• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > « Dégénération Mélenchon »

« Dégénération Mélenchon »

Attention à ne pas se laisser emporté par la volonté du rejet des politiques en place : ce qui n'a pas marché en 1981 conduira à un décrochage durable de la France en 2017

En mai 1981, après vingt-trois années de pouvoir sans partage de la droite, François Mitterrand, porté par une volonté de renouvellement et de changement légitimes, gagnait l’élection présidentielle.

Pour construire cette victoire, il avait constitué une alliance avec le parti communiste et, instruit de l’échec de la campagne de 1974, arrondi les angles et son profil : il était devenu la « Force tranquille », un père rassurant pour la Nation.

Son programme promettait non seulement l’ouverture sociale, mais surtout le renouveau économique. Ce grâce à une potion magique associant relance par la dépense publique, accroissement des salaires de base, nationalisations et imposition des revenus les plus élevés. Et bien sûr la planification afin de pallier les carences de l’industrie privée.

Un an et deux dévaluations plus tard, il lança un plan de rigueur qui ne suffit pas à empêcher une troisième dévaluation qui intervint en 1983 : loin d’avoir enrayé le déclin économique de la France, il l’avait accéléré.

J’avais 26 ans en 1981 et me souviens de l’enthousiasme qui a porté cette élection – il fut aussi le mien – et la dureté de l’atterrissage ensuite. Chargé de mission à la Délégation à la Petite et Moyenne Industrie, puis à la Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR), j’ai vécu cette période de l’intérieur, constatant le désarroi de ce nouveau pouvoir face aux réalités et son impréparation à celles-ci.

Aujourd’hui, 36 ans plus tard, je vois le même mécanisme à l’œuvre.

Simplement, ce n’est plus la droite qui est rejetée, mais tous les partis politiques qui ont exercé le pouvoir depuis lors : comme tous les sondages et études le montrent, deux Français sur trois ne s’y retrouvent plus et attendent un renouveau.

Et le nouveau père de la Nation, le sauveur qui ferait le ménage, n’est plus la « Force tranquille », mais la « Force du peuple » : Jean-Luc Mélenchon. Comme François Mitterrand en son temps, il a lissé son image et s’est habillé d’une faconde et d’une rondeur rassurantes. Comme lui, il a reconstruit une alliance incluant le parti communiste.

Et il a ressorti exactement la même potion prétendument magique. Il a juste remplacé les nationalisations – force des circonstances – par la remise en cause de l’Euro et du fonctionnement de la communauté européenne. Cette double remise en cause est faite dans des termes tels, que la sortie des deux sera inévitable, car nos partenaires n’accepteront jamais un diktat français.

Or ce qui n’a jamais marché, est particulièrement inadapté à un moment où les économies de tous les pays sont interdépendantes, où la performance des organisations est de moins en moins dans la centralisation, mais au contraire dans la décentralisation et la responsabilisation des acteurs. Être moderne n’est pas simplement savoir se servir d’hologrammes pour sa communication personnelle, c’est comprendre les conséquences économiques des nouvelles technologies !

De plus, la France ne souffre pas d’un niveau de dépenses publiques insuffisant – elle se situe au contraire dans le peloton de tête en la matière –, mais d’une manque d’efficacité dans leur utilisation : le débat ne devrait pas porté sur le montant, mais sur leur allocation et le mode de management de l’État qui est resté trop centralisé et jacobin.

Bonne nouvelle : le programme économique de Jean-Luc Mélenchon, comme celui de François Mitterrand en 1981, ne pourra pas être mis en œuvre longtemps, car le réel ressurgit toujours.

Mais la situation de la France de 2017 n’est pas celle de 1981 : le niveau de dépenses publiques est déjà à un niveau record, la dette publique approche une année de PIB, le taux de chômage a dépassé les 10%, les emplois industriels ont fondu, le déficit du commerce extérieur atteint des records, notre système éducatif décroche, …

Aussi à la différence de 1981, la France n’est plus en capacité de supporter un tel choc. Le décrochage serait fatal. Ne croyons pas que ce qui est arrivé en Grèce, ne pourrait pas se produire ici…

Je partage la volonté de la plupart des citoyennes et des citoyens de tourner la page et de bouter dehors des partis politiques qui, coupés des réalités, ont été dans l’incapacité de mener les réformes nécessaires dans ce pays.

