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Accueil du site > Tribune Libre > Des enseignants qui ont peur ?

Des enseignants qui ont peur ?

"De plus en plus d'enseignants contractent l'assurance "offre métiers de l'éducation" pour faire face aux menaces dont ils font l'objet."

C'est ce que nous révèle un article du journal Le Parisien : l'assurance proposée par la Maif en partenariat avec les Autonomes de Solidarité offre aux professeurs, en cas d'incident, un accompagnement juridique, un soutien psychologique et une protection des dommages corporels...

Le métier d'enseignant deviendrait-il dangereux ?

Bien sûr, les violences physiques sont encore rares, exceptionnelles, mais les intimidations, les menaces, les insultes, les fausses insinuations, la diffamation ne le sont pas.

Quel enseignant, de nos jours, n'a jamais été la cible d'insultes, de comportements désinvoltes ?

Ces attitudes se multiplient dans de nombreux établissements scolaires : des violences verbales inadmissibles, d'autant que les parents d'élèves se permettent, eux-mêmes de remettre en cause les punitions ou les sanctions pour indiscipline.

Il m'est arrivé en tant qu'enseignante, de devoir affronter des paroles d'intimidation, après avoir puni un élève pour une tenue incorrecte, en classe : cet élève d'une classe de première s'est mis à contester sa punition, puis est venu à la fin de l'heure, avec une attitude menaçante, en affirmant qu'il n'avait pas peur de moi, une façon de dire que je devais avoir peur de lui.

Un jour, un autre élève, surpris en train de consulter ses cours lors d'un devoir surveillé, s'est mis à me tutoyer, en hurlant : il ne fallait pas toucher à son cartable que j'avais déplacé en la circonstance...

Face à certaines classes difficiles, des collègues femmes m'ont affirmé éprouver un malaise et même aller en cours, avec la peur au ventre...

Les parents font preuve aussi parfois de comportements inconvenants et irresponsables : certains se permettent de remettre en cause les notations données par les enseignants...
Certains en viennent à parler de trop grande sévérité, d'injustice !

Certains en viennent, même, à affirmer que l'enseignant a commis une erreur sur la notation qui figure sur le bulletin trimestriel !

D'autres mettent en concurrence les enseignants, affirmant que le professeur de l'année précédente avait des méthodes totalement différentes.

Ainsi, l'autorité des enseignants est, souvent, battue en brèche.

On le constate, de plus en plus, dans nos sociétés : la plupart des autorités sont contestées, et les enseignants, plus que d'autres, se voient jugés responsables de tous les problèmes et de toutes les difficultés que peuvent rencontrer les élèves.

Oui, dans certains établissements scolaires ou face à certaines classes, le métier d'enseignant devient périlleux.
Oui, dans certaines circonstances, les enseignants ont peur...

Il serait temps de redonner aux enseignants une autorité, en les épaulant par tous les moyens : les parents, l'administration doivent les soutenir.
Dans une société où l'enfant est roi, les adolescents sont en perte de repères et ne reconnaissent même plus dans l'enseignant une autorité...

L'administration, loin des réalités du terrain, fait semblant souvent de ne pas voir les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants.
 

 
 Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/10/des-enseignants-qui-ont-peur.html

 

Documents joints à cet article

Des enseignants qui ont peur ?

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95 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 25 mars 08:35

    Je note que vos syndicats, avec la complicité des assureurs, en profitent pour vous plumer !

    Franchement hilarant et, pathétique à la fois.

    Le respect, ça se suscite, ça ne s’impose pas.

    Se tenir ferme devant une meute d’individus en construction qui cherchent leurs limites, ne s’improvise pas.

    Il faut peut-être remettre en question votre pratique et l’institution à laquelle vous collaborez !?


    • berry 25 mars 09:51

      @Rosemar
      C’est comme devant un lion ou un tigre au cirque, il ne faut surtout pas montrer sa peur et partir en courant.
      Le prédateur observe votre comportement, il doit sentir que c’est vous la patronne, même si vous faites 45 kgs et lui 90. L’important c’est de rester calme pour ne pas déclencher un réflexe d’attaque.
      Vous restez ferme, vous parlez avec une voix forte et déterminée et vous ne tournez pas le dos à vos élèves, vous reculez doucement en marche arrière, l’air de rien. En général ça fonctionne.
      Prenez exemple sur cette policière dans le métro :
      https://civilwarineurope.com/2017/03/22/france-video-episode-du-bordel-ambiant-en-france-ici-le-metro-de-paris/
      Si vous avez toujours un sentiment d’insécurité, demandez une bombe au poivre et une matraque télescopique au rectorat.


