachnikov kalachnikov 14 novembre 22:32

        @ velosolex

        Qu’est-ce je viens faire là-dedans ? Enfin, rapport entre mon propos et ton message ?


      • kalachnikov kalachnikov 14 novembre 22:35

        @ velosolex

        En plus, vu que tu es cinéphile, mon pseudo est rapport au film ’underground’ qui est plutôt une apologie de l’absurde qu’autre chose. Mais bref.

        Allez, musique.


      • velosolex velosolex 15 novembre 10:14

        @kalachnikov
        Justement, voilà un raccourci vers l’absurde. 
        Et pis, pourquoi qu’il n’y aurait que Melusine qui aurait le droit de tirer des bords ?


      • kalachnikov kalachnikov 15 novembre 10:47

        @ Étirév

        En plus, ça va vous désoler mais la seule personne qui pouvait avoir ce jugement dépréciatif, c’est une femme. Notre Eve peut-être. Car elle était aux premières loges pour comprendre le mystère de la génération.
        Et contrairement à vous qui passez votre temps à régler son compte au mâle, quand bien même je suis un homme, je ne vais pas l’accabler.


      • velosolex velosolex 15 novembre 21:31

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        « Le sexe sans amour, c’est une voiture qui roule en faisant du sur-place   »

        Faire le coup de la panne, s’apparente alors à une sacré prise de tête.
        On n’est prié de s’arrêter au moins sur la débandade d’urgence, pour ne pas gêner le trafic !


      • covadonga*722 covadonga*722 14 novembre 09:56

        bonjour , la vraie question serait :

        pourquoi sauver le monde ? les écrans luisent et diffusent des images à profusion 

        mais d’évidence les ténèbres sont déjà la .


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 10:55

          @covadonga*722
          Se battre contre les ténèbres fait partie de la destinée de l’Homme.


        • Sergio Sergio 14 novembre 14:02

          @Jacques-Robert SIMON

          L’homme regarde les ténèbres mais il ne sait pas que ce sont les ténèbres qui le regardent !


        • Tall Tall 14 novembre 10:14

          Le gars qui va sauver le monde est celui qui inventera l’IA forte : ça pourrait être lui


          • #Shawford42 #Shawford 14 novembre 10:20

            @Tall

            Mais non on te dit, il va avoir un cigare qui va lui tomber pour la tête avant ! smiley smiley

            Mode troll off : merci pour l’info


          • #Shawford42 #Shawford 14 novembre 10:21

            @#Shawford

            Oups « sur » la tête


          • #Shawford42 #Shawford 14 novembre 10:37

            @Tall

            En tout cas, je note qu’il a 42 ans. T’as raison, c’est son/notre heure ! ^^

            https://youtu.be/1EdUjlawLJM


          • pemile pemile 14 novembre 10:51

            @Tall « Le gars qui va sauver le monde est celui qui inventera l’IA forte : ça pourrait être lui »

            Faudra être patient, lui aussi déclare : "nous sommes à des décennies d’une AGI : nous jouons encore à des jeux”.


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 10:56

            @Tall
            C’est vrai une Intelligence Artificielle pourrait servir de « sacré ».


          • alinea alinea 14 novembre 11:40

            @Jacques-Robert SIMON
            Jene suis pas d’accord avec ce que vous dîtes ici, mais bien avec ce que vous dîtes là :
            « Le Sacré se voyait remplacer par l’artifice, cache-sexe d’intérêts n’ayant rien de transcendants. »

            Tant il m’apparaît que le Sacré doit recouvrir le vrai qui nous dépasse. L’artifice venant de nous il devient temporel...


          • Tall Tall 14 novembre 11:49

            @pemile

            Oui, et effectivement en 2014, il n’était pas dessus puisqu’il a vendu son âme à Google pour 400 millions, prix ridicule pour l’AGI. Mais c’était il y a 4 ans, et ce gars combine une connaissance poussée de la neuro + talents informatiques ; C’est un profil intéressant. A suivre ...


          • Tall Tall 14 novembre 11:52

            @Jacques-Robert SIMON

            Si c’est « sacré » dans le sens de « grand espoir crédible », on est d’accord.


          • #Shawford42 #Shawford 14 novembre 11:57

            @Tall

            T’as vu Oumpapa sur ago.tv ? 2 pauvres p’tits commentaires ! smiley

            T’es vraiment le King de l’agora ! smiley

            https://www.youtube.com/watch?v=ZHwVBirqD2s


          • Tall Tall 14 novembre 12:49

            @#Shawford
            Le conteur de la video utilise un style parfaitement chiant


          • #Shawford42 #Shawford 14 novembre 12:56

            @Tall

            C’est clair. ! On est pas tous faits pour (sur)vivre ! Faudrait que ça s’accèlère la chute du grand bin’s ! smiley smiley smiley En fait, il a toujours raison l’Asinus. smiley


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 13:11

            @alinea
            Empiriquement, le sacré n’est pas associé au vrai.


          • Gollum Gollum 14 novembre 13:18

            @Jacques-Robert SIMON

            Pas toujours. Il y a sacré et sacré. Le sacré naturel des Indiens qui divinisent la nature. Le « sacré » des religieux qui diabolisent l’homme... et ce parce qu’ils ne supportent pas le monde tel qu’il est.


          • Ecométa Ecométa 14 novembre 17:33

            @Jacques-Robert SIMON

            l’A. I. servant de sacré ? De dictature plutôt. !

            Le « MOI » ne vaut que s’il pense « NOUS » et agit « NOUS » !

                Le vrai COGITO selon moi

            Le plus, le NOUS, peut satisfaire le moins, le MOI, quand le moins, le MOI, ne satisfera jamais le plus, le NOUS !

            Société individualiste ... avons nous conscience de l’absurdité de l’expression ? De la nature paranoïaque et schizophrénique du propos ?

            L’humain doit simplement croire en lui, en sa capacité à s’améliorer, faire en sorte de cultiver le meilleur de lui-même et non son pire ! Là, pour se faire, cultiver notre meilleur : nous avons un vrai problème de « savoir » !

            Exemple : comment peut-on enseigner l’économie sans définir précisément, ceci en termes d’entendement, de bonne intelligence, même de bon sens, et non en termes exclusivement dogmatique, ce qu’est réellement l’économie et surtout ce qu’elle ne doit et ne peut pas être !

            Comment des économistes persuadés que l’économie est un « système de création de richesses » , ce qui est une vaste blague car elle en détruit bien plus qu’elle en crée ; comment de telles personnes pourraient s’entendre avec d’autre qui pensent que l’économie est un système de satisfaction des besoins humains de toute nature. Que la finalité de l’économie n’est pas la satisfaction des seuls moyens mis en œuvre, mais celle des besoins de tout un chacun.

            Comment réconcilier « économie » et « écologie », quand certains pensent que l’écologie joue contre l’économie ? Pourtant , étymologiquement ces deux termes sont on ne peut plus proches car l’un « Nomia » est « règle »et l’autre « logia » en est la « logique », ceci, d’une seule même approche des choses : celle d’une approche d’ensemble ! Qui s’oppose à une approche dite de individualisme méthodologique du technoscientsime qui confine à al chose pour lachoe et à la chose imbécile

            Il faut définir, fondamentalement, d’un point de Ontologique, déontologique, éthique et en termes d’altérité, ce qu’est réellement l’économie !

            Savoir pour quoi faire ? Pour réellement mieux comprendre, en bonne intelligence, en tout entendement... ou pour mieux manipuler ? la réponse est claire : pour mieux tout manipuler !

            Une sériesue remise en cause épistémologique ’impose et c’est en cela qu’il faut croire ! Du même coup se convaincre, avec ces mots en « isme » qui caractérisent cette civilisation paroxysmique qui abuse tout ; nous convaincre de l’absurdité de notre savoir rationalo économico technoscientiste qui nous envoi tout droit vers le transhumanisme ! Autant dire la fin de l’HUMANITE, du principe d’humanité ! 

             


          • Ecométa Ecométa 14 novembre 17:34

            @Jacques-Robert SIMON

            De même que réalité n’est en rien vérité !


          • velosolex velosolex 15 novembre 21:24

            @alinea
            Moi, je suis d’accord avec ce qu’il ne dit pas.


          • Cadoudal Cadoudal 15 novembre 23:42

            @velosolex
            Être d’accord c’est une religion comme une autre...


          • #Shawford42 #Shawford 15 novembre 23:46

            @Cadoudal

            Je sais pas ce que tu mijotes, Johnny, mais be good at the right time I’ll CHOOSE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

            Hope you’ve got a real good morgage !

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