C’est pourquoi, j’ai participé en 2013 à la naissance de Nous Citoyens, animé la construction de son programme, puis en 2016 accompagné Alexandre Jardin dans la création de la Maison des Citoyens, du mouvement les Citoyens et dans sa tentative d’être candidat à l’élection présidentielle.

Je vois l’attractivité des deux discours populistes portés d’un côté par Marine Le Pen, de l’autre par Jean-Luc Mélenchon, qui proposent peu ou prou le même programme économique, celui que je viens de résumer. Tous deux ont lissé leurs images, Marine Le Pen en gommant l’image de son père et du FN, Jean-Luc Mélenchon en faisant oublier ses sympathies historiques avec Fidel Castro ou Chavez, et en ayant troqué l’Internationale contre la Marseillaise.

Quant à sa proposition d’une nouvelle République, quelle est elle ? Impossible de le savoir puisque tout dépendra d’un référendum à venir. Qu’a-t-il dans la tête ? Quel est son projet pour la France ?

Oui, nos institutions doivent être réformées. Oui, il faut plus de démocratie citoyenne et plus de décentralisation. Oui, la richesse et la diversité des territoires sont insuffisamment prises en compte. Oui, la technocratie a trop de pouvoir. Oui, il faut lutter contre les inégalités. Oui, il nous faut trouver comment recréer une dynamique industrielle. Oui, il faut réformer l’Europe.

Mais voter Jean-Luc Mélenchon, c’est choisir une double révolution, économique et institutionnelle. Côté économique, ce sera un retour en arrière sans autre issue qu’une faillite annoncée, ce qui se fera comme toujours aux dépends des plus faibles. Côté institution, ce sera un chèque en blanc à quelqu’un qui rêve de Castro et Chavez, et qui vient des ors du Sénat.

Mitterrand avait poursuivi en 1988 avec la « Génération Mitterrand ». Avec Mélenchon, je crains que ce soit ensuite une « Dégénération Mélenchon ».

Est-ce à cela dont rêvent les citoyennes et les citoyens ?

Pensez-y au moment de voter le dimanche 23 avril…


Moyenne des avis sur cet article :  1.67/5   (79 votes)




Réagissez à l'article

174 réactions à cet article    


  • Aristoto Aristoto 12 avril 2017 13:46

    WOW !!!!

    L’acharnement mediatico-crapulaire à l’encontre du candidat Mélenchin ses dernier 48 heures !!!!... WOW smiley

    Allez Il vaut bien la peine que je me déplace pour la première fois de ma vie et laisse tomber pour un week end mon cynisme très profond ! Je le fais d’ailleurs non pas en espérant quoi que se soit de son élection non pas que je m’en méfie mais tout simplement que je m’en fout totalement du monde politique ...par contre voire la tranche de toute la sale corporation médiatico-politique le soir du 23 avril ça ça a pas de prix !


    • Alpo47 Alpo47 12 avril 2017 14:10

      @Aristoto

      C’est vrai qu’on pourrait aussi aller voter JLM , d’abord pour em....er les autres. La tête de Flamby, Micron ... et consorts ... Une très grosse rigolade en perspective.


    • Alpo47 Alpo47 12 avril 2017 14:13

      @Alpo47

      ... et des journalistes/commentateurs du système en place, et du représentant du MEDEF ... et de tous ceux que j’oublie. C’est vrai que c’est très tentant.

      Un deuxième tour MLP/JLM ... Gros bras d’honneur au système en place. Et en plus on se marre.


    • Robert Branche Robert Branche 12 avril 2017 14:14

      @Alpo47
      Attention à ce qu’une colère légitime contre des politiques en place ne conduisent pas à voter pour quelqu’un qui va vraiment précipiter le pays vers une catastrophe


    • Sparker Sparker 12 avril 2017 14:18

      @Robert Branche
      Tu parles de toi et ton Macron là ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 avril 2017 14:18

      @Robert Branche

      Cher Robert, je partage votre interprétation sur Mélenchon dont on constate ici sur Agoravox qu’il est adulé comme un gourou. Mélenchon est un agitateur démoniaque, je l’ai dit et je le répète. Ses adorateurs n’ont pas plus de cervelle que les Allemands des années 30. Il n’y a rien d’étonnant à ce que par temps de crise, les gens se tournent vers un fou.


