• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Doit-on interdire la cigarette ?

Doit-on interdire la cigarette ?

L’arrêt de la cigarette peut engendrer une prise de poids et c’est une des raisons pour laquelle certains et notamment certaines continuent de fumer ! Mais qu’avez-vous inhalé depuis des années. Et bien vous avez surtout absorbé à plein poumon les produits chimiques que les industriels du tabac ont développés pour vous.

La composante la plus connue de tout fumeur : la nicotine. La nicotine est tout de même classée parmi les poisons, elle contribue, à faible dose, à une stimulation du système nerveux et elle entraîne une dépendance bien évidemment… Ensuite il y a l’acétone qui est, rappelons le, un dissolvant dont il est dangereux d’inhaler les vapeurs. On y trouve aussi un poison violent, l’arsenic, et du dichlorodiphényltrichloroéthane, couramment appelé DDT qui est un pesticide utilisé abondamment après la seconde guerre mondiale dans la lutte contre les moustiques qui transmettaient le paludisme. Bon en gros on retrouve dans une cigarette prés de 4000 substances toxiques. On y trouve même un élément radioactif, le Polonium 210 ! Ensuite chaque fabricant ajoute différentes saveurs pour rendre le tabac plus agréable et pour se démarquer de la concurrence, on trouve ainsi du chocolat, du caramel, de la réglisse ou encore du sucre et du miel. Ce qu’il n’empêche que l’on estime qu’un fumeur qui consomme un paquet par jour inhale 250 ml de goudron par an. C’est l’équivalent de deux pots de yaourt remplis de goudron !

L’influence de l’industrie du tabac pour lutter contre les lois et réglementations du tabac est incontestable, compte tenu notamment du lobbying dont bénéficie cette industrie, dotée de moyens financiers supérieurs que ceux de nombreux Etats. Elle ne concerne pas seulement les pays à faibles revenus ou des pays qui se caractérisent par un degré élevé de corruption. L’Europe est également touchée. Le film « Thank you for smoking  » décrit le monde du lobbying américain chargé de défendre les fabricants de tabac contre toute menace, qu’elle vienne de la législation sur la santé publique ou des associations anti-fumeurs.

Le sponsoring et la promotion d’événements sportifs comme les courses automobiles, et notamment la F1, permet de détourner les lois. La promotion d’événements artistiques et l’infiltration de groupe de fans sur internet, notamment sur des sites privilégiés par des jeunes, ne sont pas oubliées. Dans certains pays, les cigarettiers sponsorisent des fêtes étudiantes « non officielles » ainsi que des journaux étudiants. Les adolescents voient souvent dans la cigarette une manifestation d’esprit rebelle, l’industrie vend donc aux jeunes l’idée que fumer est un symbole de liberté, mais comment peut-on parler de liberté lorsque 90 % des fumeurs interrogés disent vouloir s’arrêter sans y parvenir ? Dans le monde du tabac, « l’esclavage, c’est la liberté ».

Chaque année, la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme, et plus que la somme des quatre réunis. Plus de cinq millions et demi de vies sont emportés prématurément chaque année, cent millions de morts au XXe siècle, et à ce rythme une véritable hécatombe pour le siècle en cours. « La cigarette, résume Robert Proctor auteur de « Golden Holocaust », est l’invention la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité. »

Face aux procès qui leur sont fait, les industriels du tabac ont un discours tout prêt : « Fumer est un choix que les gens font pour de multiples raisons et ils doivent en assumer la responsabilité », « Les effets du tabagisme sont connus de tous depuis des décennies, chacun le fait en connaissance de cause ». Alors qu’en fait, les cigarettiers maintiennent un front commun visant à empêcher que les utilisateurs de leurs produits soient informés des dangers de soumissions inhérents à la consommation de cette drogue. Ils utilisent des taux de nicotine élevés, afin de tenir le fumeur en état de dépendance qui peut conduire à la mort. Comment peut-on mettre sur le marché des produits nocifs et en banaliser les risques alors que dans le même temps on déclare que le camembert au lait cru ou le purin d’ortie sont dangereux pour la santé !

http://2ccr.unblog.fr/2012/05/10/le-tabac-poison-en-vente-libre/


Moyenne des avis sur cet article :  2.33/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

