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Accueil du site > Tribune Libre > EHPAD privés et publics, même combat : la maltraitance de leurs client(e)s (...)

EHPAD privés et publics, même combat : la maltraitance de leurs client(e)s !

Dans le commerce c’est un cas unique, rarissime, voire exorbitant !

Les clients, au lieu d’être les rois, comme c’est la coutume dans le commerce, sont, dans les EHPAD maltraités, humiliés, injuriés, etc. Et pourtant ils continuent à arriver par milliers dans les EHPAD privés comme publics.

Les faits que j’évoque ci-dessous sont vrais. Nous les avons vécus durant ces dernières années… ces dernières semaines.

Voici comment a été traitée une vieille cliente handicapée.

« Bonne nuit, ma vieille, et ne t’avise pas à faire au lit ! ». Le lendemain matin : « ça sent mauvais chez vous ! Vos parents ne vous ont pas appris la propreté ! Vous pourrez dire ça à votre sœur ! ».

C’était un soir ! Il était 22 h 30, quand la vieille fut reconduite dans sa chambre pour y être couchée tout habillée, après être restée presque 4 heures dans le couloir.

L’EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) en question ?

Pas un établissement privé, comme les deux qui font la Une ces derniers jours !

Non ! Un établissement public, celui de la Croix-Rouge, situé dans une ville huppée dans l’ouest de l’Île-de-France, jouxtant la belle ville de Maisons-Laffitte.

La vieille ?

Une résidente de 94,5 ans, aveugle depuis sa naissance et privée de l’usage de ses membres. Mais, bien qu’handicapée, elle a toujours sa tête en parfait état de fonctionnement. Elle connaît encore toutes ses tables de multiplications et des poèmes par cœur. Elle sait toujours quel jour nous sommes et connaît les principales informations nationales et internationales. Son niveau intellectuel rend sûrement jalouse la quasi-totalité des aides-soignant(e)s de son EHPAD… sûrement très peu diplômé(e)s comme cela arrive souvent dans ses métiers peu attrayants, mal payés et en sous-effectif structurel.

 

La sœur ?

Ma compagne depuis 1973. Médecin généraliste, elle s’est toujours inquiétée pour sa sœur handicapée depuis sa naissance. À la mort de leur mère, elle a pris en charge sa sœur. Il y a 4 ans, nous avons pris la décision, douloureuse, de la placer dans un EHPAD très proche de chez nous, afin de lui rendre visite au moins 3 fois par semaine – promesse toujours tenue.

 

Au courant des maltraitances dans beaucoup d’autres EHPAD, le nom de la Croix-Rouge nous est apparu rassurant. Établissement reconnu d’utilité publique, nous pensions que les valeurs de cette grande institution étaient des valeurs extrêmement humaines, et donc, que la sœur de ma compagne y serait bien traitée. Qu’elle y aurait une fin de vie respectable, tranquille… et digne d’une personne humaine.

Que nenni !

Cet établissement de la Croix-Rouge est comme tous les EHPAD qui font couramment la Une des médias.

Pourtant, les premiers jours furent chaleureux. Nous pensions avoir fait le bon choix ! Elle aussi était contente, heureuse. Mais, la deuxième semaine, ma compagne l’a trouvée totalement affalée dans son fauteuil, tel un légume. Sa langue avait presque doublé de volume. Elle sortait à l’extérieur de sa bouche. Le médecin de l’EHPAD lui avait prescrit des médicaments pour la calmer, ou plutôt l’assommer. Le médicament, c’était un neuroleptique. Le fameux et tant décrié Haldol. Sa molécule, fortement dosée, vous transforme en légume. Mais aussi, faisant grossir la langue, elle coupe l’envie de manger et de boire. Ainsi, au bout de quelques mois, voire de quelques trimestres, la personne « soignée » finit par mourir. C’est ainsi que la presque totalité des résident(e)s en EHPAD meurt dans les 24 mois suivants leur admission (phénomène connu de tous les personnels soignants).

Au courant de cette maltraitance médicamenteuse, ma compagne a fait arrêter ce traitement mortifère.

Alors, n’ayant plus un légume humain à s’occuper, les personnels aides-soignant(e)s sont passés aux maltraitances physiques et psychologiques :

  • Des claques sur la tête, dans le couloir… quand il n’y a pas de témoin,
  • Des toilettes non faites,
  • Des allégations du type : « ne faites pas votre d’aveugle. Moi, vous ne m’aurez pas ! »
  • Etc.

Mais, malgré plusieurs rencontres de ma compagne avec la direction, toujours devant témoins (2 personnels de l’HEPAD), les maltraitances reprennent toujours quelques jours après.

Que faire ?

Faut-il porter plainte pour maltraitance sur personne adulte vulnérable, au risque – hors celui de l’article 434-3 du Code pénal - d’enclencher des représailles encore plus sournoises sur la personne maltraitée ?

Faut-il changer d’HEPAD ? Oui, mais quel HEPAD ? Tous les mêmes !

Faut-il, en désespoir de cause, les autoriser à reprendre le traitement de l’Haldol tueur ? Et ainsi, un peu comme l’esprit de la loi Léonetti le permet, la sœur de ma compagne sera transformée en légume, et, se nourrissant et buvant donc de moins en moins, décédera… en quelques semaines !

Membre récent de l’ADMD (Association pour le Droit de mourir dans la Dignité), je ne serais pas contre, pour autant que l’agonie ne dure pas plus de quelques minutes. Où en suis-je arrivé… pour vouloir stopper ces maltraitances ignominieuses ! Je rappelle, à cet égard, qu’avec la loi Léonetti, l’agonie non douloureuse dure quand même plusieurs jours, grâce à un sédatif lent et non létal. Personne ne trouve à redire à propos de ce type d’euthanasie passive où l’on meurt de faim et de soif sans pouvoir s’exprimer ! Nous considérons, nous à l’ADMD, que cette loi est tout à fait hypocrite !

Que faire, in fine ?

Plus rien… pour ma belle-sœur !

Il y a quelques semaines, une nuit prise de vomissement, l’EHPAD a décidé qu’elle aurait sa 3ème dose Covid… dès le lendemain. Pourquoi une telle précipitation ?

Elle est morte quelques heures après l’injection, à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye.

Aujourd’hui j’écris ce papier, en espérant qu’il soit lu, repris et transmis de nombreuses fois.

Merci d’avance à vous ! Il nous faut protéger celles et ceux qui sont toujours des client(e)s extrêmement vulnérables, dans tous les EHPAD de France et de Navarre.

EHPAD privés comme publics, c’est leur même combat. Gagner de l’argent par la maltraitance physique et psychologique !

 

Crédit photo : Croix-Rouge Wikipédia


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25 réactions à cet article    


  • hans-de-lunéville 17 février 11:02

    Merci mais vous ne pouvez affirmer que « tous les ehpad » sont pareilles, j’en connais au moins une de bien.

    Il y a aussi au Danemark des expériences de maison communautaires intéressants.

    Bon courage


    • Trelawney 17 février 13:59

      @hans-de-lunéville
      On n’habite pas au Danemark. Avant, en France on appelait cela Maison de retraite, puis EPHAD et maintenant mouroir !
      Il y a des exceptions, mais c’est comme les poissons volants, ce n’est pas la majorité de l’espèce. 


    • Mellipheme Mellipheme 17 février 11:05

      Toutes mes condoléances. L’expérience que vous relatez rejoint celle que j’ai eu à connaitre. Rien à ajouter, en tout cas publiquement.


      • Gégène Gégène 17 février 11:48

         « la quasi-totalité des aides-soignant(e)s de son EHPAD… sûrement très peu diplômé(e)s »

        je ne savais pas que le coeur était une question de diplôme smiley, d’autant que les trois fumiers à la tête d’Orpéa sont (étaient), eux, bien diplomés !



        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 12:11

          On fait son lit comme on se couche. Perso, j’ai tout prévu pour ne peser à personne. Maintenant les personnes âgées vu leur nombre grandissant vont « tuer » la jeunesse. Une psy âgée de dire : quand je suis dans un tram et que je vois un jeune alourdi pas ses cahiers, je me lève : place au jeunes....


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 12:21

            En Afrique, pour ne pas mettre en péril la tribu, les personnes dépendantes se retirent dans la forêt. Mais il est vrai que là, les enfants sont mieux soutenus... Enfin de moins en moins....


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 12:24

              J’ai aussi connu le cas d’un jeune au chômage que le Centre d’aide publiqueCPAS en Belgique) a mis à la rue pour prendre une partie de ses allocs et payer le hôme de ses « parents »....


              • zygzornifle zygzornifle 17 février 13:00

                Le seul Ehpad ou il n’y a pas de maltraitance c’est le sénat ....

                On mange bien et a l’œil, il fait chaud, on pique des roupillons sans être dérangé et en plus on vous paye grassement pour cela ....


                • Rincevent Rincevent 17 février 13:19

                  @ l’auteur

                  En temps qu’ancien infirmier, un nom m’a fait sursauter : Haldol. Qu’est-ce que ce vieil antipsychotique vient foutre là ! Elle était atteinte d’une psychose votre belle-sœur ? Non, n’est-ce pas ? Donc, prescription détournée pour utiliser les effets secondaires (indésirables et ils sont nombreux) de cette molécule qui peut ‘’casser’’ tout ce qui ressemblerait, de près ou de loin, à de l’agitation.

                  Il y a déjà bien longtemps que, dans les services de psy un peu évolués, on ne l’utilise plus, trop de risques collatéraux : problèmes cardiaques, difficultés à contrôler les mouvements du corps ou des membres et un effet indésirable grave appelé « syndrome malin des neuroleptiques ». Il peut également entraîner des réactions allergiques sévères et des caillots sanguins.

                  Puisque votre compagne est médecin, comment celui de l’établissement a t-il ‘’justifié’’sa prescription devant elle ? J’ai pu constater, tout au long de ma carrière, une méconnaissance assez inquiétante des médicaments psy de la part des généralistes, (sauf ceux qui avaient eu la ‘’chance’’ de faire un stage en service psy pendant leur formation).


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 16:30

                    @Rincevent Quand j’étais petite, on parlait de cure de sommeil. Je me deamnde pourquoi ces personnes en fin de vie dramatiques ne sont pas mises sous une forte dose de soporifique.... 


                  • Rincevent Rincevent 17 février 20:25

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    En France, il y a maintenant des protocoles pour éviter l’acharnement thérapeutique quand il n’y a plus d’espoir raisonnable. Mais c’est toujours délicat à mettre en œuvre, surtout quand le patient n’avait pas exprimé clairement son désir de partir dignement : https://www.allodocteurs.fr/archives-fin-de-vie-arret-des-soins-et-prise-en-charge-medicale-12589.html

                    La cure de sommeil, c’est tout à fait autre chose : https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1012_cure_sommeil.htm


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 février 10:58

                    @Rincevent En Belgique, une loi vient de sortir. Un médecin qui reçoit une demande d’euthanasie et refuse, est obligé de l’envoyer chez un autre médecin. Le problème : les personnes âgées sont pour la plupart dans le déni...et ont perdu leur libre arbitre.. Je m’attends à des catastrophes. Personnel épuisé, enfants sans argent....Faillite économique de l’ETAT...


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 13:31

                    Je suis passée par là avec mon compagnon en 2019. Cancer du poumon monté au cerveau. Un chaman qui l’avat rencontré s’était relié à lui et sa réponse était claire. il ne le sait pas, mais il est DEJA mort. Finissant sa vie en psychiatrie (ben oui, les métastes qui montent au cerveau vous le bousille). Mais comme il s’agissait d’un hôpital catholique on ne pouvait envisager pour lui ce qui aurait été le mieux : une fin sans souffrance.. on lui a aussi donné de L’hadol. Mon seul contact était le téléphone, m’étant fracturé une côte.. Je lui ai dit : l’haldol, c’est pour les psychotique. M. tu sais bien que je ne suis pas psychotique. Bien sûr lui ai-je dit... Mais c’est le seul moyen de calmer ton angoisse (je ne pouvais dire face à la mort puisqu’il était dans le déni...)... Décédé le jour de la Pentecôte. C’était bien lui... 


                    • Rincevent Rincevent 17 février 13:51

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Là aussi, je ne comprends pas l’utilisation de l’Haldol. Un anxiolytique aurait mieux fait l’affaire et ce n’est pas le choix qui manque, il y en a neuf familles !


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 14:47

                      @Rincevent Avec les métastases, il était tombé dans une phase paranoîaque (style, je ne veux pas voir mon cousin qui avait fait mille km pour le voir, alors qu’il l’adorait, mais qu’est-ce qu’il me veut ??? au secours). Deux mois de torture pour rien. Les hôpitaux n’ont pas de services spécialisés pour les cancers du cerveau


                    • Rincevent Rincevent 18 février 19:57

                      @Jeekes

                      ’’ toutes ces molécules font plus de mal que de bien.’’ Ça, c’est ce qu’on entend communément dès qu’il s’agit de substances psychoactives. C’est comme ‘’ tous pourris’’ pour les politiques, ça évite de réfléchir un peu.

                      Ce dont on parle ici c’est de prescriptions de médicaments qui ne sont pas indiqués pour ces personnes, mais qui, par leurs effets secondaires, vont les rendre ‘’tranquilles’’. Dans ce cas, effectivement, ça va faire au final plus de mal que de bien, mais la molécule n’est pas responsable, c’est le prescripteur...

                      Si j’ai parlé d’anxiolytique, c’était pour répondre à un cas d’angoisse au lieu de donner de l’Aldol avec tous ses risques. (relisez le post de Mélusine de 13h31).

                      Je ne vous souhaite pas d’avoir, un jour, une crise d’angoisse et pas d’anxiolytique disponible rapidement…

                      Quand à votre avis méprisant sur les soignants, que vous dire, sinon d’aller faire un stage dans une maison de retraite, on embauche plus que jamais en ce moment. Vous pourrez y ’’glander’’ avec les autres et vous serez payé en plus ! On se demande vraiment pourquoi ce métier n’attire pas...


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 13:34

                      Ol était le grand ami de la cousine de Françoise Nyssen invitée au gouvernement Macron. Excepté Françoise,... S’il savait comme il est détesté....


                      • Taverne Taverne 17 février 15:23

                        Le candidat Fabien Roussel veut créer un service public du grand âge, excluant toute gestion privée à but lucratif. Un projet qui pourrait se réaliser soit en les nationalisant soit créer une structure administrative gérant tous les EHPAD sous un régime de service public.

                        « Ces deux options seraient difficiles à mettre en œuvre. », dit ce site juridique mais sans justifier sa réponse. Notez qu’il ne dit pas que c’est impossible et que dans l’étude comparative, c’est Roussel qui s’en tire le mieux.

                        Je suis moi-même juriste et je n’apprécie pas les juristes qui démontent une idée sans apporter des motifs solides. On voit que la « loi Taquet » du 7 février sur la protection de l’enfancea créé un GIP (groupement d’intérêt public : article 36) pour que l’Etat contrôle mieux l’exercice de la mission de protection de l’enfance par les départements. Je pose donc la question suivante : pourquoi peut-on créer un GIP pour cette mission et pas pour les personnes âgées ? Je suis certain que ces juristes resteront secs sur cette question légitime.

                        Par ailleurs, cette même loi Taquet a donné la définition légale de la maltraitance (article 23) pour lutter plus efficacement contre ce fléau et surtout le prévenir. Là aussi, ce qui est possible pour les enfants doit pouvoir l’être pour les personnes âgées.

                        Enfin, la loi du 7 février de protection de l’enfance permet le retrait d’agrément notamment pour faits de violence. On pourrait envisager un système, non pas de retrait, mais de mise sous tutelle provisoire ou autre possibilité, en cas de violences avérées dans un EHPAD.

                        Un peu de bon sens et ne nous laissons pas décourager par ce qui est « difficile ». C’est justement au politique d’être audacieux et de rendre possible ce qui est aujourd’hui difficile.


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 15:42

                          Qui ne peux faire le lien entre la série MILLENIUM chez ACTES SUD et les prophéties D’Henry Dunant dont tout la vie tourne autour du nombre 17... Transformation sociale ESAIE, 17...


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 février 15:48

                            Le cinquième empire annoncé par Henry Dunant, apôtre de la paix et prophète du Millénium, prédictions jusqu’en 2900

                            « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d’une extrémité des cieux à l’autre. Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.« 
                            Matthieu, 24/3-42)

                            • zygzornifle zygzornifle 18 février 08:48

                              Pendant les manifs des GJ les champs zé se sont transformés en Ehpad ou les fonctionnaires de l’état se sont transformés en tortionnaires en éborgnant, arrachant des bras et tabassant a tout va .... 


                              • xana 18 février 10:48

                                Bien sûr on ne peut pas généraliser (ni dans un sens, mais ni dans l’autre sens non plus). Il faut bien comprendre que pour la société ces vieux ne sont qu’une charge dont on racle les derniers mois de retraite avant de les « laisser » crever. Qu’on emploie du personnel mal formé ou carrément mal intentionné, si les parents ne soupçonnent rien, cela semble évident du moment que ce personnel ne coûte pas trop cher.

                                Cela est évident. Les Ehpads permettent aux jeunes générations de laisser à d’autres le soin de leurs aînés, et cela représente un immense fleuve d’argent à gagner. Ceux qui gagnent ne sont pas le personnel soignant, mais les actionnaires évidemment. Ceux qui perdent sont les vieux qui n’ont pas prévu un suicide pour quitter la vie avant de devenir impotents, et restent ainsi à la merci d’un personnel débordé et sans motivation altruiste. Pauvres vieux ! Pauvres gens crédules qui se figuraient que leurs enfants les entretiendraient... Pauvres gens qui continuent de croire que le suicide est un acte interdit par Dieu sait quelle religion...


                                • I.A. 18 février 11:17

                                  Merci pour ce témoignage.

                                  Je comprends votre indignation, bien qu’il soit toujours difficile de concilier l’inconciliable.

                                  Je ne sais si on meurt plus dignement chez soi et/ou auprès de sa famille, que dans un Ehpad.
                                  Ni s’il est possible de rester digne lorsqu’on macère dans ses selles au minimum une heure chaque jour.

                                  Qui peut dire s’il est digne de mettre un proche en Ehpad ? De déléguer ainsi à d’autres son attention, ses soins, et finalement son amour ? De déposer son inquiétude et ses préoccupations sur des épaules étrangères ?

                                  Est-ce que tout s’achète, y compris la tendresse, la prévenance, le dévouement ? Si ça a un prix, quel est-il ?

                                  Est-il possible de rester digne lorsqu’on devient incapable de s’habiller, de se laver, de manger ?

                                  Est-il seulement possible de mourir dignement ?


                                  • xana 18 février 11:55

                                    @I.A.
                                    Je suis bien d’accord avec votre réaction.
                                    Si notre société devient inhumaine c’est d’abord parce que NOUS nous comportons de façon inhumaine.
                                    .
                                    Je n’ai pas la réponse pour la plupart de vos questions. La seule chose que je puis dire est qu’en ce qui me concerne j’ai (je crois) résolu MON problème de vieillesse. je ne passerai pas parl la case ehpad.
                                    Dans ce sens la fameuse covidémie m’a aussi ouvert les yeux sur la « solidarité » publique envers ses anciens. Je n’ai pas non plus une confiance aveugle dans mes proches et je compte beaucoup plus sur mes propres moyens pour éviter de me retrouver dans un hôpital ou dans un mouroir.
                                    Tous mes proches savent que je refuserai toute hospitalisation à l’avenir. Et quand je me sentirai devenir dépendant, je sais déjà ce qui me restera à faire. Les miens le savent, mais ils ignorent comment, parce que je me méfie de leur pitié.


                                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 février 10:51

                                    Où trouver l’argent. Là où il se trouve... Boycott général de l’EXPO YSL et Pierre Bergé. Seul droit d’entrée, acheter le livre de leur chauffeur : Fabrice THOMAS et le reveser au EHPAD. Oui, il y a moyen d’agir...

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