    • PiXels PiXels 25 mars 09:54

      @Clocel
      .

      .
      « Le respect, ça se suscite, ça ne s’impose pas. »

      Bonjour Clocel

      Vous avez tout résumé en une phrase.

      « Je dirais même plus », mon cher Dupont ... « ça se mérite ».

      Et comment espérer susciter le respect quand on est capable de ce genre de raccourci :

      « en affirmant qu’il n’avait pas peur de moi, une façon de dire que je devais avoir peur de lui. »

      Selon la « logique » Rosemar donc, si j’affirme ne pas craindre les chiens par exemple, cela sous-entendrait que j’aime à les maltraiter.

      Face de tels « raisonnements », comment s’étonner qu’élèves et/ou parents puissent remettre en cause l’équité de ses décisions ! (et le bien-fondé des punitions)

      Si je n’en avais malheureusement pas croisé que trop je dirais que je n’aimerais pas devoir subir à longueur de journées les leçons de maintien et de « bien-pensance » de Dame Rosemar.

    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 25 mars 09:56

      @Clocel

      - "L’enseignement fait de l’aliénation la préparation à la vie, séparant ainsi l’éducation de la réalité et le travail de la créativité. Il prépare à l’institutionnalisation aliénatrice de la vie en enseignant le besoin d’être enseigné. Une fois cette leçon apprise, l’homme ne trouve plus le courage de grandir dans l’indépendance, il ne trouve plus d’enrichissement dans ses rapports avec autrui, il se ferme aux surprises qu’offre l’existence lorsqu’elle n’est pas prédéterminée par la définition institutionnelle.
      - Quand apprenons-nous généralement ? Quand nous faisons ce qui nous intéresse.
      -
      L’école est l’agence de publicité qui nous fait croire que nous avons besoin de la société telle qu’elle est.« 
      etc.

      Illich dans »Une société sans école"


    • rosemar rosemar 25 mars 10:03

      @Clocel

      Eh oui, vous illustrez là les réactions de beaucoup de gens : les profs sont coupables de tous les travers de la société, bien sûr et les parents n’ont plus leur rôle éducateur...

    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 25 mars 10:10

      @rosemar

      Pas tous les parent , et personnellement j’aimerais que les prof s’en tiennent à l’instruction, l’éducation n’est pas de leur domaine.


    • rosemar rosemar 25 mars 10:13

      @bouffon(s) du roi

      On aimerait bien ne pas avoir à faire de la discipline, comme cela arrive trop souvent, dans certaines classes.

    • rosemar rosemar 25 mars 10:17

      @PiXels

      Allons ! bon ! La comparaison que vous faites avec des chiens est vraiment tiré par les cheveux !
      C’est n’importe quoi !

    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 25 mars 10:22

      @rosemar

      Si ce n’est pas déjà fait (et il me semble que non) lisez Illich. Il avait bien cerné les problèmes (et donné des solutions).


    • Pseudonyme Pseudonyme 25 mars 10:43

      @berry
      ’ C’est comme devant un lion ou un tigre au cirque, il ne faut surtout pas montrer sa peur et partir en courant. ’
      Ben moi je n’aurais pas à partir en courant car je ne mettrais jamais les pieds dans la fosse aux lions.... Hors de question, ici, de me trouver devant 30 petits prédateurs en herbe et qui me considèrent comme un cannibale considère un explorateur blanc venu foutre la merde dans leur classe d’école. Je ne suis pas fou, vous savez !  smiley


    • rosemar rosemar 25 mars 10:47

      @Pseudonyme


      Oui, il ne faut surtout pas la montrer et affronter avec courage, ce que font beaucoup d’enseignants.
      Et il est vrai que ce métier n’attire plus guère les vocations...

    • Clocel Clocel 25 mars 11:04

      @rosemar

      Je ne dis pas que les profs sont forcément coupables, par contre, je pense qu’ils participent consciemment ou non, à une équation irréductible.

      Résoudre un problème, c’est en poser correctement et préalablement les termes, on est loin du compte à l’EN.

      Genre de question à se poser : Est-ce que notre société a vraiment besoin d’individus autonomes et créatifs qui donneront le meilleur d’eux-même ?

      D’évidence, non.

      Quant aux parents, il en a un paquet qui méritent des coups de pied au cul.

      Entre les éthérés débordés qui laissent le chantier en jachère et les tordus qui affûtent leurs mômes comme des bêtes de concours, on a du mal à savoir par où commencer la distribution.

      On a tous élevé des gamins, il y a toujours un moment ou notre détermination et notre discours sont mis à l’épreuve.

      Ça se résout par le dialogue et notre attitude envers eux. La base, étant la confiance, un logiciel très long à installer.

      Montrez des failles, vous serez immanquablement débordé.


    • PiXels PiXels 25 mars 11:05

      @rosemar
      .

      «  La comparaison que vous faites avec des chiens est vraiment tiré par les cheveux !
      C’est n’importe quoi ! »

      « C’est n’importe quoi ».. si vous le dites !

      Mais désolé, il ne s’agit en aucun cas d’une « comparaison » mais un exemple s’appuyant sur l’application stricte de votre « logique » stupide.

      Sinon, expliquez-nous pour quelles raisons mon exemple ne respecterait pas la « logique » de votre affirmation (autrement que par un péremptoire « c’est n’importe quoi »)

      « en affirmant qu’il n’avait pas peur de moi, une façon de dire que je devais avoir peur de lui. »

      En trois phrases, vous réussissez donc l’exploit de

      1) commettre une magnifique faute d’accord

      2) confirmer que plutôt que reconnaître une erreur vous vous engouffrez systématiquement dans la spirale de l’esquive et de la mauvaise foi.... ce qui n’est pas de nature à « susciter le respect »«  !!!

      Sachant que sur AV nous ne sommes pas vos élèves et que donc, vous ne pouvez vous prévaloir de la toute puissance de l’argument d’autorité, votre comportement ici laisse assez clairement entrevoir ce que doivent subir et supporter vos élèves au quotidien !

      Pour que les choses soient claires, je ne prétends pas que les évolutions sociétales ont facilité la tâche des enseignants.
      C’est bien-entendu le contraire qui s’est produit.
      Mais j’ai parallèlement constaté que, de mon point de vue, dans leur immense majorité, ceux-ci portent une grande partie de la responsabilité de la situation pour de multiples raisons dont la principale est leur »corporatisme" viscéral.



    • Clocel Clocel 25 mars 11:09

      @bouffon(s) du roi

      Oui, le vieil Yvan est toujours mon compagnon de chevet, avec Thoreau, Gorz, et d’autres...


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 25 mars 11:21

      @Clocel

      Mais voilà une parfaite bibliothèque d’hérétique !! ^^
      Si d’autres pouvaient les lire ...


    • rosemar rosemar 25 mars 11:40

      @PiXels


      Enfin, tout de même, on ne peut comparer des relations entre un humain et ses animaux, avec des relations entre profs et élèves.
      C’est forcément différent : le ton adopté par cet élève était menaçant, et la classe dans son ensemble était difficile. Le contexte est totalement différent.

    • mmbbb 25 mars 12:31

      @rosemar Je ne vous plains pas et ne verserai aucune larme il faut assumer les choix politiques et voir cette « altérite » comme une chance pour la France Quant a moi qui fut un bien sage eleve et ne voulait qu etudier simplement, je ,n’ai trouve que tres peu de sollicitude d’emulation dans cette usine a enseigner qu est l education nationale J’aurais aime faire ma scolarite comme les bourgeois de gauche mitterrand hollande, dans le prive Miterrand qui crachait dans la soupe n’aurait jamais pu avoir la culture dans les etablissements publics actuels tels que le retraçait le fim prime a Canne « entre les murs » Je ne fus jamais une chance pour la france parce que l on me l a jamais dit . Ce spectacle me laisse completement indifferent 


    • PiXels PiXels 25 mars 12:35

      @rosemar


      Ce n’est pas par hasard si j’ai parlé de « spirale de l’esquive et de la mauvaise foi ».

      Je commence à vous connaître.

      Le français est une langue riche et les mots ont un sens.

      Et votre phrase est explicite.

      Mais plutôt que reconnaître un mauvais choix dans la rédaction de votre phrase, vous préférez vous offusquer (« enfin, tout de même... »), déplacer le problème, et me parler « contexte » alors que je vous parlais « logique grammaticale » (et accessoirement « logique » tout court)

      C’est exactement ce que Clocel tentait de vous expliquer (si je l’ai bien compris)

      Ce réflexe comportemental (article 1... le prof a toujours raison) n’incite probablement que fort peu vos élèves à la confiance et au respect.

      Maintenant, ce que j’en dis...
      Ne changez rien à vos habitudes... vous risqueriez de gagner en intelligence !



    • Harry Stotte Harry Stotte 25 mars 15:35

      @Clocel

      « Oui, le vieil Yvan est toujours mon compagnon de chevet, avec Thoreau, Gorz, et d’autres... »


      Tandis que la technique de l’atemi devrait être la compagne de chevet des enseignants et des enseignantes. Elle leur servirait à la fois contre les racailles et ce qui leur tient lieu de parents.

      Je trouve que ce serait pas mal si, dans les quartiers émotifs, les cours étaient donnés par des ceintures noires, en judogi.

    • Areole 25 mars 15:35

      @ clocel

      « Le respect, ça se suscite, ça ne s’impose pas. »
      Cette citation resucée de R. Lewy devrait être inscrite au fronton de toutes les écoles tant elle est utile aux faux-culs du ministère de l’EN pour culpabiliser son petit personnel enseignant.
      Elle clôt tout débat et toute plainte : si un élève vous manque de respect c’est bien évidemment parce que vous n’êtes en aucun cas « respectable ». 
      Permettez-moi Clocelles de vous rappeler les bases du droit que votre grand âge semble vous avoir fait oublier :
      Il n’existe aucune autorité dans une société en l’absence de règles et de tiers garant de ses règles (l’Etat).
      Le respect dû au professeur est une règle qui s’impose à l’élève pas une qualité que peut avoir ou non un professeur.
      Que cela défrise votre âme de soixante-huitard ne m’étonne pas vraiment. Agoravox est à la fois une maison de tolérance et de retraite très accueillante. Bienvenue au club.


    • Alren Alren 25 mars 17:18

      @PiXels

      Bon sang que j’aimerais vous voir faire classe dans un collège « difficile » et imposer d’emblée votre autorité, vous ou ce pauvre Clocel. Je promets que je ferais pas de bruit, monsieur Yaka-Faukon !


    • Clocel Clocel 25 mars 17:44

      @Areole

      « Il n’existe aucune autorité dans une société en l’absence de règles et de tiers garant de ses règles (l’Etat). »

      Ça se discute...

      Mais,,, il va falloir un peu plus que des caractères gras pour convaincre le vieil anar que je suis.

      De quoi vous plaignez-vous ?

      Elles existent les règles ! Vous êtes toujours à bader pour rogner les dernières libertés qu’il nous reste...

      On va quand même pas adapter la société aux geignards fielleux sous le fallacieux prétexte qu’ils sont la majorité !

      Vous voulez quoi, un flic derrière tous les enseignants ?

      Bonne idée, ça leur donnera l’occasion de combler leurs lacunes et fera méditer les mômes sur les conséquences de l’échec scolaire quand on est par ailleurs bon à rien...

      Non, le respect n’est pas un dû, ce serait trop facile, n’importe quelle crapule ou incompétent pourrait l’invoquer.

      On en est là...

      On a la société qu’on mérite. Vous n’avez rien d’autre à opposer à ces gamins que vos contradictions et votre insuffisance hurlante.

      Est-ce que vous avez autre chose à leur proposer que la perspective d’une vie de merde lentement tricotée par vos renoncements et vos aveuglements ?

      Et vous voudriez, qu’en plus, qu’ils vous respectent ?

      Merde...


    • PiXels PiXels 25 mars 18:57

      @Alren
      .

      .
      Etes-vous certain de m’avoir bien lu avant de me traiter de « Monsieur Yaka Faukon »

      Aurais-je d’une quelconque façon laissé à penser que je considérais la tâche aisée ?

      Je croyais au contraire avoir apporté la précision suivante

      « Pour que les choses soient claires, je ne prétends pas que les évolutions sociétales ont facilité la tâche des enseignants.
      C’est bien-entendu le contraire qui s’est produit. »

      Relisez attentivement mes commentaires et vous comprendrez peut-être que ce qui en a motivé leur rédaction.
       

    • Harry Stotte Harry Stotte 25 mars 19:52

      @Clocel

      « Est-ce que vous avez autre chose à leur proposer que la perspective d’une vie de merde... »


      Ceux à qui il faut proposer quelque chose, ce sont les minus habens qui ne sont pas capables de s’assumer eux-mêmes face à leur propre existence ! 

      C’est finalement assez logique qu’ils aient une vie de merde.

    • baldis30 25 mars 20:11

      @Clocel
      bonsoir,

      Vous n’avez jamais enseigné pour afficher de telles opinions ...


    • pipiou 25 mars 21:57

      @Clocel

      Si vous avez une vie de merde n’en faites pas une généralité.

      Ces ados ont vie beaucoup moins merdique que leurs ainés : cocoonés jusqu’à 20 ans voire plus, smartphone, télé et jeux videos alors qu’au même âge leurs parents trimaient à l’usine.


    • Areole 25 mars 22:36

      @Clocel
      Vous m’avez convaincu Clocel ! Je m’incline devant votre puissance rhétorique. Merci de bien vouloir désormais m’ignorer.



    • Decouz 25 mars 09:07

      L’administration a un devoir de protection vis à vis de ses fonctionnaires :
      http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/protection_juridique_agents_face_agressivite_et_ violence_delphine_jaafar.pdf
      C’est le cadre légal, cela ne veut pas dire que c’est suffisant en pratique, et cela n’empêche pas les violences à priori.
      L’assurance dont vous parlez s’occupe d’autres problèmes et vient en complément : conseil juridique, dégâts matériels non couverts par l’administration ou les assurances ordinaires... L’administration et la justice ont un rythme lent, dans le cas d’une agression il y a nécessité d’une réponse rapide, normalement cette assurance doit fournir une aide plus rapide en attendant.
      Il y a aussi des cas où le cap de l’infraction légale n’est pas franchi, ou difficile à prouver, dans ce cas j’ai souvenir que l’association en question écrivait une lettre comminatoire à la famille.
      L’Autonome au départ n’était pas une assurance, mais c’était une association (des associations départementales). Il y a eu un accord avec la MAIF (qui est une mutuelle et qui n’a donc pas d’actionnaires), mais certaines sections n’ont pas accepté, certaines ont préféré rester dans le cadre associatif (plus souple et plus proche) plutôt que de rentrer dans une logique d’assurance.


      • rosemar rosemar 25 mars 10:06

        @Decouz

        MERCI pour ces infos... oui, ce n’est pas toujours suffisant...

      • Goldored 25 mars 09:20

        Ah ! encore une pleurnicherie enseignante !
        Sortez vos mouchoirs !

        Si les enseignants contractent plus d’assurance, c’est juste qu’ils ont peur. Pas qu’ils sont plus victimes.
        Mais le sentiment d’insécurité n’est pas l’insécurité. Et la peur n’évite pas le danger.
        Des collègues avec la peur au ventre, je comprends. Ça fout tellement la trouille de se faire tutoyer par un élève de 12 ans... Surtout si on n’est pas soutenu par cette toujours si méchante administration (ouh ! la vilaine administration ennemie jurée de ces vertueux enseignants).
        Heureusement que vous ne travaillez pas dans un service d’urgence. Au bureau des étrangers d’une préfecture. En tant que caissière de supermarché. Vous auriez bien du mal à tenir plus d’une semaine.


        • rosemar rosemar 25 mars 10:09

          @Goldored

          Un élève de 12 ans ! Il faut vous informer, les élèves n’ont pas tous cet âge... en lycée, ils ont de 16 à 18 ans et parfois, plus...
          On voit que vous n’avez jamais exercé le métier d’enseignant, comme vous dites.

        • rosemar rosemar 25 mars 10:43

          @Goldored

          Vous oubliez aussi l’effet de groupe, dans une classe...

        • foufouille foufouille 25 mars 13:24

          @rosemar
          plus de 18, ça fait beaucoup de redoublement.


        • Alren Alren 25 mars 17:25

          @foufouille

          plus de 18, ça fait beaucoup de redoublement
          s

          Ça c’est vrai !

          On devrait faire dans le public comme dans le privé : les exclure et les envoyer se faire pendre ailleurs.


        • Alren Alren 25 mars 17:30

          @Goldored

          Heureusement que vous ne travaillez pas dans un service d’urgence.

          Les infirmières des urgences sont tout aussi démunies que les enseignant(e)s devant les agités et les violents.
          Contre-exemple vraiment mal choisi, pour ne pas dire stupide !!!


        • Goldored 26 mars 09:22

          @Alren
          Faudrait apprendre à lire avant de répondre... (l’apprentissage de la lecture commençant à l’école maternelle, vous avez de sérieuses lacunes à combler...)
          C’est précisément le sens de ma comparaison...
          Les infirmières et les infirmiers sont même autrement plus démunis, confrontés à des situations autrement plus stressantes, plus choquantes, plus fortes que celles de ces enseignants pleurnichards, divas de la Fonction publique.


        • Surya Surya 26 mars 17:26

          @Alren

          Ai-je dit que c’était normal ? Non, je n’ai pas dit ça.

          J’ai dit que les enseignants sont démunis et ont peur parce qu’ils n’ont pas compris que leur métier ne consiste pas UNIQUEMENT (je ne suis pas en train de crier, je mets juste le mot en valeur pour qu’il soit bien vu) à transmettre des connaissances, mais qu’il consiste également (et surtout !) à connaître les techniques de gestion de groupe, à connaître les techniques de gestion du stress, de gestion des conflits, et à être psys, flics et occasionnellement assistants sociaux. Et j’en oublie certaiinement.

          Ils ne sont absolument pas formés pour ça, raison pour laquelle ils pataugent quand survient un problème, sont incapables de le gérer, et il serait temps qu’ils le deviennent. 

          Bref, je n’ai pas dit que c’est normal et qu’il faut démissionner si on ne trouve pas ça normal. J’ai dit qu’un enseignant qui REFUSE de considérer que son métier ne se limite pas à la transmission des connaissances n’a rien compris à la nature même de son métier et dans ce cas, mieux vaut faire autre chose car un plombier qui ne comprend rien à la plomberie ferait mieux de changer de boulot.

          Un peu comme un Président de la République qui ne comprendrait pas toutes les casquettes qu’il lui faut porter durant son mandat, et qui s’imaginerait qu’il lui suffit, par exemple, d’approuver les budgets pour accomplir sa mission.

          Vous évidemment, vous déformez ce que j’ai dit. C’est tellement plus simple de foncer dans les murs tête baissée... au lieu de lire calmement le commentaire et faire l’effort de le comprendre...

          Mais c’est pas grave, c’est normal sur Agoravox, je commence à avoir l’habitude. Je ne m’étonne même plus de voir les commentateurs de ce forum lire en diagonale, ou lire de travers, ou trop vite, et répondre complètement à côté de la plaque. C’est en permanence comme ça, ici. 

          Et ça changera jamais. smiley

          Ca me fait juste perdre un peu de mon temps à devoir ré-expliquer, mais c’est pas grave, je suis là pour ça...

        • Surya Surya 26 mars 17:30

          Désolée, erreur de ma part. Ce com s’adressait à pipiou


          Il faut le voir comme la réponse qui m’a été donnée après mon permier commentaire à rosemar (com n°90) en bas de page.

        • Decouz 25 mars 09:27

          Je mets un texte plus plus particulier à l’EN :

          http://www.esen.education.fr/fileadmin/user_upload/Modules/Ressources/Outil s/mot_juriste/6-05_protection_fonctionnaires.pdf

          Mais il faut une demande du fonctionnaire, c’est sans doute une peu dissuasif ou mal connu, car il ne parait pas que ce soit très utilisé, pourtant ce serait un moyen, si beaucoup s’en servaient, d’attirer l’attention.
          Peut-être aussi les profs ont peur vis à vis de leur administration, peur de paraitre pas à la hauteur, ou d’être responsables de la situation.
          Le problème est aussi la violence latente qui ne va pas jusqu’à l’agression au sens légal (pas toujours facile à prouver, c’est un rapport d’autorité qui a toujours eu une potentialité conflictuelle) et qui est presque devenue habituelle, et là c’est un problème bien plus général et complexe.

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