    • Salade75 12 avril 2017 14:19

      @Aristoto
      En tant que membre du possible parti majoritaire, les abstentionnistes / votes blancs, je regarde depuis le début de cette sordide campagne les pleureuses des candidats se plaindre :
      1- du traitement injuste de leur candidat dans les médias (presque tous),
      2- de l’acharnement des autres candidats sur eux, preuve de la peur qu’il leur inspire (ce point concerne plutôt les « gros » candidats)
      Fillon, Le Pen, plusieurs « petits » candidats, Mélenchon : tous ont joué par à-coup ou en permanence sur ce petit ressort émotionnel.
      Seuls Macron et Hamon n’ont pas encore pleuré.
      Macron, pourtant clairement le plus attaqué dans les débats, a été plutôt « bien traité » médiatiquement car il est neuf et donc fait vendre.
      Hamon est probablement trop néophyte à ce niveau pour savoir/oser jouer de ce ressort.

      J’imagine que cela doit rapporter des voix, puisque les autres le font. Le côté victime doit « plaire au peuple ».

      Mais franchement, c’est s’abaisser bien bas que de jouer ce jeu là.
      La fin (et faim de pouvoir) justifie les moyens.
      Ce n’est pas cela qui va ramener les dégoutés de ce système vers les bulletins imprimés.


    • Sparker Sparker 12 avril 2017 14:20

      @Bernard Dugué
      Vous êtes écoeurant de mépris et de suffisance, beurk...


    • JL JL 12 avril 2017 14:22

      @Bernard Dugué
       

       Et un point Godwin pour Dugué, un ! Et un beau encore !
       
       C’est bon signe, ça prouve que mélenchon fait peur aux anti-républicains euro-béats qui se complaisent dans la servitude volontaire.

    • Aristoto Aristoto 12 avril 2017 14:24

      @Robert Branche

      ça dépende robert ! Quel catastrophe peut attendre un SDF de l’élection de Mélenchon ! Tu vois tout ça est bien relatif !

      Comprend moi bien, je suis pour l’élimination physique des adversaires politiques ! Et tu adversaire politique...ou pire De CLASSE ?


    • Alpo47 Alpo47 12 avril 2017 14:25

      @Alpo47

      Aucun des 11 candidats n’est exempt de reproches à lui adresser. La question est : lequel est le moins pire ?
      Ah, oui, j’ajoute que Micron est de loin le pire pour le pays en nous asservissant encore plus à l’oligarchie bancaire et mondialiste et en cassant nos protections sociales.


    • Gasty Gasty 12 avril 2017 15:48


      @Robert Branche

      Et si vous nous parliez de votre candidat, celui qui va éviter la catastrophe, qui va réformer nos institutions, donner plus de démocratie citoyenne, lutter contre les inégalités, réformer l’europe...aduler Rothschild et Rockefeller plutôt que Castro et Chavez.

      « la France n’est plus en capacité de supporter un tel choc. Le décrochage serait fatal. »

      Quand un bateau n’est plus en mesure de soutenir une tempête, au lieu de penser comme vous le faite à le maintenir en rade, et bien les citoyens et citoyennes quittent votre bateau pour en reconstruire un autre avec Melenchon.


    • manu manu 12 avril 2017 16:06

      @Robert Branche

      Vous dites à propos de Mitterand :
      « loin d’avoir enrayé le déclin économique de la France, il l’avait accéléré. »

      François Mitterrand était président de 1981 à 1995, on voit bien que le PIB à carrément chuté en 1978-1979 et qu’il est remonté ensuite pendant que Mitterrand était président, en 1993 il a chuté à cause d’une crise économique mondiale.

      Pour le reste de votre article, il est rempli d’affirmations basées sur rien sans le moindre argument.

      Vous êtes un pitoyable manipulateur.


    • JP94 12 avril 2017 16:27

      @Sparker
      On tremble de peur devant la catastrophe imminente ... comme argument, il y a mieux.


      Donc en gros il veut nous effrayer avec Mélenchon-épuvantail tout en nous disant de ne pas céder à nos émotions en votant pour lui.

      On se demande qui a peur de quoi !

      Même mes voisins qui étaient partis pour voter à droite ( Macron !) vont voter Mélenchon, donc absolument pas pour les mêmes raisons que d’autres...
      Je préfère ne plus discuter quand on en est là...Les gens vous refusent les tracts en disant : ça sert à rien, je vais voter pour lui... 
      Moi qui préfère discuter je suis frustré, mais c’est la faute à ces médias et aux mauvais arguments de ceux qui soutiennent les autres candidatures... ça a un effet inverse... 