37 réactions à cet article    


  • latortue latortue 12 mai 2012 10:01

    pourquoi toujours interdire !!!!!!!!! doit on interdire !!!!!!!!!!!eh bien non, libre a ceux qui veulent se tuer la santé de pouvoir le faire ,perso je ne fume pas depuis au moins 10 ans ,mais je me rappel de bouffés de cigarette salvatrice et calmante oui je m’en rappel encore, et parfois quand une personne de mon entourage fume a mes côtés j’éprouve du plaisir rien qu’avec l’odeur .
    la cigarette est une drogue tout le monde le sait ,et le gouvernement en premier ,mais cela lui rapporte un max de fric .
    la voiture tue aussi doit on interdire la voiture non !!!!! la liberté vous connaissez donc arrêtons d’infantiliser tout le monde et laissons ceux qui ont envie de fumer le faire .


    • Robert GIL ROBERT GIL 12 mai 2012 17:38

      merci Latortue,
      la prochaine foie je fais un article sur la voiture...


    • latortue latortue 12 mai 2012 22:10

      du temps que vous y êtes faites donc aussi un article sur les gens qui traversent en dehors de clous et qui risquent leur vie ah aha ha
      allez bon dimanche


    • JPhilippe 14 mai 2012 16:58

      Au point où vous en êtes faites un articl sur les centaines de milliers de personnes qui meurent chaque année de vieillesse en France.

      Interdisons le vieillissement !!!!
      Ce sera plus sûr


    • easy easy 12 mai 2012 10:37


      Quoi que l’on fume contient des milliers de sortes de molécules. Toutes mauvaises pour la santé physiques. Mais dont la somme contient je ne sais quoi qui détend celui qui s’en intoxique et le rend probablement moins agressif.
      Sans aucun doute, cette absorption de poisons, aussi bien pour sa part de suicide conscient que pour sa part de suicide inconscient, pour ces deux parts, sert d’exutoire pacifique. Jamais, nulle part au monde où les hommes fument, ce n’est pour passer plus agressif mais toujours pour se calmer.

      L’impact pacificateur de cette intoxication n’est mesuré par personne. Chacun le subodore, personne n’entreprend de le mesurer. Il n’est pas mesurable. Il est probablement énorme mais impossible à mesurer. Combien de crimes, combien de suicides cet empoisonnement évite, nul ne le sait. Mais il faudrait au moins l’évoquer, au moins de temps en temps.

      Car de l’autre côté, il y a l’alcool. Et là, en termes d’agressivité et même d’improductivité, en termes de perte de raison aussi, comme en termes d’empoisonnement, bonjour les dégâts.


      Si les producteurs de cigarette détenaient une recette pour nous scotcher à leur produit sans nous intoxiquer, sans nous envoyer à la mort à long terme, ils s’en serviraient. Autant dire qu’ils évitent d’ajouter des poisons qui pourraient tuer à coup sûr et à délai si bref car ils seraient aussitôt désignés comme responsables et condamnés.

      La fumée de tabac naturel est déjà addictive.
      Que les cigarettiers ajoutent des molécules aux milliers qui existent déjà dans le tabac naturel afin de mieux nous séduire, c’est hautement probable. Mais je ne vois aucune raison pour qu’ils y ajoutent des produits principalement ou essentiellement et fortement toxiques. Ce qu’ils ajoutent n’est toxique qu’incidemment et à minima.

      Vous reprenez en C/C ce qui se dit déjà depuis 30 ans. Vous nous avez juste épargné la liste complète des molécules.
      Et là-dessus, de répéter la rengaine selon laquelle ce sont les cigarettiers qui
      « ajouteraient » ces 4000 substances.

      Mais qui a publié la liste des molécules qu’on trouve dans la fumée de tabac naturel que fument les Amérindiens depuis la nuit des temps ?
      Qui ?
      Ni vous ni personne.


      Ce ne serait pourtant pas compliqué.
      Mais non, on ne le fait surtout pas ; ce serait contreproductif de la stigmatisation des méchants cigarettiers.


      Nonobstant les avalanches de cris d’orfraies à tous sujets, je trouve qu’il y a de bonnes raisons d’être plus angoissé de nos jours qu’il y a 40 ans quand on est jeune.
      Aujourd’hui, on ne ressent plus l’imminence d’une guerre atomique mais on vit une situation matérielle et morale réellement difficile. Il faut donc tenir dans ce climat bourré de paradoxes.
      Et si conserver son calme dans cette ambiance doit passer par la fumée, quitte à y laisser 1/4 de son espérance de vie, quitte à finir dans la douleur, pourquoi pas.
      Sommes-nous à une ambivalence près ?

      Entre 1870 et 1945, on distribuait du tabac aux soldats pour les calmer, pour leur éviter de péter un câble. « Gauloise » était patriotique, nationaliste.
      On l’a oublié ?


      Travailler, surtout manuellement, surtout dans la précision, empêche de fumer (pour deux raisons). Même boire est difficile.
      Quand on ne travaille pas manuellement, quand on ne fait rien de précis ou méticuleux avec ses mains ou quand on ne travaille pas du tout, on peut fumer et boire.
      Autant que les gens préfèrent le tabac.


      • cevennevive cevennevive 12 mai 2012 12:11

        Bonjour easy,

        Magnifique commentaire. Merci. C’est exactement ce que je pense et j’ai eu plaisir à vous lire.

        Cordialement.


      • Parrison Parrison 12 mai 2012 15:13

        Bonjour Easy,


        Et merci pour ce message...

        Ca commence à plaire ces interdits pour tout et n’importe quoi infligés par ceux qui, depuis qu’ils ont eu le micro ne veulent plus le lacher... Des pinailleurs qui, n’en doutons pas, trouveront une nouvelle cause imbécile à défendre et ne se sentiront plus de bonheur d’emmerder leurs semblables au motif qu’ils ne suivent pas la même route qu’eux.... Ils ont enfin trouvé un sens à leur vie : semer la bonne parole.. Ca ressemble à du fanantisme, totalement déconnecté de la réalité, de la fixation... (bon j’arrête là...).

        Ce que l’on oublie de dire c’est que l’arrêt de la cigarette a des conséquences aussi. Les dépressions due à l’arrêt brutal du tabac sont en nette croissance, d’où la montée en flèche de la consommation de psychotropes, le report de la dépendance sur une autre, l’alcool par exemple - chez les jeunes, la consommation d’alcool est impressionnante - le report vers les drogues dites douces mais ô combien plus dangereuses en termes de dépendance, bref des danger pour la société bien plus importants et ravageurs que le fait de fumer sa petite clope dans la rue, mais ça plaît pas à ces savonarole modernes, l’humain est sur terre pour souffrir c’est bien connu... enfin, là aussi j’arrête.

        Il faut dire que ces gens là se foutent royalement de la santé des autres, même si c’est leur argument, tout ce qui les intéresse c’est d’être importants et d’avoir un pouvoir sur les autres.

        Nous emmerdent royalement cette bande de mal dans leur peau que le spectacle du bonheur des autres insupporte...
        Ils vont finir par obtenir l’effet inverse... et ça commence déjà, dans certains bars, passée une certaine heure, les volutes de fumée ont fait leur retour, mais à cette heure ils dorment ces vigiles de la bienséance, mais peut-être vaudrait-il mieux ne pas être invités dans ces rêves...




      • lulupipistrelle 12 mai 2012 16:20

        Aux débuts de l’hystérie anti-tabac, un auteur australien avait écrit un bouquin « Vive le tabac », qui donnait des estimations très crédibles du bienfait de fumer, pour certains...
        J’imagine que ce livre est désormais introuvable ; en tout cas, il a été le début de ma résistance absolue à toute cette campagne de moralisation ...


      • Robert GIL ROBERT GIL 12 mai 2012 17:39

        merci a tous,
        je ferais un article sur l’alcool...


      • lulupipistrelle 12 mai 2012 18:00

        Ha, ha, ha.... votre proposition me remet en mémoire que l’auteur australien avait fait lui aussi ce parallèle tabac/ alcool, en soulignant leur différence essentielle : personne n’a jamais accompli le moindre méfait sous l’emprise du tabac...


      • foufouille foufouille 12 mai 2012 12:40

        Chaque année, la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme, et plus que la somme des quatre réunis.

        mdr
        surtout pour la guerre
        les voitures et usines ne font aucune pollution


        • cevennevive cevennevive 12 mai 2012 16:46

          Oui foufouille !

          Ces chiffres sont véritablement faux et stupides !

           « Plus que la somme des quatre réunis » !

          Ah là là ! Robert Gil m’avait habituée à un peu plus de bon sens...

          Remarquez : je lui pardonne sa démesure, car je pense qu’elle provient d’un ancien fumeur contrarié qui hait la terre entière d’avoir dû renoncer à ce petit plaisir... Et ce renoncement rendrait amer le meilleur des sages, c’est bien connu...

          Cordialement.


        • Robert GIL ROBERT GIL 12 mai 2012 17:41

          je ferais mieux a mon prochain article...


        • lulupipistrelle 12 mai 2012 16:16

          Super, interdisez la cigarette... alors là je me mets à la contrebande... l’activité sera lucrative, et jouissive:le frisson de l’illégalité sans le remord de mal faire.

          Rappel : ce que la Loi ne peut empêcher , elle ne peut l’interdire...

          Alors que les cons pondent une loi idiote, et combien serons-nous à la ridiculiser ?


          • Robert GIL ROBERT GIL 12 mai 2012 17:42

            si t’a des tuyaux sur la contrebande...


          • lulupipistrelle 12 mai 2012 18:05

            « Je connais tous les chemins de mon pays »....

            Les gabelous sont à La Turbie ...


          • foufouille foufouille 12 mai 2012 18:06

            suffit d’aller au luxembourg
            3x moins cher
            1kg ou 800 cigarettes max par voiture sans DSA, 2 sinon


          • jacques lemiere 12 mai 2012 18:33

            Mis à part le coté provocateur de l’article et l’allusion quelque peu bizarre sur les méchants industriels de la cigarette...

            La question de l’interdiction des pratiques personnelles et individuelles est une vrai question ;
            personnellement je suis contre les interdictions, qui n’empêchent pas grand chose mais ce n’est pas ici qu’on vote je crois.

            Bon, dans notre société où les frais de santé sont socialisés ; il est normal que la loi puisse interdire des pratiques m^me individuelles qui puissent nuire à la santé ( sauf à demander aux usagers de souscrire une assurance supplémentaire assurance tabac , alcool, bouffe sport à risque etc...),
            On pourrait cependant très légitimement interdire d’enfumer autrui. Dans un monde où l’individualisme ainsi que la judiciarisation sont en vogue , on peut m^me imaginer qu’au m^me titre qu’un employé puisse attaquer en justice un patron l’ayant exposé à des substances nocives ,’un enfant attaque sa mère pour une grossesse à risque.

            • kiouty 12 mai 2012 19:14

              Oui oui on sait edelweiss, les fumeurs sont VICTIMES d’un harcèlement sans pareil, d’un acharnement jamais vu dans toute l’histoire. Bouhouhou T__T


            • Christian Labrune Christian Labrune 13 mai 2012 08:55

              "On pourrait cependant très légitimement interdire d’enfumer autrui. Dans un monde où l’individualisme ainsi que la judiciarisation sont en vogue , on peut m^me imaginer qu’au m^me titre qu’un employé puisse attaquer en justice un patron l’ayant exposé à des substances nocives ,’un enfant attaque sa mère pour une grossesse à risque.« 

              Jacques Lemière,
              On pourrait tout aussi légitimement concevoir qu’on attaquât sa mère au motif qu’elle a »infligé la vie", pour parler comme Chateaubriand, sans même prendre soin de demander son avis au principal intéressé. Et demain, si les socialistes en venaient par pure démagogie à légaliser l’euthanasie, le type qui se serait pendu et dont on couperait à temps la corde pourrait très bien aussi aussi attaquer en justice les sauveteurs, arguant du fait qu’on ne se passe pas accidentellement une corde autour du cou, que son intention de mourir était patente et qu’au lieu de l’aider, par exemple en se suspendant à ses pieds pour augmenter la strangulation, ou en lui logeant une balle dans la tête pour l’achever encore plus rapidement, on l’a renvoyé à la case départ d’un jeu qui ne lui convient plus du tout.
              A vrai dire, il y a des choses qui sont infiniment plus insupportables, pour l’entourage, que la fumée de la cigarette. La pire, c’est assurément la connerie, si contagieuse par les temps qui courent. C’est là-dessus qu’il conviendrait d’urgence de légiférer. Une peine de prison avec sursis dans un premier temps, assortie d’une très lourde amende et d’une mise à l’épreuve, serait peut-être la solution. Du moins, si on admet le principe d’une tolérance zéro pour tout ce qui touche aux différentes formes de nuisances et si au nom d’une bienheureuse écologie on tient absolument à transformer ce monde en paradis.


            • kiouty 12 mai 2012 19:07

              L’arrêt de la cigarette peut engendrer une prise de poids et c’est une des raisons pour laquelle certains et notamment certaines continuent de fumer !

              Ca commence mal. C’est souvent la raison qu’on INVOQUE. Ca ne veut pas dire que c’est la VRAIE raison qui fait qu’on n’arrête pas de fumer. Il y a schisme entre ce qu’on croit être nos motivations et nos propres motivations.

              Si les raisons médicales avaient un quelconque impact sur l’arrêt du tabagisme autre qu’anecdotique, alors la perspective d’attraper un cancer et de mourir dans d’atroces souffrances suffirait à lui seul à dissuader d’approcher une seule cigarette. Hors ce n’est absolument pas le cas en général.

              Alors qu’en fait, les cigarettiers maintiennent un front commun visant à empêcher que les utilisateurs de leurs produits soient informés des dangers de soumissions inhérents à la consommation de cette drogue.

              Comme je le disais, même si les dangers sont connus, ils n’ont pas d’impact immédiat, car la contrepartie du tabagisme arrive trop loin dans le futur pour qu’elle ait un impact fort.

              Non, le vrai problème, c’est l’auto-aveuglement des fumeurs. Mais ça, j’ai bien envie de dire que c’est un problème de nature humaine, un problème de faiblesse humaine que l’industrie du tabac sait exploiter à merveille pour des profits fantastiques.

              De là à INTERDIRE le tabagisme... Faut pas déconner.

              Moi, je suis plus pour que ceux qui fument se voient refuser un financement de leur cancer du poumon, du larynx et de l’œsophage par la sécurité sociale une fois que c’est la merde.

              Ne soyons pas idiots : ils veulent qu’on les laisse fumer et se battent violemment pour avoir ce droit de mener leur vie comme ils l’entendent. On ne va pas les sauver malgré eux, ce serait ridicule. Bon par contre, on peut tout-à-fait faire en sorte que ce ne soit pas à la collectivité de financer ce choix de vie tout particulier qui est brandi comme un étendard de son identité, de sa conconvivialité.


              • Christian Labrune Christian Labrune 13 mai 2012 09:14

                "Moi, je suis plus pour que ceux qui fument se voient refuser un financement de leur cancer du poumon, du larynx et de l’œsophage par la sécurité sociale une fois que c’est la merde."

                kiouty
                Excellente suggestion, et pour ceux qui font une bronchite parce qu’ils sont sortis en hiver sans se couvrir suffisamment, ou sont restés à discuter dans un courant d’air, même traitement.
                Même traitement aussi pour ceux qui, descendant trop vite les escaliers, se cassent un ou plusieurs membres.
                Et pour ceux qui ont mal au ventre, ayant trop mangé.
                Pour ceux qui ont des caries dentaires parce qu’ils consomment trop de sucre.
                Pour tous les bricoleurs victimes d’un syndrome de Black et Decker.
                Pour tous les automobilistes accidentés qui n’ont pas eu la sagesse de rester piétons.
                Pour tous les autres enfin parce qu’ils sont encore vivants alors qu’il y a tant de squelettes dans les cimetières, qui donnent l’exemple d’une existence tranquille et d’une santé sans faille.


              • gordon71 gordon71 13 mai 2012 09:27

                Bonjour Labrune


                vous tenez le même raisonnement 

                pour les grossesses non désirées et l’IVG ?

              • Christian Labrune Christian Labrune 13 mai 2012 16:32

                « Vous tenez le même raisonnement pour les grossesses non désirées et l’IVG »

                Gordon71

                Je n’y avais pas pensé, et j’ai dû oublier encore d’autres cas. En fait, si on cherche bien, il n’y a pas d’acte médical nécessaire dont le malade ne porte au moins partiellement la responsabilité : il aurait pu prendre des précautions. Bien sûr que j’appliquerais le même traitement dans ces deux cas.

                Cela dit (vous n’aviez peut-être pas vu mes autres interventions) j’étais dans l’ironie et l’antiphrase. En fait, le suicidaire qui se tire une balle dans la tête et n’en meurt pas est tout à fait responsable de ce qui lui arrive, mais je pense que la sécurité sociale doit quand même prendre en charge son hospitalisation. Un tel point de vue se défend rationnellement et ceux qui prétendent le contraire n’ont pas compris grand chose au principe de la solidarité collective.


              • lulupipistrelle 13 mai 2012 17:43

                Et pour le sida ? ha, ha, ha...

                Quand on pense, qu’il y a eu un tollé, quand on a su qu’Orban et sa clique avait suspendu le remboursement des médocs, pour les diabétiques indisciplinés....

                Au fond, MLP est dans le vrai : la population est prête à accepter qu’on dérembourse un tas de trucs, l’IVG pour commencer.


              • Christian Labrune Christian Labrune 12 mai 2012 23:55

                à l’auteur,

                J’ai failli avaler ma pipe, en lisant votre titre. Ah, quelle horreur, ce puritanisme qui veut éradiquer le vice, promouvoir la vertu, et maintenir l’humanité en bonne santé, comme on prend soin de la santé des cochons qu’on élève en batterie, pour qu’il n’y ait pas trop de pertes, pour que la viande et les rendements soient meilleurs.
                S’il y a une chose qu’il faudrait interdire, c’est bien cela, cette manie de se mêler à tout propos de la vie des autres au lieu de s’occuper de la sienne.
                Savez-vous quelle est la première cause de mortalité dans l’espèce humaine ? Je vais vous faire une réponse imparable : c’est la naissance. Dès que vous êtes né, vous êtes condamné à mourir quelques années plus tard. Très peu d’années plus tard, moins d’une centaine dans la plupart des cas. C’est lamentable, scandaleux. Et pourquoi êtes-vous né ? Parce que dans l’insouciance irresponsable de la jeunesse une jeune idiote et un jeune imbécile se sont empoignés et agités un certain temps avant d’allumer une cigarette. Et ce n’est pas la cigarette finale qui est criminelle : ils auraient très bien pu faire ça tout en fumant, il n’est pas interdit d’additionner les plaisirs. Ce qui est criminel, c’est l’agitation et ses conséquences abdominables : gros ventre, polichinelle dans le tiroir, etc.
                Si vous étiez un peu cohérent, c’est la vie elle-même que vous interdiriez, et dans un premier temps, la fornication. Je vous souhaite bien du plaisir !
                 


                • JPhilippe 14 mai 2012 17:05

                  Je soutiens à 100 % vos commentaires sur cet article.


                • Soi Même 13 mai 2012 02:53

                   Et les doctrinaires doit aussi les interdire ? :>


                  • Soi Même 13 mai 2012 02:54

                     Et les doctrinaires doit aussi les interdire ? ::>


                    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 13 mai 2012 09:10

                      @ tant qu’à fair un prochain article, faites le sur la prohibition et ses méfaits.

                      C’est tellement con la prohibition que même les étasuniens ont su l’arrêter quand ils avaient encore un peu de bon sens dans les années 30.

                      Maintenant, ils sont perdus et sous dictature et surtout la prohibition de la drogue ça rapporte trop d’argent pour que le système puisse s’en passer.

                      Réfléchissez au coût social et sanitaire de la prohibtion et vous découvrirez l’intérêt de la prévention et de l’éducation.

                      Je dis tout ça alors que je suis non fumeur et que j’ai toujours la haine des fumeurs qui non seulement m’ont enfumé pendant des décennies mais que j’ai surtout toujours vu jeter leurs mégots n’importe où en toute inconscience/innocence comme s’ils ne faisaient rien de mal de sorte que de part chez moi, on a des plages qui en certains endroits sont moitié sable, moitié mégots.

                      Un tel mépris pour les autres, cela me donne le vertige.
                      Pour le coup, je trouverais normal qu’il y ait des amendes à 100, 500 ou 1000 euros pour les abandons de mégots dans l’espace public.

                      Pas de prohibition, mais des amendes qui responsabilisent !
                      Et aussi l’obligation d’avoir un permis de fumer (pour une éducation à la santé) et une assurance (pour couvrir les frais de cancer).
                      Comme ça les paquets de cigarettes pourraient rester bon marché et donc pas avec des prix prohibitfs qui amèneraient de la contrebande.

                      Les gens auraient toujours le choix, mais ils assumeraient et on éviterait les effets pervers de la prohibition


                      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 13 mai 2012 09:11

                        @ l’auteur bien sûr...


                      • Christian Labrune Christian Labrune 13 mai 2012 09:33

                        "Je dis tout ça alors que je suis non fumeur et que j’ai toujours la haine des fumeurs« 

                        Luc-Laurent Salvador
                        Dans »1984« , l’excellent roman d’Orwell, est instituée une »journée de la haine« durant laquelle on excite toute la population à détester une sorte d’anti-Big Brother. On pourrait se dire que c’est un roman, une fiction trop imaginative, mais non : on en est enfin arrivé là. Quand j’étais étudiant autour de 68, tout le monde fumait dans les salles de cours, à commencer par le prof, et personne n’y trouvait rien à redire. La peur du fumeur n’existait pas encore. On l’a artificiellement fabriquée et ça marche très bien, vous venez de nous le prouver.
                        Les mégots, ça n’est pas bien gros, et il suffit de deux pluies pour qu’il n’en reste rien, cela se transforme en engrais. Cela n’a rien de comparable aux emballages en plastique et aux canettes de bière que je vois traîner tous les jours sur les bords du canal Saint-Martin, à dix ou quinze mètres, souvent, d’une poubelle où il eût été facile de les déposer. Faut-il »haïr" pour autant les jeunes écervelés qui font cela ou couvrent les murs de ces graffiti qu’on voyait déjà sur des murs de Pompéi dégagés par les archéologues ?
                        C’est vraiment la guerre civile que vous voulez !


                      • foufouille foufouille 13 mai 2012 12:03

                        "Et aussi l’obligation d’avoir un permis de fumer (pour une éducation à la santé) et une assurance (pour couvrir les frais de cancer)."
                        meme chose pour le reste ?
                        la voiture, le travailleur du btp, le jogger en ville, etc


                      • gordon71 gordon71 13 mai 2012 09:37

                        Labrune Luc Laurent 


                        Philip Morris qui n’en demande pas tant 

                        vous remercie chaleureusement et vous envoie gracieusement 

                        une cartouche à distribuer 

                        à vos petits enfants 

                        (pour ceux qui en ont)

                        • Christian Labrune Christian Labrune 13 mai 2012 16:39

                          gordon71

                          Je n’ai ni enfants ni petits-enfants, Dieu merci. Ceux-ci au moins ne se drogueront pas, ne fumeront pas, ne nuiront jamais à leur entourage et ne feront pas souffrir leurs semblables. Mieux encore, ils ne mourront jamais. Je pense que, du plus profond du néant d’où j’ai refusé de les tirer, ils peuvent me remercier. Tout le monde ne peut pas en dire autant mais pour moi, la cohérence est le premier principe.


                        • lulupipistrelle 13 mai 2012 17:48

                          En général, les enfants de fumeurs ne fument pas, du moins autour de moi....

                          Au lieu de dénoncer Philip Morris, pourquoi ne pas militer pour du tabac bio ?

                          Le mien l’est presque : Fleur du pays, brun...


                        • Acid World Acid World 13 mai 2012 10:21

                          Je serais plutôt pour des clopes au tabac bio et sans additifs à la con.


                          Plus encore que le tabac, ce sont les autres ajouts chimiques qui relèvent de l’homicide larvé.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Robert GIL

Robert GIL
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès