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Accueil du site > Tribune Libre > De l’usage du mot « autiste » dans le débat politique

De l’usage du mot « autiste » dans le débat politique

 

Régulièrement des parents d’enfant « autiste » dénoncent l’« usage dévoyé » de ce mot, employé le plus souvent pour qualifier l’attitude passive de responsables politiques relativement aux attentes de leurs administrés, et parfois celle de patrons à l’égard des revendications de leurs salariés. On peut comprendre cette exaspération. Mais peut-on réellement parler, comme le font certaines personnes, d’un « abus de langage » ?

Dans un très intéressant texte publié en 2006 sur le site Autistes dans la Cité, Daniele Langloys, présidente de l’association Autisme France, expose avec beaucoup de pugnacité les motifs de l’irritation que ressentent les parents d’autistes et les militants associatifs engagés dans le soutien à ces handicapés et à leurs familles. Des parents qui, la plupart du temps, évoquent des « idées fausses » sur cette maladie. Une méconnaissance à l’origine, selon eux, d’un « manque de respect » à l’égard des personnes atteintes d’autisme et, de ce fait, d’une souffrance pour leur entourage.

La préoccupation de Mme Langloys, comme celle des parents d’autistes, est évidemment compréhensible. Tout comme celle de ce militant qui, sur le même sujet, avait saisi la Halde il y a quelques années pour lutter contre l’emploi hors contexte du mot « autiste ». En vain ! La présidente d’Autisme France l’a constaté avec amertume par ces mots : « La Halde ne se sent pas concernée ». Pas concerné non plus le Défenseur des Droits à qui ont été transférées en 2011 les prérogatives de la « Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité », précédemment du ressort de la défunte Halde.

Contrairement à ce qui est affirmé ici et là de manière erronée, la France n’est évidemment pas le seul pays où le mot « autiste » est utilisé au sens figuré, en général pour dénoncer l’attitude des chefs d’état ou de gouvernement en fonction. Il suffit, sans aller chercher bien loin, de se référer aux articles et aux reportages des médias allemands, britanniques, espagnols ou italiens pour s’en convaincre.

Faut-il blâmer tous ces journalistes et opposants politiques qui emploient le mot « autiste » pour souligner l’absence de réponse des pouvoirs en place aux doléances exprimées par les électeurs ou par les caciques des partis adverses ? Non, car contrairement à ce que pense Mme Langloys, il n’y a pas d’amalgame « insultant » ou « injurieux » entre les personnes visées par les propos incriminés et les vrais autistes.

L’usage au figuré de ce mot est évidemment lié au fait que, face à un handicapé affecté d’autisme, la majorité des gens ressentent, non sans raisons objectives, l’impression d’être incapables de se faire entendre. La présidente d’Autisme France n’en est pas moins choquée au motif que, contrairement à un dirigeant politique, un autiste n’est « pas responsable » de sa passivité face aux sollicitations verbales, ce qui est parfaitement exact.

Doit-on pour autant condamner l’usage du mot « autiste » hors du contexte médical, associatif ou familial ? Pourquoi pas ? Mais un « autiste » en politique n’est-il pas un personnage « sourd » aux revendications, un dirigeant qui reste désespérément « aveugle » face aux difficultés économiques de ses administrés, un responsable délibérément « muet » sur les réformes réclamées par ses électeurs ? De tous temps et en tous lieux, les infirmités et les handicaps sont, par glissement sémantique, entrés dans le langage courant imagé. Il y a donc peu de chance pour que cet usage, né tout autant sous la plume des journalistes que dans l’expression verbale populaire puisse changer dans l’avenir.

Les autistes sont-ils, de ce fait, exposés à une souffrance ? Non, fort heureusement, car leur bulle mentale les protège d’amalgames qu’ils pourraient mal ressentir. Pas de bulle en revanche pour les sourds, les aveugles et les muets. Et pourtant, qui fait entendre sa voix pour dénoncer une référence à leur handicap entrée depuis des siècles dans le langage imagé ? À ces personnes handicapées, il convient en outre d’ajouter celles qui sont atteintes de maladies neuro-dégénératives affectant leur mémoire. Or, une promesse oubliée en politique, et voilà que l’élu coupable est affublé de l’étiquette d’« Alzheimer » ! Un emprunt en l’occurrence relativement récent dans le langage, comme c’est également le cas du terme « autiste », les noms de ces deux formes de handicap n’ayant été vulgarisés dans le public que depuis quelques décennies seulement : le temps de l’appropriation et du glissement sémantique.

Par chance, et malgré la défiance croissante qu’ils inspirent dans la population, tous les politiciens ne sont pas affectés d’un syndrome d’impuissance, de déni ou de duplicité qui les expose à des anathèmes publics. Il arrive même que certains d’entre eux soient plutôt habiles dans la conduite des affaires publiques pour lesquelles ils ont été mandatés. On dit alors de ceux-là, en puisant dans le même répertoire lexical, qu’ils ne sont pas « manchots » !

En conclusion, il n’y a évidemment pas la moindre intention malveillante à l’égard des handicapés dans l’emploi au figuré de mots qui renvoient indirectement à leur état physique ou mental. Mais il est compréhensible que certains d’entre eux, de même que des parents et amis, puissent en être irrités. Dès lors, il appartient à chacun d’en prendre conscience et, dans la mesure du possible, d’éviter d’utiliser dans leur expression, tant verbale qu’écrite, des mots qui peuvent blesser. Un sacré défi !

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141 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 09:26

    Bonjour fergus, il faut un certain courage pour aborder la question. Le terme autiste est usé chaque fois que nous nous trouvons devant un : déni. Ce déni n’est pas caractéristique des veritables, généralement repérables en un seule seconde étant totalement inadaptés à la vie sociale. Zuckerberg serait autiste (voir Google), cela ne l’a pas empêché de construite ce monstre que sont les réseaux dits sociaux qui ont d’après l’auteur (quelle ironie) l’avantage de créer des liens. Autistes ou pervers narcissiques ??? Lire : ces fous qui nous gouvernent.


    • Pink Marilyn Paracétamol 20 février 09:34

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      si le terme « autiste » est usé, il faut le jeter et le remplacer !
      Vous vouliez sans doute écrire « utilisé » ou « usité ». Il ne faut pas confondre « usage » et « usure ». Même en Belgique !


    • Fergus Fergus 20 février 09:50

      Bonjour, Mélusine ou la Robe de Saphir.

      J’ai beaucoup de respect pour les handicapés, y compris bien sûr pour les autistes.

      Pour ce qui est des autistes comme Zuckerberg, on est là sur un syndrome d’Asperger qui est un cas très particulier auquel j’avais consacré un article en 2010 : Mary, Max et le syndrome d’Asperger.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 09:53

      @Paracétamol

      Pour le terme : « usé » vous avez raison, je suis allée vérifier sur internet avant de poster mon commentaire,...mais n’ai rien trouvé (rapidement,...) qui m’ait éclairé.

      quant au terme autiste, il devrait être remplacé par schizophrène dans sa forme la plus régressive. Sont aussi considérés comme autistes : les asperger. Notez, les pervers narcissiques sont proche des psychotiques mais ils ont malgré tout atteint une certaine intégration du réel (le véritable psychotique n’est pas intégrables dans la société, étant incapable de subvenir à leur propre survie). Ma dentiste me racontait ses expérience avec les autistes. La réparation dentaire étant perçue comme une intrusion, il faut souvent les endormir. 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 09:58

      @Fergus

      Votre article arrive à point. J’aime appeler un chat, un chat. L’étiquette a cet avantage d’obliger les personnes à s’en extraire. Les véritables psychotique, cela ne sert à rien. N’ayant pas comme le dit Lacan, franchit le stade du miroir, ils n’ont aucune conscience de leur personnalité ou égo. Hier, il me fut reproché de mettre les gens dans des cases. J’aimerais à cette occasion mettre les choses au point : quand je tente de préciser les contours d’une personne, ce n’est pas « dépréciatif ». Excepté dans le cas où la personne est « TOXIQUE » pour autrui. 


    • Fergus Fergus 20 février 10:56

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      « quand je tente de préciser les contours d’une personne, ce n’est pas « dépréciatif ». Excepté dans le cas où la personne est « TOXIQUE » pour autrui. » 

      Vous avez raison, c’est la bonne attitude.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 11:03

      Je suis étonnée que l’on vous compare souvent à Nabum. Vous êtes pourtant différents. Bizarre. 


    • Paul Leleu 20 février 13:33

      @Fergus

      moi je trouve que cette épidémie de qualificatifs pseudo-psychologique en politique est dangereuse...

      surtout depuis Macron, chacun y va de sa fumeuse « analyse psychologique » sur Macron... de célèbres intellectuels s’y sont fourvoyés (comme Todd, Onfray et quelques autres), mais aussi un type comme Asselineau...

      je pense que c’est une erreur totale... la plupart du temps, ces pseudo-analyses nous en apprennent plus sur leur auteur que sur celui qui est visé.

      Mais cela conduit à une dévalorisation de l’élu. Macron a été élu par 21 millions de français (pas par moi). Quoi qu’on pense de lui. Et cette mode de le nommer de « taré » et autres épithètes me semble dangereuse... Derrière cela, il se cache la dévalorisation du vote des français, et la légitimation d’un putsch par des gens qui se croient supérieurs psychiatriquement à Macron.


    • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 13:53

      @Paul Leleu. Le petit éborgneur à son Rothschild, c’est encore trop psychologisant pour toi ?


    • Fergus Fergus 20 février 14:28

      Bonjour, Paul Leleu

      En fait, on n’est pas dans cet article sur de l’« analyse psychologique » visant à caractériser le profil des caciques politiques, mais plus prosaïquement sur un emploi de mots imagés qui ciblent les comportement sans les « psychologiser ».

      Mais vous avez raison, il y a une vraie dérive.

      « Derrière cela, il se cache la dévalorisation du vote des français, et la légitimation d’un putsch »

      Pas faux !


    • Paul Leleu 20 février 18:04

      @JC_Lavau

      « Le petit éborgneur à son Rothschild, c’est encore trop psychologisant pour toi ? » ...

      oui... ça me semble (dans le contexte actuel) participer de la réduction du champ politique... au plus grand profit de la domination bourgeoise... attention aux pseudo-radicalités qui ont un effet inversé, en appauvrissant le champ et la portée intellectuelle de la contestation... ce sont les limites de la stratégie populiste...

      Le Général De Gaulle a fait tirer à balles réelles sur les français rue d’Isly... comment donc l’appelleriez vous ? Et si Pompidou-Rotschild n’avait pas intercédé, le Général remettait ça en mai 68...


    • Paul Leleu 20 février 18:10

      @Fergus

      oui... je vous remercie... j’ai bien compris le sens de votre article, qui justement ne donne pas dans la confusion... on peut utiliser des propos imagés, c’est utile, mais il ne faut pas que ça dérive vers le 1er degré... il faut justement que ça reste des images...

      ma réaction s’adressait plutôt à un certain climat... quand j’entends Todd, Asselineau ou Onfray s’en prendre à Macron personnellement et de manière psychologisante, je trouve en fait un profond appauvrissement du débat politique...

      et « au nom de la démocratie », ces grands esprits ont en fait en train d’insulter le peuple qu’ils prétendent représenter...

      Les attaques en légitimité contre Macron doivent être pondérées, sur le seul fait qu’il n’a pas une adhésion fondamentale à son programme libéral.... cela se tient, et respecte le vote des français dans les circonstances...

      le reste me semble aller dans une direction putschiste, au profit d’on ne sait qui... peut-être du clan Steeve Bannon, Le Pen et des populistes financés par la banque Morgan-Stanley et le Hedge Fund Robert Mercer.


    • Fergus Fergus 20 février 19:31

      @ Paul Leleu

      « quand j’entends Todd, Asselineau ou Onfray s’en prendre à Macron personnellement et de manière psychologisante, je trouve en fait un profond appauvrissement du débat politique »

      Vois l’avez compris, je suis en plein accord avec vous sur ce point.


    • Trelawney Trelawney 21 février 09:08

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Le terme autiste est usé chaque fois que nous nous trouvons devant un : déni.
      Dans ce cas le terme « égocentrique » est mieux approprié. Mais combien de personnes connaissent ce mot ?
      Quant à pervers narcissique : manipulateur voir même sociopathe suffise, mais c’est moins tendance


    • gaijin gaijin 20 février 09:28

      sinon on pourrait utiliser un terme cliniquement correct ?

      sociopathes


      • Pink Marilyn Paracétamol 20 février 09:38

        @gaijin

        ou shyzonphrènes qui est la véritable pathologie à llaquelle font référence sans le savoir les utilisateurs du mot « autisme » ou « autistes » qui, bien souvent, ne font que reprendre ce qu’ils ont entendu sans savoir de quoi il s’agit vraiment.
        On ne parle d’ailleurs plus beaucoup d’autisme en matière psy, mais plutôt de  les troubles du spectre de l’autisme (TSA) pour désigner des comportements qui ^présente des symptômes similaires sans avoir les mêmes causes.


      • Fergus Fergus 20 février 09:51

        Bonjour, gaijin

        Tous les politiciens ne sont pas des sociopathes, et tous les sociopathes ne sont pas engagés en politique.


      • gaijin gaijin 20 février 11:28

        @Fergus
        en effet mais je parle ici des politiciens que l’on qualifie d’autistes

        ( en effet a tord les autistes ne méritant pas d’être assimilés a des politiques smiley )
        de quel autisme parle t’on ? vous l’avez dit : sourds et aveugles ( hélas pas muets ) sourds et aveugles aux autres , uniquement centrés sur eux mêmes , souvent intellectuellement performants ( a part Marlène évidemment ) ....
        quels sont ces êtres incapables d’empathie ( réelle, les sociopathes a la différences des psychopathes étant capables de feindre ) ?
        des sociopathes .....
        «  et tous les sociopathes ne sont pas engagés en politique. »
        syllogisme : tous les sociopathes sont des hommes mais tous les hommes ne sont pas des sociopathes ....
         smiley


      • gaijin gaijin 20 février 11:33

        @Paracétamol
        « ou shyzonphrènes qui est la véritable pathologie »
        non ça a été effectivement la définition a une époque mais je pense que l’on tirer un trait dessus
        « plutôt de les troubles du spectre de l’autisme (TSA) pour désigner des comportements qui ^présente des symptômes similaires sans avoir les mêmes causes. »
        oui c’est il me semble plus juste on pourrait parler de syndrome autistique, la réalité étant que l’on ne comprend toujours rien a ce qui se passe ( même si on avance ....)


      • Fergus Fergus 20 février 11:50

        @ gaijin

        Il faut reconnaître que les politiciens concentrent dans leurs rangs les cas plus remarquables d’illustration des termes métaphoriques liés aux différentes formes de handicap. smiley


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 12:16

        @Fergus

        Afin d’éclaircir un peu le sujet. Le psychotique nie la réalité. Les non psychotiques qui sont malgré tout toxiques et malades, dénient une partie du réel : l’autre existe, mais uniquement comme objet ou instrument pour son propre pouvoir (lire la PONEROLOGIE POLITIQUE. https://www.amazon.fr/pon%C3%A9rologie-politique-gen%C3%A8se-appliqu%C3%A9-politiques/dp/2916721126. Le livre pèche par ses répétition et une mauvaise traduction, mais il ouvre les yeux.


      • Paul Leleu 20 février 13:39

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        je connais ce livre, qui est très intéressant...

        mais d’un autre côté, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse.

        bon nombre des gens qui traitent de « tarés » nos policitiens, ne sont pas eux-mêmes plus nets...

        et cette tendance conduit à la délégitimation d’un Macron, élu par 21 millions de français... n’importe quel intello vieillissant (Todd, Onfray, Asselineau, etc.) se croit maintenant pousser un diplôme de psychiatre par correspondace ! ... et bien sûr, eux sont des exemples d’objecticité, et ne sont pas du tout des narcisses d’internet ratrapés par l’âge et la frustration...

        à manipuler avec une juste mesure...

        on pourrait plutôt s’attaquer aux problèmes culturels, aux représentations des imaginaires de certaines couches sociales... et bien sûr au fond des politiques menées... plutôt que de déraper dans le psychiatrique de bazar... (car de toutes façons, on ne pose pas un diagnostique comme ça, à la télévision).


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 13:51

        @Paul Leleu

        Bonjour, je suis partagée. Imaginez d’avoir un fou comme Brejnev. La population doit au moins être avertie. Mais les électeurs d’un tel ou untel sont souvent à leur propre image. Ne pas oublier qu’un quart au moins des électeurs de Macron ont voté CONTRE Marine. Une relation française me la vit la veille de l’élection de Macron. Franchement, j’y vais avec des pieds de plombs. Pour moi cette élection n’en était pas une. Comme celle de Trump et Clinton. Davis I. a d’ailleurs vendu de nombreux Tee-shirt avec écrit : the is not a choice (ce n’est pas un choix). Sous-entendu : vous êtes faits comme des rats. 


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 14:04

        Lire Krouchtchev à la place de Brejnev. Tout le monde savait qu’il était maniaco-dépressif (le vrai trouble bipolaire. Bipolaire ne ne rien dire....Mon médecin se moque totalement du terme. Des varitions dans l’humeur, nous en avons tous. Mais le maniaco-dépressif lui est bien type. Il passe dans des phase d’optimisme ou de pessisme avec des passage à l’acte de nature à effrayer l’entourage. Claquant un jour tout son argent ou décidant sur un coup de tête dans une aventure (attention au bouton atomique) dans des aventures financières ou autre, totalement risquée. Entraînant sa famille ou la population dans des décisions catastrophiques.


      • Paul Leleu 20 février 18:22

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        j’entends vos arguments... mais personnellement, je n’ai voté Macron à aucun des deux tours... sur le fait que l’élection était « bloquée », j’entends l’argument... mais justement, la maturité consiste à gérer la frustration... il faut se garder du sentiment puritain d’une « démocratie parfaite »... il y aura toujours des pourris, des tordus, des narcisses et des frustrations... le but n’est pas d’aller vers la « purification » comme le proposent les fachos et les anar’... mais d’aller vers plus de maturité individuelle et collective du peuple, ce qui pourrait amener à des élections moins bloquées...

        Sur Khrouchtchev, je ne vous comprends pas trop... il était peut-être bipolaire, mais Churchill l’était aussi... et à mon avis aussi beaucoup de dirigeants politiques... c’est pas parce-qu’il était soviétique qu’il faut lui tomber spécialement sur le paletot... d’autant que Khrouchtchev a été l’auteur de la dé-stalinisation et de la détente il me semble.

        C’est l’aimable président amércain Trumann qui a appuyé 2 fois sur le bouton nucléaire sans raison... c’est l’adorable Rossevelt qui a fait bombarder les villes allemandes... c’est le stable Nixon qui a génocidé le Viet-Nam... C’est le mature bush qui a génocidé l’Irak... C’est Kennedy qui était prêt à la guerre nucléaire pour Cuba, pas Khrouchtchev, l’Histoire l’a montré... et d’ailleurs, c’est aux USA en plein dans les années 1960, qu’on a assassiné un Président de la république, sans que jamais l’affaire ne soit élucidée... n’est pas forcément maladie qui l’on pense...


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 18:44

        @Paul Leleu

        Je m’excuse pour les fautes, mais j’écris parfois en étant au téléphone.  Khrouchtchev ,...souvenez-vous de l’épisode de la chaussure. https://www.youtube.com/watch?v=JlJ4Oc-2GY8. Proche de Macron par les Nyssen ,c’est l’omerta quand il s’agit d’en savoir plus,......Tous ces bruits sur son homosexualité. Si c’était vrai alors ce seraient de fameux comédiens. Etonnez-vous alors que les gens deviennent « complotistes ». 


      • Paul Leleu 20 février 23:24

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        les « gens » se préoccupent de ce qui les fait fantasmer... derrière les cris d’orfraie du poulailler sur la putative homosexualité de Macron, il y a en fait une bonne part de fantasmes... de même que toutes les pseudo analyses sur la relation de Macron avec son épouse (chacun y va de sa psycho de comptoir, parfois scabreuse)... de même sur la santé mentale, l’infantilité ou l’impuissance intellectuelle de Macron...

        tout cela pourrait être simplement folklorique, si ça ne finissait pas par porter atteinte au vote des français...

        les « experts » auto-proclammés en savante psychologie et protecteurs auto-proclammés de la vraie démocratie, de la vraie vérité et du vrai peuple (Onfray, Todd, Asselineau, et consors) devraient commencer par se regarder eux-mêmes... et par une bonne cure de cohérence et de modestie...

        de toutes façons, l’homosexualité fait fantasmer... pas besoin d’être homosexuel pour cela... que les gens condamnent ou que les gens acclament, vous savez très bien que tous se passionnent... c’est drôle de voir des gens qui prétendent au sérieux, à la distance critique et à la droiture morale, en viennent à tomber si bas...

        une seule chose dépasse tous ces grands esprits : supposer que Macron aime sincèrement et de façon mature son épouse, et qu’il puisse exister un lien adulte entre un homme plus jeune et une femme plus agée. Et que le problème est sa politique, qui n’a rien à voir avec son slip


      • Fergus Fergus 20 février 23:28

        Bonsoir, Paul Leleu


        « le problème est sa politique, qui n’a rien à voir avec son slip »

        Excellente formule à laquelle j’adhère pleinement. Ras-le-bol des analyses d’alcôve !


      • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 20:54

        @Mélusine ou la Robe de Saphir. C’était un faux, qu’on nous a fait gober.


      • Pink Marilyn Paracétamol 20 février 09:32

        Le terrorisme de la langue de bois, du politiquement correct et du manque d’humour en général va finir par interdire les métaphores, les métonymies et toutes les figures de style pour réduire le langage à un code binaire aussi convivial qu’un ordinateur programmé en basic pour répondre automatiquement aux stimuli électroniques.

        Timsit a été obligé de présenter des excuses pour avoir parlé de la tête des crevettes...

        La ligue des ânes vient de se porter partie civile contre les méfaits des hussards noirs de la troisième république qui ont discrédité leur espèce pour plusieurs générations.

        Comme pour le colonialisme, Macron va présenter des excuse à la gent asinienne.


        • Fergus Fergus 20 février 09:53

          Bonjour, Paracétamol

          Vous avez raison, il ne faut pas aller trop loin dans la critique du langage métaphorique ou métonymique.


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 20 février 10:06

          @Paracétamol

          C’est ainsi que tourne le monde :
          On prend quelques naïfs idéalistes.
          On leur apprend à beugler, on leur fait croire qu’ils ont raison, on les met en avant, on gonfle leur importance et leur nombre.
          Le reste passe évidement de la critique à l’insurrection face à la bêtise obtuse.
          Ils finissent en chair à canon après que les arguments raisonnables eut étés oubliés en route.

          Romain, nazi, kamikaze, journaliste... Peu importe, c’est systématique.

          L’humanité n’avancera pas tant qu’elle n’arrêtera pas de tomber dans ce piège à cons.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 10:03

          Le terme sociopathe n’est pas du tout adapté. Le véritable autiste n’étant pas capable de se socialiser. Les sociopathe se rapproche de psychopathe dont la caractéristique essentielle est leur absence de SURMOI ; Instance interdictrice. 


          • Fergus Fergus 20 février 11:14

            @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

            C’est exact, il ne faut en aucune manière confondre les différentes formes d’autisme à des comportements sociopathes. Rien à voir !

            Les grandes différences entre les deux étant :
            D’une part, qu’un sociopathe est dénué d’émotions alors qu’un autiste ressent des émotions, parfois de manière paroxystique.
            D’autre part, qu’un sociopathe est en général ambitieux et prêt à tout pour assouvir ses ambitions alors qu’un autiste se confronte à ses pôles d’intérêt sans chercher à en tirer d’ascension sociale. 


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 11:40

            @Fergus

            Les sociopathes sont très proches des pervers narcissique. Remarquez comme ils sont souvent très au fait de la Loi et quand ils se retrouvent sur le perchoir, il a tendance à aller en procès pour des détails encombrant les tribunaux. Rappel : différence entre psychose et le stade suivant : les pervers, les sociopathe, les normopathes (Etats-limite,...) ils sont ancrés dans le réel qu’ils connaissent souvent très bien et qu’ils détournent à leurs profit (instrumentalisation d’autrui). Le névrosé a franchi l’étape de l’Oedipe (triangulation : père-mère-enfant, différence sexuelle intégrée), et a plus de mal à s’adapter à la vie réelle qu’ils ne nient pas (exemple, les fameux hystériques qui tentaient d’échapper à la guerre en quarante), on les désigne souvent comme des tire au flanc). Au mieux, il deviennent artistes, thérapeutes, écrivains. Excentrique, non-conformistes, mais pas marginaux.


          • cevennevive cevennevive 20 février 10:13

            Bonjour Fergus,

            « Je ne suis pas autiste » crie la Garde des sots (pardon des sceaux) !

            Mais Madame a bien d’autres « maladies »...

            Effectivement Fergus, traiter quelqu’un « d’autiste » est ridicule, comme l’on peut traiter aujourd’hui de « lépreux » les antisionistes...

            Moi, j’en connais un au gouvernement que je ne traiterais pas « d’autiste », mais de « tête à claques », il se prénomme Benjamin, et c’est un sale moutard. Ce serait plaisant et rigolo s’il ne « gouvernait » pas...

            Madame Beloubet ! Ce serait plutôt Alzheimer  !

            Que je suis méchante ! Mais ne le sont-ils pas ?

            Que voulez-vous Fergus, je suis une vilaine ingrate : ma retraite a augmenté de 0,3%, ce qui me fait 1,60 euros par mois. Je devrais les remercier...

            Ma colère n’est-elle pas légitime ? Et les affubler de petits noms d’oiseaux est parfaitement pardonnable non ? Un bonnet d’âne peut-être ?

            Bien à vous.




            • Fergus Fergus 20 février 11:20

              Bonjour, cevennevive

              Il est bon de se lâcher de temps à autre pour stigmatiser, ici l’incurie, là le cynisme des gouvernants. Ce ne sont pas nos actuelles têtes de l’exécutif qui nous dissuaderons de petit plaisir, faute de pouvoir les virer à coups de pied dans l’arrière-train. 

              En fait, peu importent les mots ; chacun réagit à sa manière en utilisant ceux qui lui semblent appropriés. Le principal étant de ne pas tomber dans l’injure et la diffamation.  


            • ZenZoe ZenZoe 20 février 10:26

              Même histoire avec le mot schizophrène.

              Les Français sont schizophrènes, disent les hommes politiques et les journalistes pour dire que les Français veulent tout et son contraire et sont incohérents. Rien à voir avec la terrible maladie. Mais aujourd’hui il faut être dans l’outrance et la médicalisation. Dès que quelqu’un fait un caca nerveux, ça y est, il est catalogué bipolaire....

              A la réflexion, peut-être y a-t-il un fond de vérité dans tout ça, on est bel et bien devenus un peu fous sur les bords !


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 février 10:41

                @ZenZoe

                On parle aussi d’hystérisation de la société. Le terme : mimétisme est plus exact. Je sais n’être pas parfaite sur cet aspect (postant trop ou me trompant sur les mots, un peur d’indulgence, j’ai eu la malchance d’avoir baigné dans le bilinguisme belge : qui trop embrasse,...mais ce n’était pas voulu, mais obligatoire). Désigner correctement les choses, c’est le début de l’éducation,... Quant à traiter la société de schizophrène, c’est absurde. Rappel de ce qu’est véritablement la psychose : un psychotique ne fait pas la différence entre lui-même et les autres. De ce fait, il a fort tendance à se projeter sur autrui. Exemple avec un gilet jaune qui s’en prenait à Finkielkraut, un arabe lui demandant de retourner chez lui, qu’il n’était pas bien venu en France ( la question alors ne se pose-t’elle pas au préalable pour lui ? Les juifs ayant cette particularité par rapport aux autres d’avoir vécu longtemps comme errants. Beau paradoxe.


              • ZenZoe ZenZoe 20 février 11:26

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                hystérisation

                Tiens oui, un autre mot venant du domaine médical !

                Sinon, si on veut appeler les gens « sains d’esprit » schizophrènes, comment alors doit-on désigner les « vrais » schizophrènes ? Sacré problème non ?
                Pauvres gens qui ont déjà perdu leur tête, voilà qu’on leur vole leur maladie et les mots qui vont avec !

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