    • JP94 12 avril 2017 16:30

      @Gasty
      C’est normal : il soutient le capitaine du pédalo qui coule, alors il veut couler avec... amen ! 


    • amiaplacidus amiaplacidus 12 avril 2017 17:50

      @JP94

      Mais c’est vrai, j’ai les chocottes de voir débarquer les blindés de l’URSS sur les champs Élysées au petit matin blême du 7 mai.
      J’ai d’ailleurs prévu de planquer tout mon fric et mon or dans un paradis à l’abri des partageux.
      .
      Oh, merde, je me suis trompé d’époque, je me croyais encore en 1981.


    • Le421 Le421 12 avril 2017 19:20

      @Aristoto
      Apprendre le langage Macron en quelques leçons :

      www.lepipotron.com/


    • Le421 Le421 12 avril 2017 19:30

      @Aristoto
      Quelque part, mon petit doigt me dit que vous n’êtes pas le seul.
      Entre ça et ceux qui n’ont plus rien à perdre et ne veulent pas des fachos...


    • Le421 Le421 12 avril 2017 19:34

      @Bernard Dugué
      Cher Robert, je partage votre interprétation sur Mélenchon dont on constate ici sur Agoravox qu’il est adulé comme un gourou

      Heu, deux secondes.
      On parle de la FI, hein !!
      Pas de l’UPR.

      On n’est pas surveillés par la MiViLuDeS...
      Sans déconner.
      Mépriser autant de français.
      Vous êtes pitoyable.

      Ca vous fait mal que l’arbitre siffle la fin du match ?
      Reprenez en un autre. Ailleurs !!


    • mac 12 avril 2017 19:55

      @Bernard Dugué

      En matière de folie ne seriez-vous pas expert ? D’ailleurs qui êtes-vous exactement pour venir imposer vos avis péremptoires en traitant les autres de « cons » ou de fous sans plus de justifications ?


    • Alpo47 Alpo47 12 avril 2017 20:16

      @mac

      L’imbécile ou le fou pour B.D ... c’est celui qui ne pense pas comme B.D. En fait , c’est plutôt bon signe d’être dénigré par celui-ci.
      Trop d’étudiants vont en fac de psycho en pensant régler leurs propres problèmes. Ils se retrouvent encore plus « cassés » à la sortie.


    • izarn izarn 12 avril 2017 23:51

      @Bernard Dugué
      j’ai ce matin lu tous les programmes des candidats envoyés par la poste, sauf ceux des trotskos qui sont la par l’amabilité des notables P« S »...Et qui representent encore moins que Cheminade. Mais du à l’amitié de Cambadélis ancien trotsko d’Irwing Brown (CIA)
      Le plus délirant est en effet celui de Mélenchon....En tant que garant des institutions il veut détruire les institutions, avec une majorité au « Congrès » qu’il n’aura jamais...Il déclare que la France est riche, alors que la BCE fait du crédit « illimité » aux banquiers pour éviter leurs faillites, et achete sur les marchés les dettes d’états pour éviter les faillites des états, italiens, espagnol, portuguais, grecs, français...
      Nous sommes riche ! Ha ouais ? Riche de billets de Monopoly surtout...
      Bref on est en plein délire, il n’y a pas de crise, l’économie va bien, les capitalos s’en fichent plein les poches, il faut redistribuer...Des assignats, pas de l’or ! smiley
      Au fou ! Au fou !

      Sur le coup je suis d’accord avec vous...


    • mac 13 avril 2017 04:22

      @Izarn La dette dont vous nous rebattez les oreilles est en partie due à des banques qu’il a fallu renflouer parce qu’elles jouaient au casino transformant notre monnaie en billets de Monopoly. Et il faudrait voter pour un ancien employé de banque d’affaires ? Ne mélangez-vous cause et effet ? Il faudrait donc revoter pour ceux qui nous ont mis dans ce beau pétrin ? Vous avez encore la naïveté de croire que l’on peut rembourser cette dette par quelques mesurettes d’économie et un programme ultra libéral ? Les experts sont à peu près d’accord sur ce point : seules inflation ou guerre permettront d’éponger ces dettes. Il n’y a plus qu’à choisir son camp...


    • Fortunat Fortunat 13 avril 2017 07:13

      @Alpo47
      J’avais compris que ces deux là en étaient, des jolis produits du « système en place ».


    • Alpo47 Alpo47 13 avril 2017 15:26

      @izarn

      Juste comme ça ...pour parler de la « France riche » ... Entre 60 et 80 milliards d’évasion fiscale annuelle, essentiellement des grandes entreprises. Le Cac40 ne paye quasiment pas d’impots.
      Ca irait mieux si on pouvait les imposer , non ?


    • julius 1ER 14 avril 2017 09:08

      @Alpo47


      apparemment pour les gens de Droite, l’évasion fiscale ne pose pas problème ... c’est l’histoire de la paille et la poutre .... 80 à 100 milliards d’évasion pour les multinationales ....

      rapportés aux quelques millions d’euros du Rmiste qui triche .... en filigrane l’affaire Fillon est assez emblématique de cet état de fait !!!
      Prendre les gens pour des demeurés voilà une belle constante de notre Droite préférée !!!

    • scorpion scorpion 12 avril 2017 13:51

      Encore un qui fait une fixette sur la personne. On se fout de Mélenchon, bien qu’il soit plus honnête et humaniste que la majorité des autres, ce qui nous intéresse c’est le programme et celui de FI, ne vous en déplaise, est un programme fait par des citoyens. Le terme citoyen, ça vous parle ? Petit rappel pour vous, les citoyens c’est ceux qui en ont marre de ces politicards nantis et qui ne veulent plus qu’on décide à leur place. Hai capito !


      • Robert Branche Robert Branche 12 avril 2017 14:00

        @scorpion
        Oui les citoyens cela me parle, puisque j’ai successivement participé à la création de Nous citoyens, puis accompagné Alexandre Jardin dans la création de la Maison des Citoyens et le mouvement Les Citoyens.

        Mais là justement, JL Mélenchon surfe sur cette vague pour proposer tout autre chose : ce n’est en rien un mouvement citoyen mais un mouvement centré sur lui et porteur d’un projet fou qui mettra la France à plat. 

      • Sparker Sparker 12 avril 2017 14:04

        @Robert Branche

        Que préconisez vous, et qui va marcher ?


      • Robert Branche Robert Branche 12 avril 2017 14:09

        @Sparker
        Je pense que quelles soient ses limites, la candidature d’Emmanuel Macron est la meilleure, et présente une réelle ouverture positive vers les citoyens, notamment à travers les candidatures pour les législatives et les modifications des statuts de l’élu


      • Alpo47 Alpo47 12 avril 2017 14:32

        @Robert Branche

        ... et encore plus d’évasion fiscale, de primes aux entreprises, de précarisation des salariés, de casse des droits sociaux et de privatisation généralisée.

        Bon choix ... si vous faites partie des 0,01%.


      • agent ananas agent ananas 12 avril 2017 14:35

        @Robert Branche
        La présidence Macron sera un Hollande 2.0, en d’autres termes la continuité du déclin économique avec plus d’austérité et la fin du prestige et de la parole de la France dans le monde.
        Bref, pas de quoi emballer les français.


      • Henrique Diaz Henrique Diaz 12 avril 2017 14:58

        @Robert Branche
        Vous reprenez le seul argument de Lutte Ouvrière et du NPA contre le vote Mélenchon : ce serait quelqu’un qui se fait passer pour l’homme providentiel. Comment expliquez vous alors que quand toute une foule se reconnaissant dans son discours crie « Mélenchon président », il répond ’non, n’associez pas mon nom à une institution monarchique que je combats, je ferai ce que j’aurai à faire une fois au pouvoir mais je ne pourrai rien faire sans vous le peuple" ?


      • Robert Branche Robert Branche 12 avril 2017 15:04

        @Henrique Diaz
        Je ne crois pas du tout à la sincérité de ce discours comme par tous ceux qui l’ont tenu avec lui et dont il s’est inspiré (comme Castro ou Chavez)



      • Henrique Diaz Henrique Diaz 12 avril 2017 15:28

        @Robert Branche
        Réponse facile, qui n’explique pas pourquoi il s’engagerait de fait pour sortir du présidentialisme, ce que n’ont jamais fait Castro ou Chavez que d’ailleurs Mélenchon n’a jamais acceptés comme modèles. Que Mitterrand, qui n’avait pas que des défauts, ait fait preuve de duplicité par le passé est une chose, mais malgré votre tendance à voir le passé se répéter, regardez bien Mélenchon et vous verrez que lui n’est pas venu de la droite pour conquérir la gauche et détruire le parti communiste. En revanche, Macron lui, ça ne lui pose pas de problème qu’on scande Macron Président, comme si un homme, si brillant et gominé soit-il, pouvait à lui tout seul être la solution des problèmes d’un pays.


      • Sparker Sparker 12 avril 2017 16:14

        @Henrique Diaz
        ++++


      • JP94 12 avril 2017 16:40

        @Henrique Diaz

        Désolé mais Castro n’a jamais prôné le présidentialisme : les Cubains choisissent leurs candidats qui ne sont jamais désignés pas le parti... On n’est pas en France ni en Europe.
        Et les élus sont révocables par les électeurs à tout moment.

        Comment voulez-vous qu’un pays sous embargo depuis plus de 50 ans tienne si le peuple ne soutient pas son gouvernement , en étant associé institutionnellement à toutes les décisions.
        A Cuba, tout est discuté par les tous les Cubains... la leçon de démocratie, c’est le peuple cubain qui la donne au monde... et aussi la lutte pacifique contre l’impérialisme US. 

        C’est justement un argument fort pour montrer qu’il n’y a aucune crainte à avoir, si le peuple est uni pour changer la société. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile.

        Mélenchon regarde beaucoup ce qui se fait en Amérique latine. Il n’est certes pas Chavez, dont la popularité n’a pas d’équivalent ici...
        Ceux qui reprochent à Chavez son côté tribun sont souvent du côté de l’Oligarchie que Chavez a combattu. 
        Sous Chavez, justement, un fort mouvement populaire s’est construit, et c’est bien cela qui dérange ici. S’il avait été réellement un populiste surfant sur la popularité mais répondant aux intérêts des puissants, on l’aurait encensé ici et aux USA ...

      • Ouallonsnous ? 12 avril 2017 18:00

        @Robert Branche

        Arrétez de faire dans le déni, vous ne convainquez personne et vous décridibilisez, ce qui est logique quand on roule pour un ectoplasme tel que Micron !


      • Henrique Diaz Henrique Diaz 12 avril 2017 18:40

        @JP94
        Je n’ai pas dit que Cuba et le Vénézuela correspondaient à la caricature qu’en font nos médias de masse. Mais le régime bolivarien de Chavez reste bel et bien présidentiel et il l’aurait été encore plus si le projet de réforme de 2007 avait été accepté. On est certes pas dans la monarchie présidentielle à la française mais du moment que le pouvoir exécutif a l’initiative des lois et qu’il n’est pas sous le contrôle véritable du pouvoir législatif, tandis que l’exécutif contrôle de fait le législatif en ayant la possibilité de ne pas décréter l’application des lois voulues par le parlement, il y a régime présidentiel.

        Le régime cubain est plus compliqué, il est vrai qu’il n’aurait pas pu subsister sans le soutien de sa population ; je ne dis pas que c’est une dictature quoiqu’il reste à démontrer qu’il n’y a pas eu d’exécutions d’ennemis politiques, mais du fait qu’il y a un parti unique et que le président du conseil et son gouvernement y ont l’initiative de lois et à peu près toute latitude pour les exécuter, cela s’apparente à un régime présidentiel. Que les candidats soient élus par le peuple, comme chez nous, n’empêche nullement la confiscation de la souveraineté du peuple par le pouvoir exécutif.


      • Le421 Le421 12 avril 2017 19:25

        @Robert Branche
        Je ne crois pas du tout à la sincérité de ce discours...

        Evidemment.

        Seul vous et vos amis parlent vrai quand ils promettent souffrance et larmes.

        Il est évident que le petit Emmanuel et ses copains devront s’habituer à ne plus dépenser un smic par jour.
        Ce n’est pas la France qui vit au dessus de ses moyens, c’est vous qui vivez au dessus des moyens de la France.
        Quand le plus misérable des français aura de quoi vivre dignement, alors vous pourrez vous empiffrer si ça vous plaît.
        En attendant, on s’entraide ou on se casse.
        Je vous ouvre la porte avec plaisir !!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès